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4. Exercice de manège. P^mmo/^ est un saut que l'on fait en tournant sur le cheval de bois, et eu appuyant seulement la main sur le pommeau de la selle. Quelques-uns écrivent paumade, parce que ce tour se fait sur la paume de la main. (Furetièr£.)
SATYRE V. t)l
Et ce qui plus encor' m'empoisonne de rage S Est quand un charlatan relève son langage, Et, de coquin, faisant le prince revestu, Bastit un paranymphe* à sa belle vertu; Et qu'il n'est crocheteur, ny courtaut de boutique, Qui n'estime à vertu l'art où sa main s'applique ; Et qui, paraphrasant sa gloire et son renom.
Entre les vertueux ne veuille avoir du nom.
Voilà comme à présent chacun l'adultérise ^, Et forme une vertu comme il plaist à sa guise. Elle est comme au marché dans les impressions : Et, s 'adjugeant aux taux de nos affections.
Fait que, par le caprice, et non par le mérite, Le blasme et la louange au hazard se débite ; Et peut un jeune sot, suivant ce qu'il conçoit, Ou ce que par ses yeux son esprit en reçoit , Donner son jugement, en dire ce qu'il pense.
Et mettre sans respect nostre honneur en balance. Mais, puisque c'est le temps, mesprisant les rumeurs Du peuple, laissons là le monde en ses humeurs ; Et si selon son goust un chacun en peut dire. Mon goust sera, Bertaut, de n'en faire que rire.
i. Édit. de 1635, la rage ;édit. de 1616, 1617 :
Et qui de plus encor m'empoisonne la rage.
«. Dans la faculté de théologie, et dans celle de médecine, h Paris , avant que de recevoir les licenciés, on faisait autrefois le paranymphôy c'est-à-dire un discours qui contenait Téloge ou le caractère personnel de chaque bachelier.
3. Pour l'altérer y la déguiser^ Vahâlardir. Régnier est le seul à employer ce mot.