‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 71 sur 134 · INTRODUCTION CXXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION CXXXVII

En effet il reprend cœur et finit en s'écriant bravement ;

Ne vaut-il pas bien mieux, tandis qu'on est dispos, A la fleur de son âge expirer en he'ros, Que de vivre cent ans en lâche ?. . .

Mais rentrons. J'oubliois.dans mes transports fougueux. De donner à mes blonds cheveux, Pour tout le cours de la campagne, Au moins un coup de peigne ou deux.

Nous terminerons par un portrait de femme finement tracé, -la photographie d'une coquette in extremis, minaudant et coquetant en face de la mort ; aussi l'auteur lui a-t-il donné la forme d'une épitaphe :

Dans ce joli tombeau, fait en colifichet.

Habite, e'pars, le froid squelette

D'une pe'tillante coquette, S'aimant, s'idolâtrant jusqu'au dernier hoquet. On la vit, tous les jours, arranger sa toilette Sur le lit d'oii jamais elle ne releva. D'un fagot de rubans charger sa folle tête, Et, les yeux presque éteints, aller encore en quête. A l'improviste, enfin, la Mort pâle arriva. Et, la trouvant pare'e à la mode nouvelle, L'inhumaine aigrement sourit, et voulut voir

Quel air elle pourroit avoir Avl-c ses affiquets et sa coêffe à dentelle «.

Cette forme de l'épigramme déguisée en épitaphe convenait à Des Forges, qui l'a souvent employée très heureusement, témoin encore ce quatrain sur un glorieux :

Cy gft, à la voix de tonnerre, Un comte qui, de son vivant,

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