DU BUT FINAL DU CORPS
§ Ier. Ce qui démontre et confirme aussi , non pas tant la nécessité d’un pur et simple mécanisme organique , que celle de la direction des actes corporels vers des fins certaines et
1 Voy. T.V11I, Comment Lll.
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des usages non douteux , c’est surtout la considération du véritable usage et de la fin réelle du corps humain , ainsi que des actions tant vitales qu 'animales. Ce qui le démontre et le confirme encore , c’est , au point de vue des actions qui s’exécutent dans notre corps, leur libre harmonie avec ces destinations mêmes et ce but final dont nous parlons ici.
Contradictoirement, en effet, il n’existe absolument aucune connexion ni aucune espèce de rapport d’une telle énergie purement mécanique, au moyen de laquelle le corps devrait , ainsi naturellement , subsister d’une manière purement mécanique, sans aucune fin et sans but réel.
§ II. Quelle est la chose qui vit en nous? Comment et pourquoi surtout vit-elle? Telles sont les trois questions que nous allons traiter séparément pour en rendre la conception plus facile. Mais comme il serait trop long et trop vague ( à cause de la variété d’un très - grand nombre d’actes simultanés et du deuxième ordre ) de considérer comment et par quelle raison instrumentale la vie est et se maintient en vigueur, nous préférons suivre la méthode accoutumée des philosophes ; et comme cette méthode reconnaît tout d’abord un rapport de finalité à chaque cause , — c’est-à-dire ce qui pousse , amène à entreprendre l'acte efficient — , nous devons, par conséquent, considérer ici quelle est la fin évidente et réelle du corps , et quelle est sa véritable destination.
§ III. Ce qui mérite avant tout de fixer sérieusement notre attention , c’est que /’ame humaine ne peut naturellement et absolument rien sans le corps, à l’égard de ces choses qui, dans ce monde, appartiennent directement à T initiative de son acte principal 1 .
1 Que le lecteur fasse attention qu’ici Stahl parle de l’âme tant en exercice des fonctions animales qu’en fonction de puissance vitale , et qu’il ne la considère nullement au point de vue de son intellect pur ; il veut dire
L’âme ne peut , en effet , avoir aucun sentiment d’une chose , et par conséquent aucune pensée ou connaissance à l’égard d’un objet sensible présent, sans l’intermédiaire des organes sensoriaux; elle ne peut non plus effectuer un acte , ou exécuter sa volonté, sans l’aide des organes corporels.
§ IV. En outre , l’âme ne peut en aucune manière se passer absolument de ces mêmes organes ; mais au contraire elle en réclame le secours durant un long espace de temps , attendu que , par elle-même , en ce qui la concerne , l’âme ne peut rien effectuer, rien contracter en habitude , sans se livrer à des actes successifs, qui sont même quelquefois d’une certaine lenteur, et que , d’après sa propre nature , elle exige un espace de temps proportionné à l’accomplissement de l’acte.
A cette considération il convient d’en ajouter une autre non moins vraisemblable , savoir : que l’âme humaine n’a pas été destinée simplement et absolument à manifester son énergie une seule fois, par hasard ou pendant un court espace de temps, mais bien au contraire kï exercer pendant un assez long temps, et à déployer sa puissante faculté d q penser et de raisonner. Voilà pourquoi , sous ce rapport même, l’âme doit avoir plus long-temps à sa disposition les organes corporels.
§V. Puisqu’il est de toute nécessité que non-seulement le corps existe, mais encore qu’il subsiste avec toutes ces conditions et tous ces rapports , il s’ensuit qu’il a une fin excellente et d'absolue nécessité, fin pour laquelle il doit exister.
En outre , comme le corps entier dans l’ensemble de sa constitution est tout particulièrement occupé et utilement
que l’âme ne peut rien percevoir au-dehors sans le secours des sens : en un mot, Stahl soutient , avec raison , que l’âme pensante , dans son commerce avec le monde extérieur, ne peut rien sans un e perception préalable à l’aide des sens.
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employé à la production de ces deux effets, savoir : 1° sa propre conservation par les actions vitales ; 2° son intervention dans les sensations, les mouvements locaux, et la pensée elle-même 1 , il me semble dès-lors très-évident que c’est là proprement la fin pour laquelle le corps a été ainsi organisé et construit.
