‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 17 sur 134 · Œuvres de Des Forges,, édit. 1759, I, p. x.\i · texte numérisé non relu

Œuvres de Des Forges,, édit. 1759, I, p. x.\i

3. Mercure, Mars 1733, p. 480 ; et Poésies de Malcrais, p. 159.

4. Voir Lettres nouvelles de Des Forges Maillard, p. i3 (Lettre IV}.

INTRODUCTION

Et le mois suivant vit se produire dans l'existence de notre héroïne une péripétie décisive, qui devait amener le dénouement : elle vint à Paris (octobre i733).

Les madrigaux, les épîtres, les déclarations, les éloges en vers ou prose publiés par le Mercure, n'étaient pas le seul tribut que Malcrais tirait de ses admirateurs. Nombre d'auteurs lui adressaient leurs ouvrages, avec ou sans lettre d'envoi, par l'intermédiaire de La Roque, qui les faisait parvenir.

Alors vivait à Pans un homme riche, amateur éclairé des arts et des lettres, lettré lui-même et Mécène des beaux esprits, Titon du Tillet. Il avait fait exécuter à ses frais ce Parnasse français en bronze haut de huit à dix pieds, qu'on voit encore à la Bibliothèque Nationale, et décrit ce monument, avec de savantes notices sur les poètts français, dans un volume in-folio. Par le canal de La Roque, il fit hommage de ce volume à la docte Malcrais, avec une lettre obligeante ', que le directeur du Mercure envoya à la prétendue demoiselle le 3o juin i/BS. Des Forges ne répondait jamais aux lettres de ce genre autrement que par des pièces mises au Mercure sous le nom de la Muse du Croisic. Jamais encore, il n'avait écrit — ou plutôt fait écrire par M™e de Mondoret — de lettres particulières signées Malcrais, si ce n'est à La Roque. Mais cette fois, il y avait tant d'ouverture de cœur dans la missive de Titon, que notre poète se crut obligé d'y faire réponse,

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