‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 64 sur 134 · Œuvres, 1769, II, p. 323, cf. p · texte numérisé non relu

Œuvres, 1769, II, p. 323, cf. p

INTRODUCTION

pari, il eut lieu chez un Croisicais appelé Piquelière', et fut suivi d'un souper. Parmi les convives, tous gens d'esprit et de belle gaîté, Des Forges nomme quatre capitaines du régiment de Dinan en garnison au Croisic : MM. de Florigny, Papeu, Guerrande, Villeneuve Geslin ; puis une demi-douzaine d'habitants de la ville : Piquelière, Pontneuf, Barjulé, Boutouillic, beau-fils de Des Forges, et l'un des frères de ce dernier, celui qui avait relevé le fameux nom de Malcrais 5.

Tout cela, avouons-le, ne donne pas l'idée d'une solitude bien farouche.

A la porte du Croisic, Des Forges avait encore un ami lettré et distingué en M. Jacquelot de la Motte, conseiller au Parlement de Bretagne, qui pendant les vacances parlementaires, c'est-à-dire pendant six mois de l'année, habitait le château de Camzillon, dans la paroisse de Mesquer '.

Mais la meilleure relation de notre poète dans la magistrature, la plus littéraire aussi et la plus illustre, c'était sa liaison fort amicale avec le président de Robien. Il était sur le pied de l'intimité avec ce très savant et très lettré magistrat qui, nous l'avons vu plus haut, l'avait emmené avec lui à Paris en 1745, dans sa chaise de poste. Tous les ans, pendant les vacances parlementaires, Des Forges allait passer un bon temps près de lui, dans son aimable et pittoresque château du Plessix-Ker, près Aurai ; de là il aimait à errer le long des rivages du Morbihan et de la lagune d'Etel, où il recueillit un jour et s'amusa à rimer

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