‹ Œuvres médico-philosophiques et pratiques de G. E. Stahl... traduites et commentées (volume 3)Chapitre 38 sur 51 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

lui soit aisé et facile de la provoquer). C’est ce qui est démontré par ce que nous avons déjà dit dans cette intention : attendu que cet art dont il est question ici , cet art supposé de maintenir ainsi et d’accroître directement les forces de la nature, est encore jusqu’à ce jour dans un espoir pur et simple de possibilité , malgré son titre pompeux de médecine universelle. Mais la science médicale pourra-t-elle jamais mettre dans cette prétendue médecine une confiance réelle de probabilité prochaine ? Et cet art pourra-t-il jamais correspondre aux usages de la médecine , qui aime et demande le positif , et ne demande pas à être bercée dans de folles espérances 1 ?

§ GLVI. La vraie méthode médicale consiste tant à maintenir qu'à protéger et défendre la vie du corps.

Je conclus donc , en terminant cette dissertation , qu’il est tout-à-fait indispensable au médecin de s’attacher uniquement à cette méthode , qui peut réellement produire un effet , c’est-à-dire qui est véritablement capable à posteriori de venir en aide d’une manière toute particulière aux intentions de la force médicatrice naturelle.

Or, un pareil but ne peut être atteint qu’au moyen d’une sage administration artificielle et efficace de sécrétions et d 'excrétions spéciales, au moyen, dis-je, d’une direction toute particulière , mais vraie , et plus aisée à exécuter que toute autre intention , devant être provoquée et administrée à posteriori.

C’est donc , enfin , par la connaissance de la véritable théorie de la vie, et non par une autre voie, qu’il sera donné à l’homme de l’art de bien comprendre ce qui peut lui être réellement d’une véritable utilité médicale.

Il est néanmoins , dans cette même théorie vitale , des considérations bien autres qui , pourvu quelles soient fôn-

Voij. T. VIII , Comment. XLI.

OEUVRES DE STAHL

dées sur la vérité, peuvent bien certainement être d’une grande utilité physique quelconque ; mais qu’on fasse bien attention qu’elles sont pleinement étrangères à tout usage médical.

C’est pourquoi je ne saurais trop vivement recommander aux hommes de génie et compétents en cette matière le soin de bien distinguer toutes ces choses entre elles , afin de ne jamais les confondre.

Gloire soit a Dieu , l’Éternel Auteur de toutes choses!...

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