‹ Œuvres mêlées de Saint-EvremondChapitre 5 sur 107 · C'est répoux de Madame de Sévigné. Voyez le · texte numérisé non relu

C'est répoux de Madame de Sévigné. Voyez le

il fut la dupe de sa inodération , quand il vit que, pour être maréchal de camp, il ne falloit pas être habile homme : il s'érigea de plus en goguenard, et eut Thonnenr de faire rire Son Altesse.

Rucqueville*, cet ancien serviteur, ne voulut rien faire; et sa longue expérience à la guerre demeura inutile, s^us prétexte de ses vapeurs. M. de Longueville, pour adoucir 4e chagrin qu'il avoit de n'être pas gouverneur de Caen, augmenta ses pensions : mais ce fut en vain , Rucqueville disant hautement qu'il prendrait assez l'argent de son maître , mais que pour s'empêcher d'en dire du mal, il ne le feroit jamais.

Franquetot-flarberousse demeura longtemps sans prendre parti , Boncœur ' entretenant son incertitude par l'amitié du maréchal de Grammont. Durant ses longues délibérations, il ne laissoit pas de s'ériger insensiblement en rendeur de bons offices , se flattant avec joie de la vanité d'un faux crédit. Depuis, étant informé par les lettres de ses amis, qu'on travailloit sérieusement à la paix, il fit dessein de quitter

journal de D'Ormesson, T, page 638, et les Mémoires de JtetZj II, page 110.

Page 1