LIVRE SIXIÈME
Si Von considère donc avec attention l'étendue , on conçoit vsans peine qu'une partie peut être séparée d'une autre^ c'està-dire que Ton conçoit sans peine le mouvement local , et que ce mouvement local produit une ligure dans Tun et dans l'autre des corps qui sont mus. De tous les mouvements^ le plus simple et le premier qui se présente à Timagination^ c'est le mouvement en ligne droite. Supposez donc qu'il y ait quelque partie d'étendue qui se meuve par un mouvement en li~ gne droite^ il est nécessaire que celle qui se trouve dans le lieu où cette première étendue se va rendre , se meuve circulairement pour prendre la place que l'autre quitte^ et ainsi qu'il se fasse un mouvement circulaire. Que si Ton conçoit une infinité de mouvements en ligne droite , dans une infinité de semblables parties de cette étendue immense que nous considérons, il est encore nécessaire que tous ces corps s'empêchant les uns les autres conspirent tous par leur mutuelle action et réaction^ je veux dire par la mutuelle communication de tous leurs mouvements particuliers^ à se mouvoir par un mouvement circulaire.
Cette première considération des rapports les plus simples de nos idées nous fait déjà reconnaître la nécessité des tourbillons de M. Descartes : que leur nombre sera d'autant plus grande que^ les mouvements en ligne droite de toutes les parties de Fétendue ayant été plus contraires les uns aux autres^ ils auront eu plus de difficulté à s'accommoder d'un même mouvement : et que de tous ces tourbillons ceux-là seront les plus grands où il y aura plus de parties qui auront conspiré au même mouvement^ ou dont les parties auront eu plus de force pour continuer leur mouvement en ligne droite.
Mais il faut prendre garde à ne pas dissiper ni fatiguer son esprit en s'appliquant inutilement au nombre infini et à la grandeur immense des tourbillons. 11 faut d'abord s'arrêter quelque temps à quelqu'un de ces tonrbillons , et rechercher par ordre et avec attention tous les mouvements de la matière qu'il renferme et toutes les figures dont toutes les parties de cette matière se doivent revêtir.
Comme il n'y a que le mouvement en ligne droite qui soit simple^ il faut d'abord considérer ce mouvement comme celui selon lequel tous les corps tendent sans cesse à se mouvoir^ puisque Dieu agit toujoi^rs selon les voies les plus simples^ et qu'en effet les corps ne se meuvent circ\daircmcnt
que parce qu'ils trouvent des oppositions continuelles dans leurs mouvements directs. Ainsi, tous les corps n'étant pas d'une égale grandeur, et ceux <^ui sont les plus grands ayant plus de force à continuer leur mouvement en ligne droite que les autres, on conçoit facilement que les plus petits de tous les corps doivent être vers le centre du tourbillon, et les plus grands vers la circonférence, puisque les lignes que Ton conçoit être décrites par les mouvements des corps qui sont à la circonférence approchent plus de la droite que celles que décrivent les corps qui sont proches du centre.
