ALPHABÉTIQUE ET ANALYTIQUE
Nota. — Les Pu: flexions et Maximes insérées au tome III, forment deux séries. La première renferme les Maximes publiées par l'auteur, elles sont ici désignées par la lettre M. suivie de leur numéro d'ordre. La seconde série se compose des Maximes posthumes , que nous désignons par la lettre P.
Abattement de Pâme (Y) donne un extérieur languissant, I, 38.
AîiDÉRAME , Abdalrahman ou Abdouhraman III , roi de Cordoue. Anecdote sur ce prince, III, 99, M. 422.
Abîser, personnage d'Athalie, tragédie de Racine. Examen de ce rôle, II, 73.
Abus ( les) inévitables sont des lois de la nature, III, 11, M. 26.
Académie française. Concours qu'elle ouvre, en 1745, pour le prix d'éloquence fondé par Balzac; Vauvenargues envoie son Discours sur l'inégalité des richesses, I, 279 et suiv.
Académiques . Quels discours on décore de ce nom, III , 145 , P. 12. — Note sur cette maxime , ibid.
Accessible. Pourquoi certains hommes le sont peu, III, 23, M. 99.
Aceste , ou l'Amour ingénu (Caractère), II, 161.
Achille. Pour un bel esprit, Thersite peut lui être égalé , 1 , 152.
Acomat , personnage de la tragédie de Bajazet, II, 57. — Bien caractérisé par le poëte , qui l'a représenté comme l'histoire le fait connaître, 72, 73.
Actifs ( les hommes ) supportent impatiemment l'ennui, III, 133, M. 600.
Action. Nulle jouissance sans action, I, 105. — Elle est nécessaire à l'homme, 143. — Tout vit par elle, III, 40, M. 198. — Agir c'est produire, 231, P. 374. — Nous ne pensons pas si bien que nous agissons , 235, P. 392.
Actions. Il en est qui mènent à une fin utile, I, 151.
— Dieu est le principe de toutes les nôtres , 325.
— Elles ne sont ni si bonnes ni si vicieuses que nos volontés, III, 74, M. 314. — 11 faut les juger selon les temps, 157, P. 39. — Nous n'avons pas assez de temps pour les réfléchir toutes, 183, P. 152.
Activité. Elle porte les hommes à la vertu et à la gloire, I, 51. — Elle naît d'une force inquiète, 92. — Son pouvoir, 114. — Est clans l'ordre de la nature, 143. — Elle a ses dégoûts et ses périls, 205. — Portrait d'un homme actif, II, 191. — Sa puissance, 358. — Elle fait plus de fortunes que la prudence, III, 37, M. 181. — Elle ne supporte pas l'ennui, 133, M. 600. — Qui la condamne, condamne la fécondité, 231, P. 374.
Admiration. C'est une surprise pleine de respect, I, 71. — Elle marque le terme de nos connaissances, III, 42, M. 203. — Prouve moins souvent la perfection des choses, que l'înperfection de notre esprit, ibid.
Adresse. On ne peut jamais dominer par elle seule, III, 22, M. 93. — Comparée au mensonge, 252, P. 461.
Adversité. Il y a des lumières que l'adversité ne peut éteindre, I, 128. — Elle ne doit pas compter sur la pitié d'autrui , 141 . — Elle fait beaucoup de coupables et d'imprudents, III, 92, M. 379. — La mort la comble, 114, M. 517. — Elle est en quelque sorte enchaînée à la honte, 218, P. 318.
Affectation. C'est le dehors de la contrainte et du mensonge, I, 91. — Est le propre de tous les siècles , 264.
Affliction. Quelle est la plus amère de toutes, III, 115, M. 516. — Sont rarement longues, 128, M. 576.
432 TABLE ÀLPHABÉ TIQUE
Affligés. Il en est peu qui sachent feindre assez longtemps pour leur honneur, III, 129, M. 579.
