‹ Œuvres nouvelles de Des Forges MaillardChapitre 76 sur 134 · INTRODUCTION CXLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION CXLIII

Cependant rendez-moi. Sire, à ma pauvreté. Au plaisir d'être à soi tout autre plaisir cède;

Heureux le cœur qui te possède, O trésor des trésors, ô chère liberté !

Des Forges n'avait pas l'àmc d'un courtisan, il n'en avait pas non plus les mœurs, si (dans c.tte même épître) il s'est peint exactement quand il dit :

Joyeux, triste, distrait, souvent trop ingénu Peu complaisant, trop vif, je n'ai pu me refaire ; Je cède à mon tempérament •.

Enfin, malgré le déchaînement de la secte des encyclopédistes, si puissante alors dans le monde des k-ttres, notre poète professa toujours hautement, dans sa vie et dans ses oeuvres, le respect de la religion. Ni bigot ni incrédule», il était chrétien, et il s'en faisait honneur. Ne serait-ce point encore un des motifs qui poussèrent Voltaire devenu le chef de la secte antichrétienne, à se faire l'ennemi de Des Forges et à lui reprocher avec injure cette histoire de M'.e de Malcrais, où il n'avait vu longtemps qu une excellente plaisanterie ?

Comme homme de lettres, notre poète s'est peint luimême dans cette page de ses Mémoires :

« J'ai composé, dit-il. grand nombre de pièces détachées en tout genre, soit vers, soit prose. L'ennui de ma retraite, le caprice, l'idée, le plaisir de faire ma cour à des personnes d'un

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