‹ Œuvres médico-philosophiques et pratiques de G. E. Stahl... traduites et commentées (volume 3)Chapitre 42 sur 51 · FORCE VITALE · texte numérisé non relu

FORCE VITALE

4® Unité.

2® Égoïsme.

3® Personnalité vitale.

4® Sensibilité vitale , ou susceptibilité.

b® Force de conception (des modes morbides).

6® Force de réaction.

7® Activité interne.

8® Spontanéité.

9® Affectibilité.

40® Puissance économique.

44® Instinct.

42® Force plastique.

4 3® Contagion par admission d’une idée morbide.

4 4® Tempérament , qui est à la force vitale ce que le caractère est au sens intime.

4 b® Durée limitée avec des phases.

46® Habitude.

Nous examinerons plus tard si tous ces modes , ingénieusement rapprochés par M. Lordat , diffèrent chez l’homme par des caractères de nature ou seulement de degrés ; faisons remarquer, en passant, que M. Lordat admet, avec raison , des instincts intellectuels , consacrés du reste par le langage vulgaire , qui reconnaît l’instinct du génie par lequel les hommes supérieurs saisissent, par instinct et à l’avance , des vérités que l’on démontre plus tard. Rappelons ce mot de Pascal : « Le cœur a des raisons que la raison ne com- » prend pas. »

Notons aussi cette phrase de Barthez : « Quand même on » voudrait supposer (quoique sans preuves)1 que , dans des » cas rares , les opérations du principe de la vie indiquent

1 Cette parenthèse n’existe pas dans la l1'6 édition de Barthez.

ET COMMENTAIRE

» quelque degré de prévoyance et de liberté , il faudrait abso- » lument reconnaître que ces facultés supposées dans le » principe vital y sont à des degrés infiniment au-dessous » de ceux des facultés analogues de l’âme raisonnable ' . »

En présence de ces observations , que nous développerons davantage, sera-t-on étonné de voir Stabl écrire cette phrase : « Après avoir considéré les choses dans leur fond ,

» je trouvai que la force vitale ressemble à l’âme pensante ,

» comme un œuf ressemble à un autre œuf , et , ne voyant » dans leurs facultés correspondantes que des différences de » degrés , j’ai cru devoir les rattacher à une seule et même » substance » ? Barthez a redouté sans doute que, s’appuyant sur des propositions de cette espèce et les exagérant , on ne tombât dans des excès dont il voyait autour de lui bien des exemples ; il leur opposa ses considérations sceptiques sur l’essence de la force vitale , considérations qu’on a tournées contre lui, en l’accusant de se perdre dans des conceptions abstraites et métaphysiques , ou de tomber dans la substantialisation de la force vitale et dans la création d’une seconde âme. Nous examinerons plus tard quelle est la valeur de ces singulières objections, qu’on n’a cessé de lancer à Barthez et à notre École.

Nous avons esquissé , à grands traits , la Philosophie de Stahl; dans les volumes suivants, nous exposerons avec détail sa Physiologie, sa Pathologie et sa Thérapeutique , en montrant leurs rapports intimes avec sa Philosophie.

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