Affronts. Le lâche en a moins à dévorer que l'ambitieux, III, 127, M. 571. — L'insolent les oublie et s'en attire d'autres, 128, M. 575.
Agamemnon, personnage de ÏJphigénie de Racine. Bien caractérisé par l'auteur, II, 72, 73.
Age. A mesure qu'il multiplie les besoins de la nature, il resserre ceux de l'imagination, III, 100, M. 427. — Peut-il donner le droit de gouverner la raison? 106, M. 468.
Agitations. Nous ne connaissons pas l'attrait de celles qui sont violentes, III, 12, M. 34.
Agréments. Des auteurs sublimes ne les ont pas négligés, III, 57, M. 265, et 210, P. 280.
Agrippine. Personnage du Britannicus de Racine. Jugement sur ce rôle, II, 61, 62, 68, 72, 95,
Aigreur. L'amour-propre la produit, I, 61, 62. — Est le partage des gens qui sont doux par intérêt, III, 16, M. 55.
Alcibiade. L'artisan qui compte pour peu la vertu (courage), préfère la statue d'Alcibiade à son courage , II , 275.
Alcippe, ou l'Inconstant (Caractère), II, 177. — Esprit plus pénétrant que profond, 178.
Alexandre le Grand. Ke voulait plus vivre après
avoir tué Clitus, I, 189. — Son éloge , II , 82. —
Excusé de s'être fait rendre des honneurs divins,
II , 157, P. 39. — La plupart des gens de lettres
aiment mieux son portrait que sa générosité, 168, P. 67.
Alexandre , tragédie de Racine. L'un de ses plus faibles ouvrages; a cependant des beautés, XI. 72.
Allemands. Ils n'ont pas la férocité des Germains leurs ancêtres, 1 , 273.
Ahire, tragédie de Voltaire. Réflexions sur cet ouvrage, II, 90. — La préface de l'auteur citée comme un modèle de sentiment, d'harmonie et de noblesse , 1)7.
Amabilité. Elle est rarement la compagne du vice. Ce serait contre nature, III, 26, M. 122.
Ambitieux. Qu'importe à l'ambitieux déçu de mourir plus pauvre? III, 180, P. 133,
Ambition. Sa définition, I, 49. — Elle fait la grandeur des Etats, II, 358. — Elle cause aussi leur ruine, ibid. — Tous les hommes en apportent le germe avec la vie, 359. — Elle est lame du inonde , 360. — Elle exile les plaisirs dès ia jeunesse, III, 10, M. 16. — Les malheurs d'autrui ne nous en détournent point, 54-, 55, M. 250. — Combien d'affronts elle fait dévorer, 127, M. 571. — Fénelon a tort de la craindre chez les hommes capables, 155, P. 31. — Ses avantages, 216, P. 308, 309. — Seule, elle peut conserver la considération et le crédit des grands, ibid. — Pourquoi on la dissimule, 526, P. 357. — Ce qui peut la borner, 227, P. 380.— Celle d'un seul homme agite et ravage un empire jusqu'à ce que tout soit détruit, 237 , P. 402. —
VAUVEXA.RGUES. III. 28
Elle se fait sentir aux enfants comme l'amour, ibid. , P. 405. — Elle est habileté, 250, P, 453.
Amboise (le cardinal d' ) , II , 274.