Si Ton pense de nouveau que chaque partie de cette matière n'a pu se mouvoir d'abord, et trouver sans cesse quelque opposition à son mouvement, sans s'arrondir et sans l'ompre ses angles, on reconnaîtra facilement que toute cette étendue ne sera encore composée que de deux sortes de coi'ps : de boules rondes qui tournent sans cesse sur leur centre en plusieurs façons différentes , et qui outre leur mouvement particulier sont encore emportées par le mouvement comnmn du tourbillon *; et d'une matière très-fluide et très-agitée, qui aura été engendrée par le froissement des boules dont on vient de parler. Outre le mouvement circulaii'e commun à toutes les parties du tourbillon, cette matière subtile aura encore un mouvement particulier en ligne presque droite du centre du tourbillon vers la circonférence, par les intervalles des boules qui leur laissent le passage libre : de sorte que leur mouvement, composé de ces mouvements, sera en ligne spirale. Cette matière fluide que M. Descartes appelle le premier élément étant divisée en des parties beaucoup plus petites, et (|ui ont beaucoup moins de force pour continuer leur mouvement en ligne droite que les boules, ou le second élément, il est évident que ce premier élément doit être dans le centre du tourbillon et dans les intervalles qui sont entre les parties du second, et que les parties du second doivent rempUr le reste du tourbillon, et approcher de sa circonférence à proportion de la grosseur on de la force qu'elles ont pour continuer leur mouvement en ligne droite, ^nant à la fignre de tout le tourbillon, on ne peut donter, pai les choses cju'on vient de dire,
• M. Descai'tes croit que ces petites boules sont dures par elles-mêmes; mais Cû sont plutôt de petits tourbillons d'ime matière fluide, ainsi que je le dirai <iaa5 V Éclaircissement sur la matière et les couleurs. Mon dessein n'est ici que de donner quelque idôe du système de M. Descartes.
que réloignement d'un pôle à l'autre ne soit bien plus petit que la ligne qui traverse Téquateur Et si Ton considère que les tourbillons s'environnent les uns les autres et se pressent inégalement^ on verra encore clairement que leur équateur est une ligne courbe, irrégulière et qui peut approcher de l'ellipse.
Voilà les choses qui se présentent naturellement à l'esprit lorsque Ton considère avec attention ce qui doit arriver aux parties de l'étendue qui tendent sans cesse à se mouvoir en ligne droite, c'est-à-dire par le plus simple de tous les mouvements. Si l'on veut maintenant supposer une chose qui semble très-digne de la sagesse et de la puissance de Dieu , savoir : qu'il a formé tout d'un coup l'univers dans le même état ; que ses parties se seraient arrangées avec le temps selon les voies les plus simples, et qu'il les conserve aussi par les mêmes lois naturelles; en un mot, si l'on veut faire application de nos pensées avec les objets que nous voyons, on pourra juger que le soleil est le centre du tourbillon ; que la lumièj e coi porelle qu^il répand de tous côtés n'est autre chose que l'eftbrt continuel des petites boules qui tendent à s'éloigner du centre du tourbillon ; et que cette lumière doit se communiquer en un instant par des espaces immenses, parce que tout étant plein de ces boules , on ne peut en presser une qu'on ne presse toutes les autres qui lui sont opposées.
On pourra encore déduire de ce que je viens de dire plusieurs autres conséquences ; car les principes les plus simples sont les plus féconds pour expliquer les ouvrages de celui qui agit toujours selon les voies les plus simples. Mais on a besoin de considérer encore certaines choses qui doivent arriver à la matière. Nous devons donc penser qu'il y a plusieurs tourbillons semblables à celui que nous venons de décrire en peu de paroles; que les centres de ces tourbillons sont les étoiles, lesquelles sont autant de soleils ; que les tourbillons s'environnent les uns les autres , et qu'ils sont rangés de telle manière, qu'ils se nuisent le moins qu'il se peut dans leurs mouvements ; mais que les choses n'ont pu en venir là que les plus faibles des tourbillons n'aient été entraînés et comme engloutis par les plus forts.
Pour comprendre ceci, il n'y a qu'à penser que le premier
' Par éQMaiewr, j'eiiteads la ligne courbe la plus graade (|ne ia matière du tourbillon décrive.