§ VI. De sorte que cette opinion , que le corps n’existe absolument que pour lui-même, doit être nécessairement regardée comme absurde et insoutenable ; car, d’après cette hypothèse , le corps n’aurait aucune utilité , puisqu’il a été réellement fait , au contraire , et fabriqué pour l’incessant et le véritable service de l'âme. Cela est si vrai, que bien loin d’être son propre maître , le corps est évidemment sous la dépendance d’un autre principe, d’une autre force que lui-même, je veux dire de l'âme, et se trouve subordonné à l’acte de l'intelligence, de la pensée et de la volonté: et cela, d’ailleurs, durant long-temps. Il serait, en effet, impossible de trouver un motif et une raison plausibles de la durée du corps et de son mode d'existence , si ce n’était pour une tout autre fin que celle supposée cidessus , attendu que l’on est forcé d’avouer qu’il n’en possède aucune en lui-même.
§ VII. Or, comme il est déjà suffisamment démontré que le corps existe de toute nécessité pour l’âme , nous pouvons encore fournir une autre preuve non moins capable de confirmer aussi, à priori, ce même fait, savoir: que ce qui conserve le corps dans son intégrité , ce qui favorise et accomplit en lui l’exercice de l’âme,... est une chose réelle, bien différente du corps par son essence et toute
1 Quand Stahl dit que le corps est utilement employé par i’àme à la pensée elle-même , il ne veut pas dire que l’âme pense à l’aide des organes corporels , mais seulement que l’âme ne saurait se faire une idée des objets extérieurs sans le secours et l’intervention de ces mêmes organes.
sa nature, mais ayant un double rapport, une double parenté avec l’essence et le caractère absolu et bien naturel de l’âme 1 . D’une part , en effet , cette chose , cette force est immatérielle comme l’âme elle-même ; et , d’autre part aussi , elle exerce comme (âme, dans le corps et sur le corps, une puissance et une activité on ne peut plus réelles et positives 2.
Outre cela , il est bien évident que ce quelque chose de puissant et d’actif sert effectivement l’âme , non-seulement dans ses nécessités, pendant l’existence et toute la durée du corps , mais encore et surtout la seconde et lui obéit dans l’exercice de ses actes, et même dans ses intentions pures , simples et directes.
Cela est si vrai que , dans les actes les plus nobles , les plus éminents et de la plus grande activité de ce genre , l’âme exerce évidemment un pouvoir absolu sur ce principe en question; à tel point que c’est toujours elle qui, en pareil cas , gouverne, dirige, accroît et diminue d’une manière absolue l’action de ce principe, qu’elle meut et maîtrise selon son libre arbitre 3 .
Qui plus est, enfin, ce principe est si naturellement et si nécessairement propre aux actes immédiats de lame , que tout ce que celle-ci a d’essentiel et de propre à exécuter
1 « Nimirùm illud , quod et totum corpus conservât et animæ usus in » corpore prœstat et absolvit , est res , à corporis ipsius essentiâ et universâ » indole quidern aliéna. Intérim, animæ essentiæ atque indoli absolutœ et » plané geminœ gemina; nempè in se quidern incorporea , ut ipsa etiam # anima » , etc.
2 La pensée de Stahl est ici on ne peut plus claire et dépouillée de prévention , etc. Barthez n’a jamais parlé autrement. Hippocrate , Platon , Aristote , toute l’École stoïcienne et toutes les Écoles médicales vitalistes modernes ne sauraient s’exprimer d’une autre manière.
3 Cette assertion de Stahl est encore admissible et vraie, surtout pour ce qui regarde les actes volontaires et même bien d’autres actes appelés demi-volontaires, demi -vitaux, c’est-à-dire qui peuvent s’exécuter et s’exécutent habituellement sans la volonté consciente et libre de l’âme pensante, mais qui peuvent aussi avoir lieu par la volonté conscientieuse , réfléchie et directe de l’âme. Qu’on suive avec attention la progression.
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et à perfectionner, elle l’accomplit par cet intermédiaire , je veux dire au moyen de cette -puissance même , comme avec son véritable instrument.
L’âme ne se sert pas seulement de cette puissance comme de son propre instrument, mais elle s’en sert comme de son principe actif générique , de son intermédiaire direct , plutôt que comme d’un simple principe purement instrumental 1 .
§ VIII. Ce principe n’est autre en lui-même que le mouvement; car c’est par le mouvement seul que l’âme accomplit ses actes.
On sait , en effet , que la raison ne se manifeste que par une suite de comparaisons, par une transition, par un passage, une promenade 2 perpétuelle d'une chose à une autre, et par un exercice discursif parmi plusieurs objets, c’est-à-dire par un véritable mouvement continuel.
Mais , d’un autre côté , la conservation entière du corps , son usage sensorial et locomoteur sont mis en plein exercice, non-seulement d’une manière générale par des mouvements, mais même très-spécialement par des mouvements proportionnés et analogues tant à l’exigence des diverses fins qu’aux destinations de l'âme.
Or, cette convenance , cette harmonie d’une essence toute immatérielle et d’une réelle activité dans le corps et sur le corps , convient également à la raison et au mouvement.