Ame. C'est d'elle que dépend l'étendue de l'esprit, I, 23. — Elle a ses inclinations, indépendantes de ses opinions, 27. — Son influence sur le caractère, ibid. — On confond souvent ses qualités avec celles de l'esprit, 37. — L'âme et l'esprit se modifient mutuellement, 49. — Tous les sentiments en proviennent, 50, — Est-elle incapable d'un sentiment désintéressé? 67. — Difficulté de vaincre ses défauts, 74. — Sa définition, 108. — S'élève et se soutient par les grandes occupations, 116. — Les âmes égales sont souvent médiocres, II, 190. — Ce qui caractérise une grande âme, 329. — Comment on juge de l'âme, III, 31, 32, M. 148. — Puise sa force dans les passions, 32, M. 149. — Les biens et les maux ne se font pas sentir aux âmes médiocres, 55, M. 254. — Elle règle la force ou la faiblesse de notre créance, 76, M. 318. — Influence nos discours, 120, M. 533. — L'espérance trompe les plus grandes âmes, 155, P. 33. — Rappelle à la vie ses pensées éteintes dans le sommeil , 159, P. 43. — Idée que les âmes faibles attachent à la destruction, 164, P. 54. — Ce qui caractérise les âmes fortes et pénétrantes , 190, P. 185. — Sa plus grande perfection > 225, P. 352. — Ce qui constitue une âme forte, 229, P. 368. — S'endurcit avec le corps, 236, P. 401.
A quoi on peut la juger, 242, P. 425. — Tire sa grandeur de ses pensées et de ses propres sentiments, 243, F. 427.
Ame éternelle du monde (Y). Tout revient à elle, III, 160, P. 43.
Amelot, ministre des affaires étrangères sous Louis XV. Lettre que Vauvenargues lui écrivit, I, xx. — Fait une réponse favorable, xxi , et III , 357 , 360. — Vauvenargues lui est présenté, III, 368.
Américain [Y) et le Portugais , dialogue, II, 323.
Amis. N'y comptez pas dans le malheur, I, 181.
— Comment on a des amis fidèles, 182. — Ne leur demandons pas la perfection qu'ils exigent de nous, 183. — Nous ne leur savons aucun gré d'estimer nos bonnes qualités, s'ils s'aperçoivent de nos défauts, III, 36, M. 175. — Notre ingratitude envers eux, 37, M. 179. — On n'en fait plus dans la vieillesse, 225, P. 350.
Amitié. Sa définition, I, 60. — De celle qu'on a pour les bêtes, ibid. — Admirables effets d'une constante amitié, 62. — Ce qui la distingue de l'amour, 65. — Le respect l'affaiblit, II, 334.
— Va plus loin que la vertu , 335. — Est aussi volage que la haine, III, 109, M. 478. — Fait beaucoup d'ingrats, 202, P. 245.
Amour (Y). Sa définition, 1,46. — Opposé à l'amitié, 65. — Les sentiments que le désir allume sont mêlés d'amour ou de haine, 68. — Fait entrer la bonté dans un cœur ingénu et sensible,
436 TABLE ALPHABETIQUE
II, 162. — Ses faiblesses sont pardonnables,
III, 95, M. 397. — Est plus tendre que la pitié, 109, M. 479, — Est le premier auteur du genre humain, 175, P. 104. — Comparé à l'ambition, 237, P. 405. — Est plus violent que l'amourpropre, 251 , P. 454.
Amour de la gloire (de 1') , ï, 51 , 144.
Amour de la patrie (Y). Est regardé au temps présent comme un préjugé, ï, 158. — Quand il fut le plus en honneur chez les Romains, III, 156, P. 35.
Amour des sciences et des lettres (de 1' ) I, 52,
Amour des objets sensibles (de 1'), I, 72.
Amour du inonde (1). Que de choses il comprend! I, 50. — Est la source de presque toutes les passions , 51.
Amour filial et fraternel. Pourquoi moins vif que l'amour paternel , 1 , 58.
Amour paternel (1'). Ne diffère pas de l'amourpropre, ï , 58.
Amour-propre et Amour de nous-mêmes , I, 46. — Ce qui le caractérise, 47, 48. — N'est pas toujours un vice, III, 69, M. 290. — Comment on l'éprouve, 103, M. 446. — Est plus délicat que l'amour, 122, M. 543. — Est moins violent que l'amour, 251 , P. Ao4i.
Amuser (s'). On ne s'amuse pas longtemps de l'esprit d'aulrui , III , 25, M. 114. — Quand ou ne sait pas s'amuser, on veut amuser les autres, 105, M. 457.
