Le Mauro, tercet
Che fanno pih quest' animi si ardenti
Qui touchent du penser Testoile poussiniôre*, Morguent la destinée, et gourmandent la mort. Contre qui rien ne dure , et rien n'est assez fort; . Et qui, tout transparents de claire renommée, Dressent cent fois le jour en discours une armée, Donnent quelque bataille; et, tuant un chacun, Font que mourir et vivre à leur dire n'est qu'un, Relevez, emplumez, braves comme sainct George*? Et Dieu sçait cependant s'ils mentent par la gorge ^ : Et, bien que de l'honneur ils facent des leçons , Enfin au fond du sac ce ne sont que chansons.
Mais, mon Dieu ! que ce traistre est d 'une estrange sorte ! Tandis qu'à le blasmer la raison me transporte^,
Di Talorosi e franchi caTalieri , Illnstri, cristallinl, e trasparenti?
Raf gionano di guerra Tolontieri , Ë'i Titer e'I morir fanno tutt' uno , E toccano le stelle co i pensieri.
f. Rabelais, liv. I, chap. un, a parlé de l'étoile poussinière; et, Uy. IV, XLiii : «Deux jours après, arrlTasmesen l'isle de Ruasch, a et TOUS jure par l'estoile poussinière que je trouvay Testât et la « Tie du peuple, estrange plus que ne dis. »
s. On a mis, comme un sainct George, dans l'édition de 164S et suivantes , mais c'est une faute. Rabelais, liv. I, chap. xli, à la fin : M Tous armez à Tadvantage, la lance au poing, montez comme sainct George. »