ARTICLE VI
De la sécrétion du sperme.
§ Ier. Il nous reste encore à parler de la sécrétion du sperme et du lait ; mais nous ne pouvons dire que fort peu de chose en ce qui concerne la raison instrumentale de ces deux fonctions. En effet , quoique nous ne devions témoigner aucun dédain pour les observations anatomiques des modernes sur la structure des testicules, qu’ils regardent
1 Ce passage démontre que Stahl, clinicien avant tout, tire des conséquences pratiques de l’observation la plus légère. La physiologie pour Stahl ne consiste pas dans l’étude des phénomènes hygides observés sur l’homme ou les animaux , non ; toujours les faits morbides placés en regard de ceux qui se passent en état de santé deviennent pour lui une source féconde et inépuisable d’indications pathologiques et thérapeutiques. C’est dans ce sens que nous avons déjà avancé que Stahl est le fondateur de l’analyse clinique ; car, avant lui, on ne trouve chez aucun auteur des traces d’énumération de phénomènes pathologiques devant servir de jalon, de guide pour fonder un diagnostic certain. Comme on le voit ici, Stahl distingue 1 ’hypéresthésie de la douleur, la sensibilité vitale de la sensibilité physique et inflammatoire. Nos pathologistes et nos physiologistes modernes surtout devraient bien réfléchir sur cette impulsion donnée à la science il y a déjà 150 ans.
comme une agglomération de petits filaments , creux sans doute, se repliant sur eux-mêmes par mille tours et détours ; nous dirons cependant que nous ne voyons aucune connexité , aucun trait d’analogie , aucun rapport réel entre cette liqueur et ce mode de sécrétion, d’élaboration ou de modification, quel qu’il soit. La difficulté ne fait qu’augmenter, attendu que l’on ne peut avoir aucune notion précise sur la consistance naturelle et propre du sperme, et que l’on n’aperçoit aucun rapport réciproque , ni aucune espèce d’analogie entre cette liqueur et l’organe destiné à le sécréter1.
§ II. C’est pourquoi tout ce que nous avons à faire à l’égard de cette sécrétion , c’est d’en retracer l’ historique, en commençant par signaler d’abord X époque de sa première apparition. C’est à l’âge de la puberté que les testicules , demeurés jusque-là en quelque sorte inutiles , fournissent ordinairement , d’après l’observation des faits , la liqueur spermatique , et que , une fois pour toutes , les voies sont ouvertes à cette sécrétion. Ce phénomène remarquable se manifeste vers la fin du second septénaire, ainsi que nous l’avons indiqué ci-dessus, à 1 ’âge de i 4 ans environ.
C’est à cette même époque que , par une sorte de coïncidence avec l’apparition du sperme , l’on voit survenir un développement remarquable , tant dans toutes les parties du corps que dans les systèmes glandulaire et pulmonaire.
Il survient surtout à celte époque de la vie deux changements notables, savoir : chez le garçon, dans la voix, devenant plus pleine et plus forte, de criarde et aiguë qu’elle était; chez la jeune fille (qui a usé pour la première fois du coït avec un grand ébranlement des parties et des
Voy. T. VIII. Comment. LXI1.
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humeurs génitales), dans un certain gonflement particulier du cou ; ce qui avait fait dire jadis au poète :
«... queat hesternum collum circumdare filo. »
Ah ! que le fil d’hier puisse entourer ton cou !...
La tradition n’en dit pas davantage.
§ III. De la même manière que la liqueur séminale de l’homme diffère essentiellement des humeurs génitales de la femme simplement destinées à lubrifier les organes génitaux externes et appropriées à l’acte extérieur de la génération , puisque se présentant seulement à la vulve , c’est-à-dire à l’entrée des organes sexuels ou dans V intérieur du vagin, cette humeur paraît plutôt être naturellement utile à la cohabitation qu’aux effets ultérieurs de l’acte copulateur; de même et pareillement il se présente chez les mâles, surtout dans l’espèce bestiale, une circonstance particulière qui mérite à tous égards une mention spéciale , ne serait -ce que pour servir à la vérité historique du phénomène en question.