Amyot (Jacques), célèbre écrivain du seizième
siècle. Cité, II, 347, note.
Anciens. Leur imitation est fort trompeuse, I, 156, 157. — lis n'attachaient pas la même idée que nous au nom de Dieu, III, 157, P. 39. — Ont traite plus utilement et plus habilement que nous la morale, 160, P. 45.
Andrornaque, tragédie de Racine. Le mauvais goût fait déserter la représenta don de ce chef-d'œuvre, pour le spectacle de la Foire 1,234,266. '
Anglais. Leur estime pour Shakespeare, 1,235, 2ol. — Sont depuis longtemps accoutumés à piller nos anciens écrivains, II, 347, à la note.
Animaux. Du goût que l'on a pour eux, I, 60. — Il n'est pas étonnant que nous les croyions faits pour nous, III, 38, M. 186.
Annibal. Son éloge, II, 84.
Ansfuie. Caractère de l'Ennemi des sciences, II , 245.
Antipathie. Est une haine violente qui ne raisonne
pas , 1 , 67.
Antipodes. Dans les siècles d'ignorance, on n'y a
pas cru , 1 , 230, 261.
Antiquité. Notre prévention contre elle, I, 247. —
Ses erreurs ne doivent pas nous surprendre,
ni, 76,3/. 321. i
Antoine, personnage de la Mort de César, tragédie
de Voltaire. Les discours que l'auteur a mis
438 TABLE ALPHABETIQUE
dans sa bouche sont marqués au cachet du génie et de la vraie éloquence , II , 68 , 69.
Apologue. Suivant La Fontaine, l'apologue était un art divin, III, 87, M. 350.
Apparences. En imposent toujours, III, 240, P. 416.
Arcîiiiviêde. Son génie, III , 339. — Voltaire le compare à Corneille, 342. — A servi de guide à Newton , 343.
Argens {Alexandre-Jean- Baptiste de Boyer dAguilles ou d'Aiguilles d' ), président au parlement de Provence (1708-1783), III, 276, note.
Argeuson (A. L. Voyer d'), ministre des affaires étrangères. Voltaire invite Vauvenargues à recommandera Marmontcl de lui adresser quelques papiers sous le couvert de ce ministre, à Ver sailles , III , 406.
Argent. Ceux qui l'aiment pour le dépenser ne sont pas avares, I, 55.
AitGENTAL (C. A. Ferriol, comte d'). Assiste aux derniers moments de Vauvenargues. Anecdote à ce sujet, I, lvii.
Aristote. Il est faux que nous lui devions Descartes, 1,3, note.
Arlequin. Philosophes ou petits-maîtres, Arlequii nous amuse , 1 , 234.
Armes. Il n'y a pas de gloire achevée sans celle des armes, III, 208, P. 271. — Le métier des armes fait moins de fortunes qu'il n'en détruit, 234, P. 386.
Armées. Ce qu'on trouve dans les armées modernes, I, 158.
Arrogance (Y) dans les faibles est élévation dans
les forts, III, 19, M. 74.
Art (l')'est nécessaire pour faire fleurir les talents,
I, 55. — Abus qu'on en fait, 162. — On lui attribue trop, 254. — Ses chefs-d'œuvre ne durent pas tant que les caprices de la nature , III, 22, M. 92.
Art de plaire. — Art de penser. — Art d'aimer. — Art de parler. Beaux préceptes, mais peu utiles, quand ils ne sont pas enseignés par la nature , III, 235, P. 391. — Ceux qui sauraient tirer avantage de l'art de plaire n'en ont pas le don, 253 , P. 466.
Art poétique (V) de Boileau. — Cet ouvrage a toute la perfection que ce genre d'écrits comporte ,
Arts. Leur utilité, 1 , 53. — Et leur inutilité, 231,
Ascendant. Celui qu'on a sur les hommes vaut
mieux que la richesse, III , 228, P. 365. Atalide. Personnage de la tragédie de Bajazet, de
Racine, II, 57.
