‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 51 sur 134 · Chez qui l'abbé Philippe logeait à Paris · texte numérisé non relu

Chez qui l'abbé Philippe logeait à Paris

3, Lettres de Des Forges, Supplément inédit, n' XHv.

INTKODUCTION

composait, dans le même temps, à Fontenai-le-Comte, une chanson amoureuse fort enflammée, dont on peut voir ci-dessous (p. 157) le premier couplet.

Peu de temps après la date de cet/te lettre, Des Forges fut envoyé de Fontenai aux Sables-d'Olonne, pour continuer ses courses de ce côté. Il était aux Sables ' dès le ■22 juillet 1741. Il trouva là un receveur des tailles appelé Perot, riche, lettré, qui se piquait de bel-esprit, qui connaissait notre poète de réputation, lui fit l'accueil le plus empressé, se jetant littéralement à son cou, et se lia étroitement avec lui. — t M. Perot (écrivait Des Forges « à Titon le 29 août 1741) est un garçon de beaucoup " d'esprit ; nous nous aimons intimement, et je suis presque toujours avec lui 2. i>

Cette grande amitié finit par une trahison. Dans une affaire délicate de son service, Des Forges ayant été amené à modifier des conclusions trop sévères données par lui contre quelques particuliers, se vit dénoncé au ministre par l'odieux Perot comme sacrifiant les intérêts du trésor royal et, sur cette dénonciation, privé de son emploi. Il a expliqué lui-même les circonstances de cette perfidie dans une lettre (publiée récemment), à laquelle nous renvoyons le lecteur '.

Sa révocation eut lieu à la fin de janvier ou au commencement de février 1743, carie 12 de ce mois un de ses amis, l'avocat Bertrand, de Nantes, écrivait à René

1. Ibid. n* XLV, lettre de Des Forges à l'abbé Philippe du 22 juillel 1741.

Page 1