§ IV. D’après une vieille tradition, dont nous ne connaissons point la véritable origine , la femme aurait un tempérament plus froid et plus lymphatique que l’homme. Ce qu’il y a de bien réel en cela et ce qu’atteste d’ailleurs l’expérience , c’est que les humeurs de la femme et la consistance universelle de sa texture sont d’une crâse naturellement plus aqueuse que chez l’homme , dont la contexture organique est plus visqueuse ( magis ykiaypoy ) et d’une consistance un peu plus épaisse , plus compacte et de nature sub -mucido- gélatineuse , c’est-à-dire d’un aspect sousmuqueux et gélatineux.
Ce fait est évident et tombe clairement sous les yeux par une double raison expérimentale.
Ce qu’il y a de bien réel , d’abord , c’est que les viandes
des animaux mâles sont visiblement plus rouges que celles des femelles , et qu’elles sont, tant à l'œil qu’à la main, plus vermeilles et plus lubrifiées. C’est ce dont on peut s’assurer du reste et d’une manière incontestable par le simple examen , soit des viandes des taureaux entiers que l’on conserve pour la reproduction des troupeaux , soit de celle des boucs et des chevreaux appartenant à la race oville, soit même de celle de nos coqs domestiques. C’est principalement à l’aide du goût qu’on peut découvrir dans ces viandes cette viscosité {ilia ykurxjpôr/is) si fortement prononcée.
En effet , de même que les chairs des taureaux entiers ( Bullochsen fleisch ), des boucs et des chevreaux, ne sont recherchées par personne , même par le menu -peuple , à cause d’une certaine viscosité qui paraît déplaire au goût , et qu’on éprouve même , en général , de la répugnance pour les coqs de basse-cour ; de même aussi , le contraire a lieu pour les viandes des femelles ; à tel point que si la viande de vache est en mauvaise réputation , c’est parce qu’elle se dessèche trop en perdant son aquosité : « Es schrumpfe ganz » zusammen , laufe ganz ein » , et qu’elle ne laisse au goût qu’une insipidité coriace et sans suc ; ce qui fait ainsi éclater d’indignation les Allemands : « Essey altes zâhes kuhe- fleisch, » dus weder kraft noch saft innen, seye nicht anders, als » wann man sdgespâne im munde halte. — C’est de la chair » dure d’une vieille vache qui n’a ni force ni suc , de sorte » que l’on croirait n’avoir dans la bouche que des tranches » de bois scié. »
§ V. Bien que l’on ne puisse pas nier que cette différence dans la consistance de la texture et dans la crâse des humeurs existe réellement dès les premières époques de la. vie , suivant que l’individu est mâle ou femelle ( ainsi qu’on peut facilement s’en assurer en appréciant avec
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une sérieuse attention la différence de saveur plus ou moins visqueuse de la viande du veau , suivant son sexe ; il est incontestable néanmoins que l’apparition du sperme et le changement matériel survenu à cette occasion dans tout le corps, peuvent avoir une influence notable sur cette différence organique indiquée ci-dessus. Ce qui en est une preuve irrécusable , c’est , d’après toutes ces circonstances , la différence réelle qu’il y a entre les mâles entiers et ceux qui ont subi la castration.... Qui pourrait jamais confondre en effet , au simple aspect , un taureau avec un bœuf châtré et un bélier avec un mouton ?
