‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 45 sur 134 · Ibid., Il, p. 23i · texte numérisé non relu

Ibid., Il, p. 23i

INTRODUCTION

Au reste, il n'habitait le Croisic qu'en hiver ; toute la belle saison, il la passait dans cette case champêtre de Brederac, où il avait inventé, créé et mis au monde Mli« de Malcrais, et qui a tenu dans sa vie une si grande place que nous ne pouvons nous dispenser de la décrire d'après lui «:

Dès que le doux printemps ranime la nature.

Je quitte, gai comme un pinçon, Ma natale bicoque, où le froid aquilon Fait durer plus qu'ailleurs la piquante froidure, Et je vais, afourché sur un mince grison, Habiter, en campagne, une antique maison

D'une rustique architecture...

L'œil découvre, approchant de ce manoir fertile, Sur un riant donjon, fait d'ardoise et d'argile.

Deux canons braqués, dont le bruit Ne réveilla jamais la bergère tranquille. Qui jusqu'au chant du coq profite de la nuit '.

C'était tout bonnement des canons de bois, placés là pour effrayer l'Anglais s'il approchait de cette côte, et qui abritaient chaque année de bruyantes couvées de moineaux.

La cour était décorée d'un portail peint en rouge, en face duquel un escalier de pierre menait â l'étage principal de lu maison, escalier si étroit, si serré entre ses rampes, que les paniers des dames, prétend l'auteur, n'y pouvaient passer.

La maison n'avait que trois pièces logeables : sur le devant « une claire galerie » formant salle ; en arrière,

1. Voir la pièce intitulée : Brederac, petite maison de campagne de l'auteur, dans les Œuvres de Des Forges, édit. lySg, II, p. 79 a 91.

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