Athalie, tragédie de Racine. Éloge de cette pièce,
II , 66 et suiv. — Voltaire n'a pas eu dessein de
l'attaquer, 95. — Citée, 272.
Athéniens (les) pouvaient parler de la gloire,
Attachements (les) se rapportent généralement à
UO TABLE ALPHABETIQUE
l'amour-propre , I, 46. — Celui qu'on a pour les animaux, 60.
Attention. Occupés que nous sommes de nous-mêmes, nous ne faisons pas attention à ce qui nous entoure, III, 121, M. 539.
Attila. Ce qu'en dit J. B. Rousseau, II, 82.
Augures. Ceux qui s'en moquent n'ont pas toujours plus desprit que ceux qui y croient, III, 76, M: 318.
Auguste. Son courage, I, 88. — [Corneille ne le représente pas comme Suétone , II , 60. — Cause de ses cruautés, 64. — Comment Corneille le fait parler à Cinna , 67.
Aumône (Y) égale le pauvre et le riche, 1 , 286.
Austérité (Y) est la haine des plaisirs, I, 92.
Autorité. Ses effets sur les âmes les plus faibles. II , 359.
Auteurs. Faits pour le lecteur, II, 120. — Les meilleurs parlent trop, 111, 25, M. 115. — Souvent mal jugés, 57, M. 261-264. — Ce qu'on doit faire pour les bien apprécier, 59, M. 266. — On ne doit pas leur demander une trop grande perfection, ibid. — Pourquoi sommes-nous disposés à les critiquer, 135, M. 607. — Ceux qui se distinguent par le tour et la délicatesse sont plus tôt usés que les autres, 171 , P. 81. — Les auteurs médiocres ont plus d'admirateurs que d'envieux, 181, P. 140. — Les plus ridicules trouvent des partisans , ibid. , P. 141. — Comment ils montrent leur faiblesse, 189, P. 181. — II e»
est peu qui aient été contents de leur siècle, 224, P. 345. — Les uns pèchent dans les détails, d'autres se trompent dans le plan, 249, P. 450.
Autriche (Maison d'). Sa supériorité dans les négociations . III , 73 , M, 309.
Autrui. On tire peu de fruits de l'expérience et des: lumières d'autrui , III, 233, P. 381.
Avare. Ce caractère convient au théâtre, III, 375-
Avares. Comment ils repoussent la pitié, III , 20, M. 82.
Avarice (!'). D'où elle naît, I, 56. — Est une prévoyance hors de sa place , 108. — Est la dernière et la plus absolue de nos passions, III, 101, M. 431. — Ne s'assouvit pas par les richesses y 178, P. 121.
Avenir (Y). Nous sommes bien fous de nous en tant inquiéter, III , 31 , M. 147.
Bacciius. Comparé à Alexandre le Grand, III, 157^ P. 39.
Bagatelles. Ceux qui les aiment, III, 43, M. 207; 245 , P. 435.
Bajazet, tragédie de Racine. Remarques sur cette pièce, II, 57 et suiv. — Critiquée par Voltaire,
Ballon, d'une famille parlementaire d'Aix, camarade de Vauvenargues. Cité, III, 279.
442 TABLE ALPHABETIQUE
Balzac. Fonde un prix d'éloquence à l'Académie française , 1 , 279. — Vauvenargues y veut concourir par l'envoi d'un Discours sur l'inégalité des richesses y ibicl.
Barbare. La pure nature ne l'est pas, I, 232.
Barbarie. Ne consiste pas uniquement dans l'ignorance, I , 232. — Choses auxquelles on doit appliquer cette qualification , ibid.
Bas-fonds de la société (les) , II , 242.
Bassesse. Comment elle se décèle , 1 , 63. — C'est la préférence de l'intérêt à l'honneur, 90. — Son origine, III, 179, P. Î24.
