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NUTES BIBLIOGRAPHIQUES
La pièce — un tantinet trop longue — adressée à Belot ne fut composée qu'en l56g quand ce conseiller du Parlement de Bordeaux fut nommé maître des requêtes à celui de Paris : elle est, en 1687, intitulée : La Lyre, à Jean Belot Agenois maistre des requestes du Roy. Et ce titre résume très bien la pièce, élégie d'un quémandeur de génie qui nous donne du haut fonctionnaire un portrait physique peu flatté en même temps qu'une mirifique description de l'instrument qui le rendra immortel si... le magistrat sait lire entre les lignes.
La Gayeté, plaisante louange d'Homère, figure aux Poèmes dès l56o et, en l587, nous la retrouvons la seconde des pièces placées sous son titre à la fin des Amours.
Le Discours à P. L'Escot ouvre, en l56o, avec le titre d'Elégie, le second livre des Poèmes, et le destinataire y est qualifié de conseiller, aumônier ordinaire du Roy, abbé de Cleremont, et seigneur de Clany : la postérité ne devait retenir de ces titres que la qualité d'architecte, et il semble que Ronsard ait voulu rivaliser avec les magnificences du Louvre en nous donnant le tableau de sa propre vocation poétique.
L'Elégie (il y a décidément beaucoup d'Elégies dans les Poèmes de l56o) à Jehan de la Peruse voit son titre simplifié en 1378, et, comme en 1687, plus de trente années s'étaient écoulées depuis sa mort, la pièce est intitulée « A Jean de la Peruse, poète ». Ce dernier mot indique que l'immortalité promise par Ronsard, en l553, en remerciement d'un sonnet, ne fut qu'un vain mot, puisque le seul nom du destinataire n'éveillait aucun souvenir chez le lecteur de 1587. Sonnet de La Peruse, élégie de Ronsard se lisent aux pp. 176, 177 de la seconde édition du livre V des Odes. Et comme Ronsard n'aimait point laisser s'égarer ses œuvres, il ne manqua pas d'insérer l'Elégie au livre 1 1 II des Poèmes, en l56o, oubliant, volontairement sans doute, de la faire précéder du Sonnet qui l'avait provoquée.
Mais La Peruse mourut en l554 et Ronsard s'empressa de le pleurer dans une Epitaphe fort bizarrement placée, en l555, parmi les Odes, entre la IXe et la Xe Ode du quatrième livre : elle passa de là aux Poèmes, dès l56o. et, en 1587, ainsi que pour l'Elégie dont nous venons de parler, le titre se compléta par ces deux mots
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
« Poète tragique ». Mais ce n'est plus alors aux Poèmes, mais bien dans un recueil spécial que l'Epitaphe de La Peruse se trouva définitivement placée, ainsi du reste que le poème suivant.
Pour cette épitaphe de Marulle, nous avons jugé à propos de reproduire le tout premier texte, celui du Bocage de l55-J.. Le lecteur ne sera point fâché d'avoir un aperçu de ces archaïques graphies et nous aura quelque reconnaissance de lui avoir épargné les nombreux disparates qu'aurait offerts la reproduction des éditions originales : il peut en rapprocher l'Elégie à Cassandre, p. 5 (texte de l56o) et l'Ode à Marguerite, p. 128 (texte de l55o).
L'Epitaphe de Rose se lisait pour la première fois au quatrième livre des Odes de l555 d'où elle passa au premier livre des Poèmes de l56o : c'est là que nous l'avons recueillie avant qu'elle ne disparût pour toujours.
Le Sonnet à la mémoire de Turnebe, mort en juin l565, fut composé pour le Tombeau qui parut peu après. Il figure aussi dans les Elégies de l565 et son sort est ensuite celui des autres Epitaphes.
Le titre reproduit p. 201 porte la signature autographe de Ronsard.
Ainsi que les autres recueils, celui-ci a grandement varié d'édition en édition et ce n'est qu'en 1087 que se lit la fort curieuse définition placée ici en tête des trois élégies reproduites avec les numéros du classement de l5y8.
L'Elégie XIII vient des Poésies de l563 et n'a été placée aux Elégies qu'en 1067. La XXIIIe se lit pour la première fois aux Elégies de 1067 et la XXVIIe était aux Poèmes de l56o et était adressée à L'Huillier. On voit donc que le recueil des Elégies ne s'est proprement constitué qu'en l567.
La quatrième de nos Elégies ne parut qu'en 1584 et ne reçut qu'en l623 le titre bien connu du lecteur des éditions modernes : Contre les bûcherons de la forest de Gasti'ie. En 1(117, elle est encore simplement l'Elégie XXX.
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
LES ECLOGUES
Le tome quatrième de l'édition de 157S a pour titre : Les Elégies, Eclogues et Mascarades de P. de Ronsard. Ce titre est identique à celui du tome cinquième de l571, mais dans celle-ci, Elégies et Eclogues se trouvaient mélangées, et les Mascarades avaient un titre et une pagination à part, alors que dans celle-là, une seule pagination comprend les trois parties, avec un titre spécial pour les Eclogues mais non pour les Mascarades.
Notre Eclogue était, en l571, au troisième livre des Elégies et on la lisait pour la première fois au premier livre des Poèmes en l56o, ce qui justifie notre appréciation sur le disparate de ce recueil, et nous fait estimer que cette édition de l56o n'est qu'une collection faite sans grand discernement de morceaux parus antérieurement.
Un premier recueil en parut en 1555, et fut suivi d'un Deuxième livre en l556. Ils forment à eux seuls le tome quatrième (et dernier) de l'édition collective de l56o. Nous les trouvons au même rang en l567 et en l571, mais d'importantes additions portent à quatre les deux livres de l56o. La révision de 1378 ramène le nombre des livres au chiffre primitif qui est maintenu en 1584 et 1587. Il va de soi que de pareils remaniements ont amené de nombreuses suppressions de pièces entières et aussi de passages assez longs dans les morceaux conservés : on retrouvera les uns et les autres dans notre édition critique.
Les trente vers qui servent ici de préambule aux Hymnes ne se lisent que dans l'édition posthume de 1587.
Les Hymnes des quatre saisons ont paru tout d'abord au second livre des Nouvelles Poésies de t563. En l567 et \5-j\, ils constituent, à eux seuls, le troisième livre des Hymnes; depuis ID78, ils sont placés au second livre.
L'Hymne de la Mort, adressé à P. Paschal, et qualifié de Vers heroiques, occupe les pp. l36-l5o du premier recueil des Hymnes dont nous reproduisons le titre p. 229.
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES
Ce Recueil, jusqu'à la page 1~~, est imprimé en gros caractères ronds, et non pas italiques. On y rencontre fréquemment le / : jeunesse, jadis, joye, etc., mais aussi Jupiter et rarement resiouis. Promethée, fumée, Pompée, Destinées et autres mots analogues sont toujours accentués, usage qui ne sera pas suivi par Buon, l'éditeur attitré des Œuvres de Ronsard.
On trouve généralement dans le même volume l'Hymne de Bacus par Pierre de Ronsard, avec la version latine de Jean Dorât, imprimé par le même imprimeur, en 1Ô55, avec les mêmes caractères.