‹ Œuvres médico-philosophiques et pratiques de G. E. Stahl... traduites et commentées (volume 2)Chapitre 55 sur 69 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DES MATIÈRES EXCRÉMENTITIELLES.

s. § Ier. Nous nous permettrons ici d’intervertir l’ordre indiqué ci-dessus, en procédant à l’étude des excrétions avant de traiter des affections de (esprit; nous croyons être autorisés à suivre ce nouvel ordre , quoique nous ayons déjà dit bien des choses à ce sujet. Nous examinerons, dans ce chapitre , pour quel motif on doit compter les sécrétions et les excrétions au nombre des choses non naturelles.

C’est pourquoi , ainsi que nous l’avons fait observer en son lieu, nous dirons que ces sortes de fonctions doivent

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être rangées dans la catégorie des choses non naturelles attendu qu’elles n’appartiennent pas directement à l’essence intime du corps : en d’autres termes , parce que les excrétions ne doivent pas tant être considérées comme absolument essentielles à l’existence de l’homme, que comme simplement propres à la conservation ultérieure de son corps.

§ II. L’homme se trouve dans la nécessité de se nourrir de substances dont toutes les parties ne sont pas également aptes à servir à l’usage voulu dans l’état où elles sont prises; elles contiennent , en effet , certaines parties si peu propres à la nutrition , qu’elles fournissent des éléments non-seulement étrangers et inutiles , mais encore nuisibles au corps: de là aussi la nécessité où est la nature de procéder à leur élimination.

§ III. Au reste, on emploie ordinairement, en traitant un pareil sujet , les locutions de choses à rejeter ( excrémentitielles) et de choses à retenir (récrémentitielles). Mais il serait bien difficile de déterminer comment on peut nommer choses non naturelles , celles qui sont retenues dans le corps comme lui appartenant en propre. Il nous semble, en effet, d’après les considérations déjà faites touchant la vie, que l’on devrait donner de préférence à cette catégorie de faits les noms de sécrétions et d 'excrétions.

§ IV. De même que toute excrétion suppose une sécrétion préalable , et qu’il s’opère réellement aussi dans l’économie certaines sécrétions dont les produits doivent être retenus dans l’intérieur du corps pour y subir une séparation entre leurs éléments inutiles et leurs éléments utiles (phénomène que nous avons déjà signalé en parlant de la lymphe) , nous dirons pareillement que , dans ce même sens, les actes de ces sortes de sécrétions doivent être rangés au nombre des

choses non naturelles, attendu que , sous tous les rapports , l’acte sécréteur appartient moins naturellement à l’existence qu’à la subsistance du corps humain , c’est-à-dire à sa conservation ultérieure 1 .

Ce que nous avons déjà dit plus haut touchant ces mêmes matières suffira , nous pensons , pour l’intelligence du sujet ; aussi jugeons-nous à propos de ne pas nous y arrêter plus long-temps.

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