‹ ŒuvresChapitre 8 sur 84 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

renseigne que trop, à certains passages de ses œuvres, sur le genre de ses souffrances, qui n'ont rien de celles des saints. Très-jeune encore, et désabusé de l'amour pour n'en pouvoir plus abuser, il se livra à d'autres jouissances. Il avait quitté Royaumont, abbaye de l'évêque de Chartres, Philippe Hurault, où celui-ci lui faisait toujours bon accueil, pour se rendre à Rouen, près d'un empirique nommé Le Sonneur, qui lui promettait la guérison de ses maux anciens, lorsqu'il mourut, s'il faut en croire Tallemant, au sortir d'un repas avec ce charlatan (22 octobre 161 3). Après la chair, la bonne chère , les deux principales manières d'abréger la vie. Aussi l'épitaphe vraie de Régnier, ignorée aujourd'hui, dut-elle se terminer par ces simples mots : Annos vixit XL, qui sont d'un meilleur enseignement que toutes les récriminations et tous les lieux communs sur les suites ordinaires de la débauche dont on a tant surchargé la mémoire de notre poê'te.

Partie de ses restes fut déposée dans l'église de Sainte- Marie de Rouen, tandis que son corps, renfermé dans un cercueil de plomb, fut transporté, suivant ses intentions, à l'abbaye de Royaumont.

Régnier eut un frère et une sœur : Antoine, qui fut l'un des élus de l'élection de Chartres, et Marie, qui épousa un officier de la maison du roi, nommé Abdenago de la Palme. Sa mère, Simonne Desportes, lui survécut et mourut le 20 septembre 1629. Elle fut inhumée dans la même église où avait été baptisé son fils.

L'étude de Régnier, comme poète, prendrait plus de

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