Mais, outre ces faits, il existe encore des différences bien remarquables d 'odeur et de forme entre ces animaux mâles ou femelles. D’une part, en effet, pour ce qui est de l’odeur, il est généralement reconnu que les boucs exhalent une odeur puante très -forte, et que les béliers en exhalent une semblable , à un degré moindre cependant , mais qu’on chercherait en vain dans la chèvre, la brebis, et même dans le mouton. Pour ce qui est de la forme extérieure de la structure universelle du corps , il est constaté qu’il y a une grande distinction à établir entre les formes et l’allure des bœufs châtrés et celles des taureaux entiers , aussi bien qu’entre le chapon et le coq ; attendu que les bœufs et les chapons acquièrent des formes plus gracieuses et plus délicates , ainsi qu’un développement et un embonpoint beaucoup plus grand.
Quant à ce qui concerne la race humaine , l’Italie nous fournit des exemples assez nombreux , qui prouvent que les sujets qui ont subi la castration , dès leur bas -âge , n’éprouvent pas cette mutation indiquée plus haut dans le timbre de la voix et n’ont jamais de barbe » . Les cheveux deviennent chez eux aussi longs que chez la femme ; et , ainsi
Voy. T. VIII , Comment. LXI1I.
qu’Hippocrate l’a fait observer lui - même , les eunuques ne sont pas sujets à la calvitie.
§ VI. Une chose bien digne de remarque , au point de vue d’une disposition naturelle particulière à la sécrétion séminale , c’est que, quoique la sécrétion du sperme s’élabore continuellement , son excrétion peut bien cependant ne pas avoir lieu et souffrir un certain retard. Un fait non moins important , c’est de considérer comment il se fait que , dans ce genre de sécrétion seulement , les choses se passent ainsi, contrairement à ce qu’on observe dans toute autre fonction de ce genre.
Qui croirait, en effet, que le sperme , une fois sécrété dans les testicules , y séjourne et y est même retenu , souvent pendant un très -long espace de temps? Comment donc et de quelle manière rentre-t-il, par résorption, dans la masse universelle des humeurs ? Comment y épuise-t-il insensiblement sa vertu , et comment , par sa propre dissolution, vient-il augmenter la quantité de sérum ? Voilà bien de quoi méditer profondément , alors surtout que , comme nous l’avons déjà fait observer, ce phénomène est le seul en son genre qui se passe ainsi dans l’économie vitale du corps humain.
§ VII. Il arrive néanmoins , rarement à la vérité, que la rétention trop prolongée du sperme occasionne de fâcheux résultats , soit dans les mouvements vitaux , soit même dans 1 ’ imagination , et peut être suivie de convulsions et de délire.
Mais ce sont là heureusement des phénomènes extrêmement rares et qu’on n’observe presque jamais , à moins qu’une commotion spèciale , un ébranlement particulier ne provoquent une très-grande surexcitation à une prochaine excrétion , soit que l’impression ait été primitivement charnelle
ou corporelle , soit qu’elle ait eu pour point de départ une intention réelle, un désir ardent de coït, provoqué par des idées lascives et voluptueuses 1 .
§ VIII. On constate cependant quelquefois que , dans l’état normal , c’est-à-dire dans une disposition assez conforme à la nature , des hommes sains d’ailleurs et jouissant pleinement de la vie et du repos , mais entretenant complaisamment leur- esprit dans des pensées érotiques et libidineuses, ont des éjaculations spontanées et des pollutions nocturnes, alors que, pendant le sommeil, leur imagination se livre à des rêves lascifs et à des désirs amoureux.
Un exercice pénible du corps peut , il est vrai , modifier grandement ces sortes d’éjaculations chez les personnes oisives ; mais il peut aussi arriver que de telles fatigues corporelles ne changent en rien cette espèce de disposition chez les hommes naturellement vifs et actifs ; il arrive même que , chez ces individus , l’agitation du sang devient une nouvelle cause excitation des organes génitaux.
Nous n’insisterons pas plus long-temps sur une matière sur laquelle nous devons revenir plus tard , d’une manière plus spéciale , quand nous traiterons de la génération.
