‹ Œuvres morales (volume 2)Chapitre 29 sur 93 · Y A U V E N A R G U E S A S AIM'-VINCENS · texte numérisé non relu

Y A U V E N A R G U E S A S AIM'-VINCENS

A Paris, le 18 janvier 1741 .

L'archidiacre de l'église cathédrale de Sisteroo , mon cher Saint- Vincens , à qui j'avais demandé cent pistoles, m'a mandé qu'il ne pouvait m'offrir que cent écus , et qu'il était bien fâché que... etc. Je lui réponds qu'il me fera plaisir de me prêter cette petite somme, et que je le prie de te l'envoyer. Tu retiendras là-dessus, mon cher Saint- Vincens , les cent livres que je devais t'envoyer de Paris, selon nos conventions, et tu m'enverras le reste par la première occasion, il ne faut pas que cet argent passe par les mains de Carnaud ;

1 La lettre n'est pas signée.

tu sais là-dessus mes raisons, je ne les répéterai pas.

J'ai écrit à Gautier l, il y a cinq ou six jours, et je lui mandais que je t'écrirais par le premier courrier; mais ma paresse, et ton exemple, m'ont mené jusqu'à ce moment; c'est un reproche qui nous touche tous les deux. 11 ne marrivera pas, dorénavant, d'avoir des excuses à, te faire sur pareille chose; mais je ne veux pas non plus avoir à me plaindre de toi. Ecris-moi donc plus souvent, donne-moi de tes nouvelles, quand ce ne serait qu'un mot, et sois fortement persuadé que rien ne m'est plus sensible que ton amitié. Je t'embrasse de tout mon cœur.

11 n'est pas nécessaire que tu te presses beaucoup pour m'envoyer les deux cents livres de M. Thoinon. qui est l'archidiacre en question; et s'il y avait espérance de trouver ailleurs une somme plus considérable, tu ferais bien de garder celle-ci, pour envoyer le tout ensemble. Cela n'aurait pas l'air si misérable.

1 Déjà nomme. Voyez ci-dessus., p. 263.

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