Dans rédition de 1666 on a mis, aveeques un sambieu
4. Dans la première édition de 1608, on lisait des juys, suivant la prononciation de ce mot au temps de Régnier.
Glorieux de me voir si hautement loué , Je devins aussi fier qu'un chat amadoué; Et sentant au palais mon discours se confondre , D'un ris de sainct Médard * il me fallut respondre. Je poursuis. Mais, amy, laissons-le discourir, Dire cent et cent fois, il en faudroit mourir * ; Sa barbe pinçoter; cageoller la science ; Relever ses cheveux ; dire , en ma conscience ; Faire la belle main; mordre un bout de ses gants ^ : Rire hors de propos; monstrer ses belles dents; Se carrer sur un pied; faire arser-* son espée; Et s'adoucir les yeux ainsi qu'une poupée; Cependant qu'en trois mots je te feray sçavoir Où premier, à mon dam, ce fascheux me peut voir.,
J 'estois chez une dame en qui , si la satyre Permettoit en ces vers que je le peusse dire. Reluit, environné de la divinité.
Un esprit aussi grand que grande est sa beauté.
1 . Grégoire de Tours , chap. xcv de la Gloire des Confesseurs , nous apprend que saint Médard ayant le don d'apaiser la douleur des dents, on le représentait la bouche entr'ouverte, laissant un peu Toir ses dents , pour faire souvenir, quand on y aurait mal , d'avoir recours à lui. Et parce que, entr 'ouvrant ainsi la bouche, il paraissait rire, mais d'un rire qui ne passait pas le bout des dents, de là est venu le proverbe d'un ris de saint Médard , pour signifier un rire forcé.
«. Dans les Mémoires de Sully, part. II, chap. ir, il est parte de « ces cajoleurs de cour, qui semblent n'y être que pour faire « des exclamations et des admirations de tout ce qu'ils voyent et « oyent; réitérer des Jésus Sire! et crier en voix dolente : Il en faut a mourir ! » Voir aussi Rabelais.