élément qui est dans le ccnti-e d'un tourbillon peut s'échapper et s'échappe sans cesse par les intervalles des boules vers la circonférence du même tourbillon ; et que dans le temps que ce centre ou cette étoile se vide par son équateur^ il doit y rentrer d'autre premier élément par ses pôles : car cette étoile ne se peut vider d'un côté qu'elle ne se remplisse de l'autre, puisqu'il n'y a point de vide dans le monde comme je le suppose ici , et qu'il est facile de le prouver par les effets naturels, par la transmission, par exemple, de la lumière. Mais, comme il peut y avoir une infinité de causes qui peuvent empêcher qu'il n'entre beaucoup du premier élément dans cette étoile dont nous parlons, il est nécessaire que les parties du premier élément qui sont obligées de s'y arrêter s'accommodent pour se mouvoir dans im même sens. C'est ce qui fait qu'elles s'attachent et se lient les unes aux autres et qu'elles forment des taches qui, s'épaississant en croûtes, couvrent peu à peu ce centre, et font du plus subtil et du plus agité de tous les corps une matière solide et grossière. C'est cette matière grossière que M. Descartes appelle le troisième élément; et il faut remarquer que , comme elle est engendrée du premier dont les figures sont infinies, elle doit être revêtue d'une infinité de formes différentes.
Cette étoile, ainsi couverte de taches et de croûtes, et devenue comme les autres planètes, n'a plus la force de soutenir et de défendre son tourbillon contre Teffort continuel de ceux qui l'environnent. Ce tourbillon diminue donc peu à peu ; la matière qui le compose se répand de toutes parts : et le plus fort des tourbillons d'alentour en entraîne la plus grande partie, et enveloppe enfin la planète qui en est le centre. Celte planète se trouvant tout entourée de la matière de ce grand tourbillon, elle y nage, en conservant avec quelque peu delà matière de son tourbillon le mouvement circulaiie qu'elle avait auparavant; et elle y prend enfin une situation qui la met en équilibre avec un égal volume de la matièi e dans laquelle elle nage. Si elle a peu de solidité et de grandeur, elle descend fort pioche du centre du tourbillon qui l'a enveloppée, parce qu'ayant peu de force pour continuer son mouvement en ligue droite, elle doit se placer dans l'endroit de ce tourbillon où un égal volume du second élément a autant de force qu'elle pour s'éloigner du centre; car elle ne peut être en équilibre qu'en cet endroit. Si cette planète est plus grande
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et plus solide^ elle doit se meitre eu équilibre daus un lieu plus éloigné du centre du tourbillon. Et enfui s'il n'y a dans le touj'billon aucun lieu où un égal volume de sa matière ait autant de solidité que cette planète, et par conséquent autant de force pour continuer son mouvement en ligne droite à cause que cette planète sera peut-être fort grande et couverte de croûtes fort solides et fort épaisses, elle ne pourra s'arrêter dans ce tourbillon, puisqu'elle ne pourra s'y mettre en équilibre avec la matière qui le compose. Cette planète passera donc dans les autres tourbillons; et si elle n'y trouve point son équilibre, elle ne s'y ajrêtera point aussi. De sorte qu'on la verra quelquefois passer comme les comètes , lorsqu'elle sera dans notre tourbillon , et assez proche de nous pour cela ; et l'on ne la verra de longtemps lorsqu'elle sera dans les autres tourbillons, ou dans l'extrémité du nôtre.
Si Ton pense maintenant qu'un seul tourbillon, par sa grandeur, par sa force et par sa situation avantageuse, peut miner peu à peu, envelopper et entraîner enfin plusieurs tourbillons, et des tourbillons même qui en auraient surmonté quelques autres, il sera nécessaire que les planètes qui se seront faites dans les centres de ces tourbillons, étant entrées dans le grand tourbillon qui les aura vaincues, s'y mettent en équilibre avec un égal volume de la matière dans laquelle elles nagent. De sorte que si ces planètes sont inégales en solidité, elles seront dans une distance inégale du centre du tourbillon dans lequel elles nageront. Et s'il se trouve que deux planètes aient à peu près la même force pour continuer leur mouvement en ligne droite, ou qu'une planète entraîne dans son petit tourbillon une ou plusieurs autres plus petites planètes qu'elle aura vaincues selon notre manière de concevoir la formation des choses , alors ces petites planètes tourneront autour de la plus grande , tandis que la plus grande tournera sur son centre; et toutes ces planètes seront emportées par le mouvement du grand tourbillon dans une distance presque égale de son centre.