Bathylle , ou l'Auteur frivole (Caractère), II, 268.
Baudrillart (M.). Son jugement sur le fragment de Vauvenargues : Imitation de Pascal, II, 24.
— N'hésite pas à reconnaître Vauvenargues , peint par lui-même , dans le Caractère de ÏHYESTE, ou la Simplicité , 173.
Bauvin {Jean-Grégoire), professeur à l'École militaire. Anecdote qu'il rapporte sur les derniers moments de Vauvenargues, I, lvi. — Collaborateur de Marmontel au Recueil critique intitulé l'Observateur littéraire, III, 400.
Bayard {Pierre du Terrail, le chevalier). Comparé aux héros d'Homère , III , 249 , P. 448.
Bayle. Estimé par Lacon ou le Petit Homme, II, 247. — Comparé à Socrate, III, 105, M. 462.
— Comparé à Locke, 329, 341.
Beau (du), I, 93. — Origine que lui donne M. de Crousaz, ibid.
ET ANALYTIQUE. U'i
Beauté. Ses effets, III, 94, M. 395. — Tous ses sujets ne la connaissent pas, 95, M. 396. — Ses avantages, 189, P. 180.
Beauvais (de), ëvêque de Senez. Prononce l'oraison funèbre du maréchal du Muy, III, 334.
Beaux-arts. Règles à observer dans leur pratique , III, 220, P. 326.
Beaux esprits (les). Rang qu'ils occupent dans la bonne compagnie , III, 98 , M. 418. — Se vengent du dédain des riches sur ceux qui n'ont encore que du mérite, 236, P. 396.
Bel esprit. Ce que c'est, I, 152.
Bélier (le), conte d'Hamilton, II, 345.
Bellegarde (le maréchal de) , I, 153.
Belle-Isle (le maréchal de). Sort de Prague, I, 219. — Est assiégé dans cette ville, ibicl. — Sa belle retraite sur Egra , ibicl. — Ses campagnes de 1742 et de 1746,111, 317, 318, 319.
Benserade [Isaac de), poète et bel esprit du siècle de Louis XIV, III, 246, P. 437.
Bérénice, tragédie de Racine. L'un de ses plus faibles ouvrages; offre cependant de grandes beautés, II , 72.
Bermond [Marguerite de), mère de Vauvenargues , I , vu ; III , 296.
Bermjsi [Jean-Laurent) , peintre, sculpteur et architecte, né à Naples en 1598. Cité, III, 178, P. 119.
Besoin. On obtient rarement beaucoup des gens dont on a besoin , III , 21 , M. 84.
444 TABLE ALPHABETIQUE
Besoins. L'âge les multiplie, III, 100, M. -427.
Bétes. De l'amour que l'on a pour elles, 1 , 60.
Bibliothèque du Louvre. Plusieurs manuscrits de Vauvenargues, quelle conservait depuis 1828 , ont été détruits dans l'incendie allumé par les pétroleurs le 24 mai J 871 , I, 271 , et III, 427.
Bibliothèque Méjanes , à Aix. Un buste en marbre, dû au ciseau du sculpteur Ramus, y figure comme portrait de Vauvenargues ; c'est une remarquable œuvre d'art, mais de pure imagination quant à la ressemblance. Vauvenargues s'est refusé, durant toute sa vie, à laisser faire son portrait, I, xxn. — On y conserve un exemplaire de la première édition de Vauvenargues (1746), chargé de notes manuscrites de Voltaire, 65.
Bien. Du bien et du mal moral, I, 76. — Dire du bien de tout le monde n'est pas d'une bonne politique, III, 127, M. 565.
Biens. Nous ne renonçons pas à ceux que nous nous sentons capables d'acquérir, III, 190, P. 186.
Bienfait. Il faut toujours s'en montrer reconnaissant, III, 128, M. 573.
Bienfaiteur. On ne manque jamais de raisons pour l'oublier, lorsqu'on a fait fortune, III, 128, M. 572.