Rien ne sied mieux , en effet , à la saine et pure raison, c’est-à-dire à l’âme raisonnable , que ce mouvement regardé comme le vrai et immédiat instrument, propre à produire ses actes et ses effets immédiats , et comme utile à la conservation du corps , au point de vue de ses propres effets immédiats.
1 Voy. T. VIII, Gomment. LUI.
2 Allusion à l’expression d’Aristote , etc.
De semblables effets ne sauraient être , du reste , assignés à une plus vraie et plus digne cause que l’âme.
En examinant d’ailleurs franchement et convenablement le fait en lui-même , nous voyons que toutes les actions qui se passent dans le corps , et qui regardent tant sa structure que la conservation de sa mixtion, sont entreprises par l’âme elle-même, pour son avantage et sa propre fin, avec cette justesse de proportion et de raison qui convient à cet usage et à cette fin : au reste , ces actions sont ingénieusement et convenablement dirigées et accomplies par l’âme au moyen de cet acte , c’est-à-dire au moyen du mouvement, immatériel en lui-même , attendu qu’il est d’une nature tout-à-fait semblable à celle de l’âme.
Ce mouvement, en effet, est non-seulement incorporel, mais il est encore dirigé avec un discernement et une régularité qui conviennent tant à la nature des sujets matériels , qu’aux plus simples et aux plus directes intentions générales de l’âme , ainsi qu’on l’observe dans toutes les autres affections de l’âme , et plus spécialement dans la nausée.
§ IX. J’ose penser qu’après de pareilles considérations, on ne doit plus douter que , considéré au point de vue de sa propre conservation et de sa durée, ainsi que de sa structure spèciale, et surtout de ses propres mouvements manifestes et dirigés vers des fins éminemment nécessaires , le corps humain en entier n’ait reçu une destination réelle pour les usages d’un autre que lui,... de telle sorte qu’on ne peut affirmer, soit qu’il existe pour lui-même ou qu’il ait une subsistance propre et durable , soit aussi qu’il ait été organisé ainsi pour lui-même , ou qu’il soit enfin soumis à de tels mouvements pour son avantage exclusif.
Je puis donc évidemment conclure ici , que c’est l’âme elle-même qui dispose habituellement le corps pour son propre usage , et qui le rend apte à un service auquel seul
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le corps est astreint , et qu’enfin c’est l’âme qui dirige, excite et meut directement et immédiatement ce même corps, sans l’intervention ni le concours d’un autre agent » .
§ X. Les fictions des anciens à ce sujet , et les capricieuses inventions des modernes , viennent perpétuellement compliquer la question présente, en admettant gratuitement la prétendue existence de certains autres agents ou actions, qui , en dehors de l’âme raisonnable , meuvent et régissent le corps sans son intervention , sous le seul et unique prétexte que lame, substance immatérielle, se trouve impropre à un tel acte.
Mais on peut , à cet égard , soulever cette insurmontable difficulté : Comment l’âme peut -elle conspirer et coopérer avec ces agents supposés intermédiaires ? De cette opinion il résulte en effet cet éternel et insoluble dilemme , capable d’épouvanter nos jeunes rhéteurs : — « Ou ces autres agents » moteurs sont immatériels, et dès-lors ils n’ont aucun pou- » voir sur le corps ; ou bien ces mêmes agents sont maté- » riels, et dès-lors l’âme immatérielle ne peut rien sur eux, «et, par leur intermédiaire, elle ne peut exercer aucun » empire sur le corps; elle ne saurait même en obtenir » aucun service 2 . »
§ XI. Mais n’est-ce point là une chose absurde et indigne d’un homme d’esprit , que cette distinction entre une matière grossière et une autre matière plus subtile, accordant à celte dernière une justesse , une convenance, un rapport plus intime et plus direct avec une substance immatérielle ?
1 La conséquence est assez juste et plausible. Stahl aurait pu à ce sujet donner d’autres preuves; mais la physiologie expérimentale n’était point assez avancée de son temps. Nous nous proposons nous-même de développer ces démonstrations et de les rendre inattaquables; nous en puiserons les preuves les plus irréfragables dans les expériences si intéressantes de MM. Magendie, Saint-Hilaire, Claude Bernard , Longet, etc. — Voy. T. VIII, Comment. L1V.
2 Voy. T. VIII, Comment. LV.
Un pareil système suppose encore dans ces agents nonseulement une nouvelle puissance intelligente qui les rend capables d’agir, en tout et en tout point, sciemment et convenablement ; mais il y suppose encore , à bien juger la chose , une intelligence bien supérieure à celle de Yâme raisonnable elle-même.