Nous sommes obligés, en suivant les lumières de la raison, d'arranger ainsi les parties qui composent le monde, que nous imaginons se former par les voies les plus simples. Car tout ce qu'on vient de dire n'est appuyé que sur l'idée que l'on a de l'étendue, dont on a supposé que les parties tendent à se mouNoir par le mouvement le plus simple, qui est le
mouvement en ligne droite. Et lorsque nous examinons par les effets si nous ne sonlmes point tiompés en voulant expliquer les ehoses par leurs eauses^ nous sommes comme surpris de voir que les phénomènes des corps célestes s'accommodent parfaitement avec ce qu'on vient de dire. Car nous voyons que toutes les planètes qui sont au milieu d'vm petit tourbillon tournent sur leur propre centre comme le soleil ; qu'elles nagent toutes dans le tourbillon du soleil et autour du soleil ; que les plus petites ou les moins solides sont les plus proches du soleil^ et les phis sohdes les plus éloignées; et qu'il y en a aussi, comme les comètes, qui ne peuvent demeurer dans le tourbillon du soleil; enfm, qu'il y a plusieurs planètes qui en ont encore plusieurs autres petites qui tournent autour d'elles, comme la lune autour de la terre. Jupiter en a quatre, et Saturne cinq, aussi est-il le plus grand. Peut-être même que Saturne en a un si grand nombre de si petites, qu'elles font le même efTet qu'un cercle continu, qui semble n'avoir point d'épaisseur à cause de son grand éloignement. Ces planètes étant les plus grandes que nous voyions, on peut les considérer comme ayant été engendrées de tourbillons assez grands pour en avoir vaincu d'autres avant que d'avoir été enveloppées dans le tourbillon où nous sommes.
Toutes ces planètes tournent sur leur centre, la Terre en vingt-quatre heures. Mars en vin^-cinq ou environ, Jupiter en dix heures ou environ, etc. Elles tournent autour du soleil: Mercure, qui en est le plus proche, environ en trois mois; Saturne, qui en est la plus éloignée, environ en trente années; et celles qui sont entre-deux, en plus ou moins de temps, mais non pas tout à fait dans la proportion de leur distance. Car toute la matière dans laquelle elles nagent fait son tour plus vite lorsqu'elle est plus proche du soleil, parce que la hgne de son mouvement est plus petite. Lorsque Mars est opposé au soleil il est assez proche de la terre, et il en est extrêmement éloigné lorsqu'il lui est joint. 11 en est de même des planètes supérieures, Jupiter et Saturne ; car les inférieures, comme Mercure et Vénus, ne sont jamais opposées au soleil, à proprement parler. Les hgnes que toutes les planètes semblent décrire autour de la terre ne sont point des cercles, mais elles approchent fort des ellipses ; et toutes ces ellipses paraissent fort différentes, à cause des différentes situations des planètes à notre égard. Enfin tout ce qu'on remarqin; n. 50
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dans les cieux avec certitude, touchant le mouvenrient des planètes, s'accommode parfaitement avec ce que l'on vient de dire de leur formation suivant les voies les plus simples.
Il y a bien des gens qui regardent les tourbillons de M. Descartes comme de pures chimères. Cependant rien n'est phis facile à démontrer, en supposant, 1° que tout corps mû tend à se mouvoir en ligne droite ; 2^ que les planètes ont des mouvements circulaires, deux vérités certaines par l'expérience. Car il est clair que si Jupiter, par exemple, était mû dans le vide, il irait toujours en ligne droite ; et que s'il était mû dans une matière qui ne fît pas un tourbillon ou qui ne tournât point à l'entour du soleil, non-seulement il continuerait toujours d'aller en ligne ou droite ou du moins spirale, mais il perdrait peu à peu son mouvement en le communiquant au fluide qu'il déplacerait. 11 faut donc que la matière céleste fasse un tourbillon, et que chaque planète s'y place de telle manière que son effort pour s'éloigner du soleil fasse équilibre avec l'effort d'un égal volume de cette matière, c'est-à-dire que la ligne de son mouvement circulaire soit égale à celle de la matière dans laquelle elle nage.
