Voy. Pétrone., .y«r/r., cap, 127 à
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de religion , mais en effet les seuls qu'il paroisse avoir dans toutes ses aventures. Je pourrois dire encore que le bon Eumolpe est couru des petits enfants, quand il récite ses vers : mais quand il corrompt son disciple , la mère le regarde comme un philosophe ; et couchés dans une même chambre , le père ne s'éveille pas , tant le ridicule est sévèrement puni chez Pétrone , et le vice heureusement protégé. Jugez, par là, si la vertu n'a pas besoin d'un autre orateur, pour être persuadée. Je pense qu'il est du sentiment de Bautni * : « Qu'hon-, nête homme et bonnes mœurs ne s'aceorâl&nt pas ensemble. » Si ergo Petronium adimûsy adimus i^irum ingenîo uere aulico^ sl^fantise arbitrum^ non sapientiœ.
III. On ne sauroit douter que Pétrone n'ait voulu décrire les débauches de Néron, et que ce Prince ne soit le principal objet de son ridicule : mais de savoir si les personnes qu'il introduit, sont véritables ou feintes, s'il nous donne des caractères à sa fantaisie, ou le propre naturel de certaines gens , la chose est fort difficile , et on ne peut raisonnablement s'en assurer. Je pense, pour moi, qu'il n'y a aucun
1. Le même dont il est question dans la lettre au comte d'Olonne, qui précède. Bautru et oit un fort bel esprit. Quelques vers de lui, ou à lui attribués, ont été imprimés dans le Cabinet satyrique, Voy. la Biogr, univ.
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personnage, dans Pétrone, qui ne puisse convenir à Néron. Sous Trimalcion, il se moque apparemment de sa magnificence ridicule , et de l'extravagance de ses plaisirs. Eumolpe nous représente la folle passion qu'il avoit pour le théâtre : Sub nominibus exoletorum fœminarumque ^ et nouitate cujusque stupri^ flagitia principis perscripsit^ ; et par une agréable disposition de différentes personnes imaginées, il touche diverses impertinences de l'Empereur, et le désordre ordinaire de sa vie.
On pourra dire que Pétrone est bien contraire à soi-même, d'en blâmer les vices, la mollesse et les plaisirs, lui qui fut si ingénieux dans la recherche des voluptés : Dum nihil amœnum^ et molle affluentia putaty nisi quod ei Petronius approbavisset^ . Car, à vrai dire, quoique le Prince frit assez corrompu, de son naturel, au jugement de Plutarque, la complaisance de ce courtisan a contribué beaucoup à le jeter dans toute sorte de luxe et de profusion* En cela, comme en la plupart des choses de l'histoire , il faut regarder la différence des temps. Avant que Néron se fût laissé aller à cet étrange abandonnement , personne ne lui étoit si agréable que Pétrone ; jusques-là,