‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 4 sur 134 · Alercure de .726. Septembre, p. 1985 et suivantes · texte numérisé non relu

Alercure de .726. Septembre, p. 1985 et suivantes

i. Œuvres de Des Forges Maillard, édit. 1759, I, Préface p viii-ix. Dans la Correspondance générale de Voltaire, cette l-'ttre figure à tort parmi celles de l'an ,733, avec cette seule date • « Le... ,um ». Dans l'édit. in-i8de 1821, elle est au t. I p 2-'2

dans ses Œuvres ', le tout est généralement faible. Citons pourtant quelques couplets d'une « Épître en triolets, en- '. voyée à Vannes, le mardy gras dernier (1728), à Mae dame la comtesse de Men** » = :

Bon jour, bon an, cher Mardi gras.

Tu tardois longtemps à paroître. Père des excellens repas, Bon jour, bon an, cher Mardi gras.

Quoi! mon gros ami, tu l'en vas Lorsque tu ne fais que de naître !

Le Carême te suit de près.

Le dos tout chargé de morue.

Criant : Aux bons harengs sorets!

Le Carême te suit de près.

Puisqu'il n'a que ces tristes mets, Laissons-le coucher dans la rue.

La dame à laquelle Des Forges envoie cette épître était une Muse, notre auteur lui dit :

Sapho du bon pays breton.

Vous n'en voulez qu'à l'Hippocrène, Voilà votre péché mignon.

Pour vous le sçavant Apollon Lâche les torrents de sa veine.

1. Savoir : Imitation de l'ode x du livre iv d'Horace, publiée dans le Mercure de février lyiS, p. 290, et dans l'édit. des Œuvres Ad lySq, t. H, p. 181 ;— le Tabac, ode, Mercure de septembre 1725, p. 1935, et Œuvres, 1759, I, p. 88 ; — Danaé, cantate, Mercure, même vol. p. 1972, et Œuvres, 1769, I, p. 430; — la Beauté, ode, Mercure de 1726, vol. l'îrde décembre, p. 2611, et Œuvres, lyi^, p. 25.

2. Mercure de mars 1728, p. 486-491. Elle n'est pas dans les Œuvres.

INTRODUCTION

Qu'il fait beau vous voir sous les yeux Cicéron, Virgile ou Térence; Les auteurs les plus curieux, Vous quittez volontiers pour eux Le jeu, les festins et la danse.

Quel dommage de ne pouvoir au juste compléter le nom de cette femme rare, de cette comtesse admirable, qui laissait le bal pour aller lire... Cicéron !

Notons encore — non pour sa poésie — un compliment en vers présenté à Nantes par notre auteur, en 1727, à la maréchale d'Estrées, dont le mari commandait la province de Bretagne '.

Des Forges écrivait aussi dès cette époque dans le Journal de Verdun, recueil littéraire mensuel moins volumineux, mais non moins répandu que le Mercure. En octobre 1727, il y donna une Cantate à la Reine, qui venait de mettre au monde, dans sa première couche, deux princesses jumelles ". Opposons quelques couplets de cette solennelle poésie aux facétieux triolets du Mardi gras. Voici le début:

Où suis-je ? ô ciel, qu'entends-je ! O céleste harmonie ! Quels sons mélodieux fendent le sein des airs !

Quelle agre'able symphonie !

Mes sens sont enchante's de ces nouveaux concerts.

Cela se rapporte aux fêtes données par la ville de Paris, — que Des Forges n'avait pas vues. Mais le royaume entier était en liesse :

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