‹ Œuvres médico-philosophiques et pratiques de G. E. Stahl... traduites et commentées (volume 2)Chapitre 29 sur 69 · CCXLVIII · texte numérisé non relu

CCXLVIII

RÉFLEXIONS

du cœur, ainsi qu’il le fait remarquer, n’est point immédiate. Pour Galien , qui accepte cette doctrine , les facultés vitales ( dont l’action se rattache spécialement au système vasculaire et à l’hématose) servent de lien aux facultés naturelles ( celles de la vie nutritive ) et aux facultés animales (de la vie de relation). Ces idées fondamentales du Mosaïsme , de l’Hippocratisme , du Christianisme étendues et perfectionnées dans le sein de notre École depuis son origine, forment une des bases du Stahlianisme. Notre Grimaud a très -bien compris l’importance du Monopsychisme mosaïco-hippocratique de Montpellier et de Stahl :« Ce beau génie (Stahl) avait bien vu , comme Hippocrate et tous les philosophes théistes , que la raison d’individualité d’un être vivant ne pouvait se trouver que dans X unité du principe qui l’anime1 2.... »

Du reste , M. Lordat a cru long-temps , ainsi que Barthez , que la substantialisation de la force vitale est une hypothèse , aussi bien que l’animisme , et qu’il faut s’en tenir à l’unité vitale , comme un fait , sans chercher à l’expliquer. « C’est cette unité et cette harmonie qui ont de tout temps frappé les médecins , et pour l’explication desquelles ils ont souvent admis des causes hijpothétiques , telles que des êtres d’une nature intermédiaire entre l’âme et le corps , ou l’action immédiate , non réfléchie et non sentie, de l’être pensant K »

Nous croyons que le Monopsychisme didynamique de Stahl, auquel on peut ramener aisément le double Dynamisme de M. Lordat, peut servir de base à la théorie médicale la plus satisfaisante , en ajoutant encore quelque chose à la circonspection dont Stahl nous a donné l’exemple , après Hippocrate et les Hippocratistes de Montpellier. M. Lordat, avec les qualités éminentes qui le distinguent, a répandu dans l’anthropologie une foule -de vues lumineuses dont nous devons profiter.

1 Grimaud , Physiol., chap. i , pag. 326.

2 M. Lordat , Conseils sur la manière d’étudier la physiologie , 1813, pag. 121.

ARGUMENT

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