D’après une pareille hypothèse , en effet , ces agents sauraient d’une manière précise ce qu’ils doivent faire , et auraient une pleine connaissance du mode, du temps et de la mesure de leurs actions. De plus , ils comprendraient toutes les fantaisies de l’âme ; ils saisiraient les pins subtils modules des proportions même les plus spéciales que Yâme désire , et seraient censés les exécuter précisément comme l’âme les conçoit, les pense et les veut; tandis, au contraire , que Yâme raisonnable , plus directement intelligente et pensante, ne pourrait à son tour rien connaître ni rien percevoir à l’égard de ces actions, de ces raisons, de ces proportions, de ces rapports dont ces prétendus agents sont supposés s’occuper * .
Cependant, ce qu’il y a de certain et de bien positif, c’est que l’àme a le droit d’employer à son service toutes ces choses ; et , pour peu qu’on y réfléchisse , ce qu’il y a de bien évident , c’est que toutes ces choses , je veux dire le corps en entier, avec tous ses agents, toutes ses actions, ses proportions et ses puissances , n’ont été expressément faits que pour le service de l'âme elle-même , qu’ils ne se conservent et ne sont constamment administrés que pour ces mêmes usages et fins.
§ XII. Les interprétations des modernes, à cet égard, ne sont pas plus près de la vérité quand elles supposent que les mouvements qui s’opèrent dans le corps pour le service de l'âme ne sont point effectués et dirigés par quelque agent
1 Voy. T. VIII, Comment. LVI.
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ou moteur réel, mais qu’ils ont lieu et s’exécutent dans le corps d’une manière abstraite , et qu’ils possèdent en eux une harmonie de rapports concréée et immuable , à moins toutefois qu’ils ne soient troublés par le concours de certains autres mouvements naturels de choses purement corporelles.
Or, d’après cette hypothèse des modernes , les choses ne se passent ainsi dans le corps vivant que par une détermination et assignation expresse de la volonté absolue de Dieu.
Cependant , comme on n’aperçoit ici aucune connexion avec les caprices de 1 ’âme raisonnable , pour lesquels les mouvements du corps non -seulement paraissent parfaitement disposés , mais encore et surtout semblent avoir été faits et destinés , dans l’acte sensitif et locomoteur ; de même , dans les actes de l’ordre vital ( dans lesquels l’âme est censée ne pouvoir s’opposer en rien à ces mouvements absolus), une expérience bien manifeste nous prouve au contraire qu’il se passe dans le corps déjà consistant quelque chose de bien différent, provenant tant des affections de l’âme que des impressions naturelles sur un corps en voie de formation, et même sur un corps déjà parfaitement formé, mais pouvant subir une transformation quelconque.
§ XIII . Comme ce n’est point ici le lieu de nous occuper de ces inextricables complications, nous devons passer rapidement sur bien d’autres assertions particulières trèsobscures et toutes issues de ces mêmes idées générales qui , sous le nom commun ^esprits , mettent en scène ces sortes d’agents auxquels on a recours pour expliquer tous les phénomènes vitaux.
Il suffira donc , pour se faire une idée exacte et précise de ces choses, d’exposer simplement et en peu de mots les jugements divers des auteurs qui traitent de ces matières,
VRAIE THÉORIE MÉDICALE. bb
et de dire rapidement en quoi consiste la différence de leurs assertions.
§ XIV. Une ancienne opinion , celle qui donne au corps humain, outre Y âme raisonnable, d’autres agents différents, a imaginé l’existence d’autres âmes , assignant à chacune d’elles des fonctions respectives , savoir : lame végétative et l’dme sensitive. La première préside à la nutrition et à la vie ; la seconde exerce sa puissance sur les sens et sur le mouvement local 1 .
De ces trois âmes des anciens , celle qui est strictement appelée âme humaine, possède seule, selon eux, Y intellect comme apanage exclusif.
Ces philosophes accordent en même temps à Yàme végétative et à Y âme sensitive la faculté d’une connaissance certaine (ymmv); faculté à l’aide de laquelle ces âmes peuvent administrer leurs affaires privées, avec une justesse, un ordre et une proportion vraiment remarquables.
§ XV. D’autres philosophes , selon toute apparence plus anciens que les premiers , s’appuyant sur cet adage : Qui peut le plus peut le moins , ont pensé que c’est uniquement dans le domaine de l’dme humaine, appelée raisonnable à cause de la spécifique et noble énergie qui la distingue , qu’on peut , à côté de sa puissance si noble et d’un ordre supérieur (l’entendement), placer d’autres facultés moins nobles et d’un ordre inférieur (la vie et la sensibilité).
Cependant cette antique propension à multiplier témérairement les abstractions dans les idées jetait de l’obscurité sur cette opinion , d’ailleurs assez plausible , par l’admission et l’interprétation inopportune des facultés diverses de l’âme , qu’ils regardaient comme tout autant de