Biron (duc de), colonel du régiment du Roi (Louis XV), régiment dans lequel servait Vauvenargues. — Lettres que celui-ci lui adresse,
III, 330, 336, 354, 358. — Sa réponse à ces
lettres, 360.
Blâme. Personne ne nous blâme si sévèrement que
nous ne nous condamnons souvent nous-mêmes,
Boileau-Despréaux. Jugement sur ses ouvrages ,
II, 45. — Avait plus de génie que de profondeur d'esprit, 48. — Est supérieur à J. B. Bousseau, 77. — Son jugement sur Quinault, 100, 101. — Sur Pascal, 111. — Son génie comparé à celui de Bichclieu, III, 238, P. 410.
Bon (du). Ce terme emporte l'idée d'un degré naturel de perfection, I, 93. — Il n'y a rien qui ne puisse être bon ou mauvais , selon les circonstances, III, 250, P. 453.
Bon sens. En quoi il consiste, I, 19. — Est une qualité du caractère plutôt que de l'esprit, ibid.
Bon ton (le). Est soumis aux caprices de la mode,
III , 89, 90, M. 362. — Quel est le vrai, 223 , P. 338.
Bons exemples. Tous les temps ne permettent pas
de les suivre, III, 174, P. 94.
Bonne chère. Ses avantages, III, 177, P. 114. —
Est le premier lien de la bonne compagnie, 177,
P. 115. — Ses effets, ibid.', 1(6.
Bonne compagnie (la), I, 210. — On croit toujours
lui appartenir, III, 17, M. 61. — Place qu'elle
réserve aux beaux esprits, 98, M. 418.
Bonne foi (la) est une fidélité sans défiance et sans
artifice , I , 91.
Bonnes œuvres. Nécessité d'en faire ,11,5.
Bonheur. Il dépend du caractère, I , 127. — N'est pas à regretter, lorsqu'il est sans gloire et sans génie, III, 19, A7. 71. — Il n'existerait pas, s'il appartenait à autrui de décider de nos occupations et de nos plaisirs, 26, M. 119. — Celui d'autrui ne nous suffit pas, 224 , P. 349.
Bonté (la) est un goût à faire du bien et à pardonner le mal , 1 , 90.
Bornes. Celles des talents sont plus inébranlables que celles des empires, III, 62, M. 274.
Bossuet. A imité les prophètes, I, 35. — Ses sublimes hardiesses, 104. — A surpassé les orateurs de l'antiquité, 296. — Comment on prouverait que Bossuet a été le plus grand poète de la terre, II, 47, 91. — L'opinion de Voltaire sur Bossuet, dans le Temple du Goût, critiquée par Vauvenargues , 95, 96. — Comparé à Pascal, 103. — A Fénelon, 104. — A La Bruyère, 110.
Bourgeoisie (la). Ses ridicules, II, 240.
Boyer d'Aguilles, marquis d'Argeiss. Voyez Ar-
GENS (d').
Boze (Claude Le Gros de), inspecteur de la librairie. Notice, III, 402.
Bras (le chevalier de). Ses bons mots, III, 289.
Britannicus, tragédie de Racine. Jugement sur cette pièce, II, 62, 68, 73, 95.
Broglie (le maréchal de). Bat le général Lobkowitz dans le combat de Sahai en Bohême, III,
Bruère ( Charles Le Clerc de la ) , rédacteur du Mercure. Ce qu'en dit Voltaire, III, 376. — Auteur des Voyages de l Amour, opéra , 378. — Vers de Voltaire faits à l'occasion de cette pièce, 379.
Brutalité (la) est une disposition à la colère et à la grossièreté , 1 , 92.
Brutus. Son courage et sa faiblesse, I, 89. — Son dialogue avec César, II, 333. — Son dialogue avec un jeune Romain, 361.