§ IX. Ainsi que nous l’avons déjà dit , il serait absurde, ridicule et même impossible d’émettre quelque chose de satisfaisant touchant l’essence de la liqueur séminale. C’est pourquoi l’on doit regarder comme non avenu tout ce qu’ont imaginé les anciens à cet égard 2 . Leur opinion , en effet , était que la semence dérive de chacune des parties de tout le corps , c’est-à-dire que chacune de ces parties contribue à fournir sa part de liqueur spermatique. Nous savons, au contraire , ainsi que nous l’enseigne l’expérience de chaque
< Voy. T. VIII, Commentaire LXIV.
2 Voy. T. VIII, Comment. LXV.
jour, que des individus mutilés ont engendré des enfants qui avaient tous leurs membres ; tandis que , par l’effet de la seule imagination maternelle , il peut se faire néanmoins que le fœtus soit privé d’un ou de plusieurs de ses membres , ou bien que des parties déjà formées soient détruites en entier, remplacées par de nouvelles , soit même par des parties ayant des formes étrangères au corps humain.
Et cependant , selon l’hypothèse des anciens , il serait bien plus aisé et moins pénible , dans le premier cas , de réduire simplement à néant ou du moins de dissoudre complètement la liqueur prolifique , alors qu’elle n’est encore que dans un état rudimentaire, que lorsqu’elle a acquis déjà un certain développement ; cela serait encore bien plus facile que d’engendrer de nouveaux éléments séminaux propres à la structure de l’organe nouveau.
§ X. Nous pourrions citer encore à cet égard les sentiments divers émis par quelques auteurs modernes , dont les principaux sont Leeuwenhœck , Malpighi et Sturm 1 .
Le premier2 attribue à la semence spermatique du mâle non-seulement une abondance de matière plastique devant constituer le futur fœtus , mais même et surtout accessible aux sens , une sorte de me actuelle , de mouvement et d’action à ce germe rudimentaire ; et cela avec une telle prodigalité de la nature , que dans un seul jet de sperme on doit penser, selon lui, qu’il existe une grande quantité de globules séminaux3 d’une forme unique de corps.
1 Voy. T. VIII, Commentaire LXV1; travaux des modernes à ce sujet.
2 Leeuwenhœck (Antoine) était un célèbre naturaliste, né à Delft en 1602. H inventa des microscopes d’une délicatesse admirable, qui lui servirent pour faire des expériences parfois suspectes. Le principal ouvrage qu’il ait produit est intitulé : Arcana naturœ détecta. Delft, 1695, in-i°; Leyde, 1719-1722. Leeuwenhœck dut lui-même cette découverte â un étudiant en médecine hollandais nommé Hans qui observa le premier ce phénomène.
* Animalcules spermatiques ou spermatozoïdes de Prévost, Dumas, Wagner, Bischoff, Barry, etc.
Leeuwenhœck va jusqu’à prétendre qu’il avait aperçu luimême dans une seule goutte , et même dans une petite portion de cette goutte , plusieurs de ces animalcules ou globules spermatiques. Un peu plus tard vint Delempace», qui, se flattant d’y voir plus clair que Leeuwenhœck, eut l’effronterie d’assurer qu’il avait aperçu dans le tourbillon de ces corpuscules vermiculaires , — animalcules spermatiques , — • le corps humain entièrement formé. Tout le monde connaît la description qu’il en a faite.
§ XI. Malpighi2, au contraire , affirme que ces premiers éléments matériels du corps humain , qui , se développant d’une manière progressive et sensible , finissent par former toute la texture du corps , sont adhérents à l’organe spermatique de la femme ; de sorte qu’il assure qu’on trouve , par exemple, dans les œufs des ovipares , ce corps rudimentaire sous la forme d’un filament primitif, à la conception et à l’éclosion duquel le mâle ne participe en rien.
