SECTION III
TRAITEMENT ou THÉRAPEUTIQUE.
Après avoir ainsi parcouru et étudié la pathologie des intestins dans ses diverses phases et périodes de développement 1 , je me propose , dans cette présente section , d’établir, d’une manière rationnelle et sur des indications véritables , les moyens thérapeutiques propres à être administrés , dans la pratique médicale , contre les différentes affections de ces organes ; et c’est guidé par l’esprit de méthode que je vais procéder à l’exposé de cette partie si intéressante de ma dissertation inaugurale.
Me conformant aux traités les plus connus de pathologie , je répéterai ici que les maladies ayant leur siège dans les organes sont les causes continentes des symptômes. Mais, vu la manière dont les affections des intestins sont ordinairement
1 aÎç ôv , comme dans un cercle , encyclopédiquement ,
traitées de nos jours, il n'est pas permis à tout le monde de reconnaître toutes ces distinctions et d’en pénétrer le fond. Le plus souvent, en effet, les médecins, victimes d’une pareille confusion , prennent pour des maladies de simples symptômes et des lésions d’action ou de fonctions , à moins qu’on ne porte toute son attention sur le diagnostic et sur les circonstances pathognomoniques , bien que cependant celles-ci soient assez souvent fallacieuses et donnent lieu à de graves erreurs. C’est pourquoi, je dois faire observer que, pour dégager de tout ce qui leur est étranger lqs indications qui doivent nous servir uniquement de guide certain dans notre manière de procéder dans le traitement de ces affections intestinales , il est essentiel d’apprécier du mieux possible le nombre , l’essence et les signes réels de ces maladies que j’ai énumérées ci-dessus; car c’est d’après ces données que l’on peut hardiment poser les indications à remplir, et qu’à l’aide d’une thérapeutique rationnelle, on parvient sûrement à la cure radicale de l’affection morbide.
C’est donc pour atteindre moi-même ce but si désiré , que je vais m’efforcer d’abord d’indiquer les moyens propres à faire disparaître les maladies , afin que , celles-ci une fois enlevées en tant que causes , les symptômes s’évanouissent d’eux-mêmes , et il ne resta plus aucune indication à remplir à leur égard , si ce n’est d’urgence , ainsi que je le ferai observer en son lieu 1 .