Fameux musicien de ce temps-là
3. Voyez, sur Matignon, les Mémoires de Retz, II, pages 94, 110, 251 et 354, etc.; il y est appelé comte, et non marquis. Mazarin ût démanteler Valogne, après la soumission de cette ville. Voy. Bazin, loc, cit.
pendant de M. de Longueville, que le Wallenstein Téloit de Tempereur.
Le marquis d'Hectot demanda le commandement de la cavalerie : ce qui lui fut accordé, parce qu'il étoit mieux monté que les autres ; qu'il étoit environ de Tàge de M. de Nemours, lorsqu'il la commandoit en Flandre , et qu'il avoit une casaque, en broderie, toute pareille à la sienne.
On choisit Hausson ville * pour gouverneur de Rouen, comme un homme entendant civilement bien la guerre, et aussi propre à haranguer militairement les peuples, que le Plessis- Besançon. Le gouverneur fut fait maréchal de camp, pour ne pas obéir aux autres ; et le maréchal de camp gouverneur, pour ne pas quitter la ville : car c'étoit une de ses maximes, quil ne de\foit sortir pour quoi que ce fut; et il alléguoit plusieurs villes considérables, qui. s'étoient perdues par l'absence des gouverneurs.
Hannery et Caumesnil demandèrent qu'onles
i, 11 s'agit ici de Nicolas de Neltancourt, comte de Vaubecourt, baron d'Haussonville, au sujet duquel voyez Tallemant, I, pages 381 et 382, et VI, page 49; lesitfe/n. de Retz, UI, page 354; et Madame de Motteville, lil, page 464. — Le Plessis-Besançon étoit un officier de mérite, sur lequel voy. Bazin, II,pag. iOl; et lll,pag. 400. £si-ce le même que celui qui avoit été attaché à Richelieu, puis à Gaston? Voy. Tallemant, II, p. 290 et 34â.
fît maréchaux de camp : Hannery, fondé sur ce qu'il avoit pensé être enseigne des gendarmes du roi ; Caumesnil, sur ce qu'il s'en étoit peu fallu qu'il n'eût été mestre de camp du régiment de Monsieur * . .
Boucaule ne pouvoit pas dire qu'il eût jamais vu d'armée ; mais il alléguoit qu'il avoit été chasseur toute sa vie, et que la chasse étant une image de la guerre^ selon Machiavel * , quarante ans de chasse valoient bien, pour le moins, vingt campagnes. Il voulut être maréchal de camp, et le fut.
Flavacourt * disoit que, pour être bon capitaine, il falloit avoir vu des déroutes, aussi bien qu'avoir gagné des combats, suivant que Barrière * avoit lu, dans le livre de M. de Rohan*. Cela étant, il prétendoit que personne ne lui pouvoit disputer l'avantage de sa propre expérience, tout le monde se souve-
i. Caumesnil est compris dans l'amnistie dont parle le cardinal de Retz, Mémoires, II, page 1 11 . Cf ibid. pages 119, 140 et 168.— Sur Charles d'Ailly, sieur d'Annery, ou d'Hannery, voyez ibid, page 119, et inf. page 30.
2. Nicolo Machiavelliy discorsi sopra la prima Décadi T. Livio, lib, III, cap, 39.
3. Sur Flavacourt et Barrière, voyez Tallemant, III, pages 421, 455, etc.