Pour les étoiles fixes, l'expérience apprend qu'il y en a qui diminuent et qui disparaissent entièrement, et qu'il y en a aussi qui paraissent toutes nouvelles, et dont l'éclat et la grandeur augmentent beaucoup. Elles augmentent ou diminuent à mesure que les tourbillons dont elles sont les centres reçoivent plus ou moins du premier élément. On cesse de les voir lorsqu'il s'y forme des taches et des croûtes, et l'on commence à les découvrir lorsque ces taches qui en empêchent l'éclat se dissipent entièrement. Toutes ces étoiles gardent toujours entre elles la même distance, puisqu'elles sont les cerîtres des tourbillons, et qu'elles ne sont point entraînées tant qu'elles résistent aux autres tourbillons ou qu'elles sont étoiles. Elles sont toutes éclatantes comme de petits soleils, parce qu'elles sont comme lui les centres de quelques tourbillons qui ne sont point encore vaincus. Elles sont toutes inégalement distantes de la terre, quoiqu'elles paraissent aux yeux comme attachées à une voûte ; car si l'on n'a point encore remarqué la parallaxe des plus proches avec les plus éloignées, par la différente situation de la terre de six mois en six mois, c'est que cette différence de situation n'est pas assez grande, à cause de réloignement immense où
nous sommes des étoiles^ pour rendre cette parallaxe sensible. Peut-être que, par le moyen des télescopes, on en pourra remarquer quelque peu. Enfin tout ce qu'on peut observer dans les étoiles par Fusage des sens et par l'expérience n'est point différent de ce qu'on vient de découvrir par l'esprit, en examinant les rapports les plus simples et les plus naturels qui se trouvent entre les parties et les mouvements de l'étendue.
Si Ton veut examiner la nature des corps qui sont ici-bas, il faut d'abord se représenter que le premier élément étant composé d'un nombre infini de figures différentes, les corps qui auront été formés par l'assemblage des parties de cet élément seront de plusieurs sortes. Il y en aura dont les parties seront branchues, d'autres dont elles seront longues, d'auti es dont elles seront comme rondes, mais irrégulières en toutes façons. Si leurs parties brancbues sont assez gr*osses, ils seront durs, mais flexibles et sans ressort, comme l'or ; si leurs parties sont moins grosses, ils seront mous ou fluides, comme les gommes, les graisses, les builes ; mais si leurs parties branchues sont extrêmement délicates, ils seront semblables à l'air. Si les parties longues des corps sont grosses et inflexibles, ils seront piquants, incorruptibles, faciles à dissoudre comme les sels ; si ces mêmes parties longues sont flexibles^ ils seront insipides comme les eaux; s'ils ont des parties grossières et irrégulières en toutes façons, ils seront semblables à la terre et aux pierres. Enfin il y aura des corps de plusieurs différentes natures, et il n'y en aura pas deux qui soient entièrement semblables, parce que le premier élément est capable d'une infinité de figures, et que toutes ces figures ne se combineront jamais de la môme manière en deux différents corps. Quelques figures qu'aient ces corps, s'ils ont des pores assez grands pour laisser passer le second élément entons sens, ils seiont transparents comme l'air^ l'eau, le verre, etc. Quelques figures qu'aient ces corps, si le premier élément en environne entièrement quel(jues parties, et les agitent assez fort et assez promptement i)our repousser le second élément de tous côtés, ils seront lumineux comme la flamme. Si ces corps repoussent tout le second élément qui les choque, ils seront très-blancs ; s'ils le reçoivent sans le repousser, ils seront très-noirs; enfin, s'ils le repoussent par