‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 44 sur 134 · Œuvres de Des Forges, édit. 1759, II, p. 218, cf. p. 2i · texte numérisé non relu

Œuvres de Des Forges, édit. 1759, II, p. 218, cf. p. 2i

grand artiste par Des Forges lui-même dans le Mercure du mois de mai 1746 (p. i34). Le portrait fut gravé de nouveau en petit format en 1756 et placé, trois ans après, en tête du premier volume de l'édition définitive des Œuvres de notre poète. La bouche est très spirituelle et un peu railleuse, les yeux brillent d'intelligence. Le front est haut, le nez droit, la figure pleine d'agrément et de jeunesse. Des Forges dut être peint en 1733 ou 1734, à son premier voyage de Paris. Quant aux vers de Rousseau mis sous ce portrait, nous les avons rapportés plus haut (p. Lxxix ci-dessus).

Si, pendant ces trois années (août 1738 à octobre 1741), notre poète ne quitta pas la Bretagne, on voit pourtant, par ses lettres et ses vers, qu'il fut loin de rester collé au Croisic comme une huître à son rocher. Il faisait autour de lui de fréquentes et parfois assez lointaines excursions : à Nantes et à Clisson, pour voir ses intimes amis, Bertrand et Chevaye, lettrés et poètes comme lui ; au château de la Maillardière, en Vertou, chez ses parents Darquistade, dont nous parlerons plus loin ; en Basse- Bretagne, chez le président de Robien, à son beau logis du Plcssix-Ker sur la rivière d'Aurai ; il poussait volontiers jusqu'à Lorient * ; il passa même à Belle-Isle plusieurs semaines de l'été 1740 chez M. Roger, beau-père de M. de Cadeville, maréchal de camp, qui commandait dans cette place 2.

Dans ces excursions, il emportait avec lui une bibliothèque de voyage réduite à deux volumes, la Bible et un poète classique, le plus souvent un Horace : « la première pour l'utile, disait-il, et l'autre pour l'agréable ^. »

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