‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 48 sur 134 · I. Œuvres, II, p · texte numérisé non relu

I. Œuvres, II, p

trois amis frappaient à la porte, demandant le vivre et le couvert.

Le maître, enchanté, ajoutait à la volaille un gigot de mouton, allait cueillir une salade dans sa cressonnière, et montait de son meilleur vin.

Puis, de souper gaîment, riant, jasant, chantant, faisant de bon contes.

C'est ainsi qu'écartés dans ce lieu solitaire, Oij le plaisir toujours consulte la raison, Délivrés des fâcheux, des grands, du plat vulgaire. Nous suivons la nature et, sans ambition, Vivant à peu de frais, nous faisons bonne chère'.

En 174 1, la guerre s'étant rallumée entre l'Autriche et la France, le roi fut obligé de rétablir en octobre l'impôt du dixième, supprimé depuis le 3i décembre 1736.

Des Forges, qui avait déjà fonctionné en 1735-1736 dans l'administration organisée pour le recouvrement de cet impôt, demanda à y rentrer. Sa demande fut accueillie, il fut nommé contrôleur du dixième dans la province de Poitou. Sa nomination doit être d'octobre 1 741, carie 19 de ce mois, il était encore au Croisic et écrivait à l'abbé Philippe :

« Je suis sur le point de partir pour Poitiers, et parmi cent tracas nécessaires la tête me fume. J'ai des malles, des valises, etc., des habits à faire faire, des lettres pressantes auxquelles

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