‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 73 sur 134 · INTRODUCTION CXXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION CXXXIX

passion, c'était la première moitié du XVII» siècle, la poésie et la littérature française sous les règnes d'Henri IV et de Louis XIII, — l'aurore du soleil de Louis XIV. A l'occasion d'une ode de Racan, non recueillie à cette époque dans les éditions de ce poète et qu'il exhume d'un vieux bouquin inconnu, Des Forges a écrit, sur les poètes de ce temps, en particulier sur le respect qu'on doit à l'ancienne langue et au texte des anciens auteurs quand on les réimprime, un excellent morceau de critique littéraire'. Sa défense d'un vers de Saint-Amant attaqué par Boileau est aussi originale qu'amusante 2. Parmi les poètes du même temps dont il s'est occupé, citons encore Théophile, Boisrobtrt, Faret, Frenicle, René Gentilhomme, poète du Croisic qu'il a en quelque sorte découvert ^, etc.

Il a même fait quelques excursions dans les littératures étrangères, dont plusieurs (l'espagnole et l'italienne par exemple) lui étaient très familières ; on a de lui, entre autres, des observations intéressantes sur l'Arioste, sur le cavalier Marini, etc. *. Tous ces travaux, dont plusieurs mériteraient d'être réimprimés ou au moins analysés, indiquent une forte éducation littéraire; tous se recommandent par des vues ingénieuses, des traits curieux, un style agréable, parfois mais rarement entaché d'une certaine afféterie. Pour que l'on en puisse juger, citons quelques passages de son étude sur le poème Adonis de Marini 5 :

Page 1