I. Ibid., II, p
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Ces gros patauds, comme cierges plantés, Leurs grands chapeaux (car telle est la coutume) Sur leurs deux mains pendus dévotement, La gueule ouverte à passer une enclume. D'autre côté, magistrats, gravement, La barbe en pointe, aussi fiers que Bartolc, Greffiers, sergents, gibiers de protocole, Etmarguilliers se montraient sur leurs bancs.
Les auditeurs placés, pressés, bouche béante, le concert commence :
Adonc voici que notre hardi drôle
— Qui d'organura n'avait hanté l'école —
Fait, préludant, rouler sur les claviers,
Sans choix, sans but, ses doigts lourds et grossiers.
Puis, tout à coup, le bourdon, la cymbale.
Le larigot, le cornet, le nasard.
Clairon, régale, et cromorne •, et pédale.
Se décochant à la fois, au hasard,
Tôt il s'élève une telle tourmente
Qu'à ce fracas le peuple, en épouvante.
Croit sur son dos voûte et murs écroulés.
Chats, chiens, corbeaux, baudets, loups assemblés
Au fond d'un bois, pour hurler avec rage
Sur d'affreux tons de concerts endiablés,
One ne sçauroient imiter ce tapage'.
Les gens aux grands chapeaux se fâchent, entourent le prétendu organiste, « baragouinant » des menaces en breton et en français ; lui sans se déconcerter :
— Hé, Messieurs, dit-il, ce n'est pas ma faute, c'estcelle de votre souffleur. Ce butor-là fait tout de travers ; quand je joue le Sanctus, il souffle le Gloria : comment voulezvous que j'y tienne ?