§ XII. Il convient surtout de porter une sérieuse attention à la troisième de ces opinions , émise par Sturm 3 à ce sujet. Cet ingénieux auteur prétend que dans toute l’étendue de l’atmosphère sont répandues des quantités innombrables de petits corpuscules vivants et entièrement formés de toutes
1 Delempace fut de ces hommes systématiques assez peu consciencieux pour sacrifier la science à une imagination mensongère : ces idées donnèrent lieu à une ou deux petites brochures aussi impertinentes qu’absurdes, et dont nous donnerons un aperçu.
2 Malpighi (Marcel), premier médecin d’innocent XII, grand anatomiste , né à Crémone en 1628 ; il a fait de grandes recherches sur l’organisation de l’embryon et du fœtus chez l’homme et chez les animaux. ( Opéra omnia. Londres, 1686, 2 vol. in-f°; Leyde, 1687, 2 vol. in-4°.)
3 Sturm (J. Christophe) est sans doute celui que cite Stahl. Né en 1635 à Hilpolstein (principauté de Neubourg), il se consacra au ministère évangélique, fut nommé ensuite professeur de physique et de mathématiques à l’académie d’Althorf, et reçut plus tard le nom pompeux de Restaurateur
des sciences physiques en Allemagne . ( Collegium experimentale , etc.
Nuremberg, 1676.)
les espèces d’êtres animés , étant d’une exiguïté microscopique. Sturm pense , en outre , que tout ces petits atomes vivants et animés, dans leur perpétuelle agitation , ne peuvent s’arrêter et être retenus que dans un seul compartiment propre , tel que , par exemple , dans l 'utérus de la femelle , où, par l'union fécondante du mâle , ces animalcules microscopiques prennent une forme spéciale , ou du moins y subissent le développement auquel était destinée depuis sa création cette infiniment petite structure.
Nous nous abstenons ici de toute espèce de réflexion sur ces misérables spéculations hypothétiques de l’esprit humain; car il est évident que toutes ces élucubrations, bien que fort ingénieuses , arrêtent le progrès de la science par le doute , bien loin d’ouvrir la voie à la vérité ‘ .
§ XIII. Comme d’après l’idée conçue de ces prétendues causes, si extraordinaires surtout, de la formation du corps humain , suivant la conception imaginaire de quelques esprits inquiets étrangers à ces matières , il est évidemment peu urgent qu’il existe certains linéaments et certains rudiments matériels dans la semence du mâle ; il n’est besoin ici que d’une seule condition , sous l’influence de laquelle et par laquelle cette force d’activité en question se communique réellement et substantiellement au germe séminal. Or, d’après ces hypothèses, on serait naturellement amené à conclure que ce qu’il y aurait de plus probable en ceci , c’est qu 'un être actif serait véritablement transmis par voie de génération.
1 Au point de vue de l’essence de la génération, toutes ces opinions, pour la plupart fausses ou du moins très-exagérées, ne feront jamais que multiplier les difficultés. Les savants, à cet égard, ont toujours été divisés en deux camps; et rien, si ce n’est la raison et la foi, ne pourra les ramener vers des sentiments modérés et plus en rapport avec la 'vérité des faits , à l’aide d’une prudente interprétation des phénomènes microscopiques, sur lesquels on s’abuse et dont on abuse trop.
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Mais il ne faudrait pas supposer avec certains auteurs que ce principe actif se trouve aussitôt présent et inhérent d’une manière matérielle à la semence du mâle dans l’acte même de la copulation : on pourrait plutôt supposer et dire que ce n’est qu’à l’occasion du seul acte générateur, par la réunion des deux sexes , que ce principe actif et moteur est imprimé et mis en jeu dans le nouvel être qui peut résulter de cette mystérieuse conjonction.
Nous croyons fermement, du reste, qu’il serait bien difficile , sinon impossible à l’homme , d’avoir en ces matières des notions plus claires , plus probantes et plus étendues , vu le voile ténébreux qui enveloppe ces faits et leur obscurité naturellement et à jamais impénétrable à notre faible imagination.