Buisson (Joseph), assesseur de Joseph de Clapiers, consul d'Aix, père de Vauvenargues, I, vu. — Sa belle conduite pendant la peste de 1720, ibid.
Burrhus , personnage du Britannicus de Racine. L'auteur lui a conservé le caractère de son siècle, II, 72. — Loué par Voltaire, 95.
But (le) ennoblit les moyens, I, 141.
Caligula. Ses folies n'ont rien de surprenant, III, 157, P. 39.
Callisthene, ou ï Homme froid et ennuyé (Caractère) , II, 175.
Calvin. On croit en lui, T, 228 , 248, 258.
Candeur (la) est une sincérité douce , 1 , 90.
Capitaine. Qualités que doit posséder un grand capitaine , 1 , 33.
Caractère individuel. En quoi il consiste, I, 36. -
US TABLE ALPHABETIQUE
La physionomie l'exprime, 65. — Ne pas en sortir, sous peine de se rendre ridicule, J 13, 114.
— Les passions le forment, TII , 226, P. 357. Caractères. Difficulté de les peindre, II, 129. —
La Bruyère n'a pas osé en faire de grands, Î30.
— Ses portraits comparés à ceux de Fénelon, dans Télémaque, et de Bossuet, dans ses Oraisons funèbres , ibid. — Vauvenargucs imite ceux de Théophraste et de La Bruyère, 135. — Les plus petits peuvent être rendus agréables par le coloris, III , 167, P. 65.
Caractères ou Portraits. — De Clazomène, ou la Vertu malheureuse, II, 141. — De Phérécide , ou l'Ambition trompée , 143. — De Thersite , 146. — De Pison , ou l'Impertinent, 150. — De Lentulus , ou le Factieux, 151. — D'Oronte , ou le Vieux Fou, 155. — D'Oi/io>?, ou le Débauché, 157. — Des Jeunes Gens, 159. — D'Aceste, ou l'Amour ingénu, 161. — De Phalante , ou le Scélérat, 164. — De Termosiris , ou le Scélérat timide, 166. — De Lipse , ou l'Homme sans principes, 168. — DeMasis, ou l'Homme absolu, 169. — De Tkyeste, ou la Simplicité, 171. — D Erasme, ou l'Esprit présomptueux, 173. — D.* Callisthène, 175. — De Y Étourdi, 176. — DAlcippe , ou l'Homme changeant, 177. — De \ Homme du monde, 179. — De Thrasille, ou les Gens à la mode, 181. — De Phocas, ou la Fausse Singularité, 182. — Du Rieur, 184. — D'Hoiace, ou l'Enthousiaste, 18o. — DHécjésippe, 189. —
De Titus, ou l'Activité, 191. — De l'Homme pesant, 193. — D'Erox, ou le Fat, 196.— De Varus, ou la Libéralité, 197. — De Polidore, ou l'Homme faible, 200. — De Y Homme inconséquent, 203. — De Lycas , ou l'Homme ferme, 20-4. - — De Tryphon, ou l'Homme infatué et à courte vue, 205, — De l'Esprit de manège, 207 — DErgaste, ou l'Officieux par vanité, 210. — De Cyrus, ou l'Esprit agité, 211. — De Ménalque , ou l'Esprit moyeu , 213. — De Théophile, ou l'Esprit profond , 215.
— YiEurymaque , ou le Fourbe, 217. — De Turnus , ouïe Chef de parti, 219. — De Hermas , ou la Sotte Ambition, 226. — De Cléon , ou la Folle Ambition, 227. — De Clodius, ou le Séditieux, 231. — Des Grands, 238. — De la Bourgeoisie, 240. — Des Bas-fonds, 242. — De ^Inconstance des hommes, 243. — D'Anselme , ouïe Gentilhomme ennemi des lettres, 245. — De Midas , ou le Sot qui est glorieux, ibid. — De Lacon, ou le Petit Homme, 247. — Du Flatteur insipide, 250. — De Caritès, ou le Grammairien,