Œuvres, lySq, I, p. 177, ,7g
2. Voir Lettres nouvelles de Des Forges, p. 60 et 87 ; Jour„al de Verdun de 1772, I, 363 ; et dans le présent volume, p. ,,8 ci-dessous. '^
TES FORGES MAII.I.ARD
rang distingué, d'entretenir leur connaissance et celle de mes amis, les occasions, les ont fait naître. Mais peu fortuné sans être avare, je n"ai jamais fait trafic ni de prose ni de vers. Mes libraires m'ont fait présent de quelques exemplaires dont j'ai été satisfait, les plaignant des périls où les exposoit une douteuse espérance, en imprimant mes amusemensà leurs frais '. »
Ce ton modeste et sincère est bien éloigné de la morgue et de la hâblerie qui dominaient déjà dans le monde littéraire et qui depuis lors n'ont fait que croître et embellir.
Tous ces traits, en s'unissant, forment une physionomie de poète et d'honnête homme, aimable, gracieuse, originale.
Après la publication de ses Œuvres en i/Sg, Des Forges, âgé de soixante ans, semble avoir dormi quelques années. Nous ne retrouvons sa trace qu'en 1764, dans le Journal de Verdun, qui publie au mois d'août (p. 142) un sonnet de lui contenant l'épitaphe du généreux Titon du Tillet'. Le poète devait avoir cette pièce depuis quelque temps en portefeuille, car Titon était mort en 1762, âgé de quatrevingt-cinq ans.
En 1766, le duc d'Aiguillon, qui commandait encore en Bretagne et qui montra toujours beaucoup d'estime pour Des Forges, voulant donner une grande fête à son oncle le célèbre maréchal de Richelieu, chargea notre poète de composer les pièces de vers qui devaient être débitées ou chantées en cette occasion '.
Comment s'acquitta-t-il de cette tâche ? Nous l'ignorons, nous n'avons pas retrouvé ces vers. Mais il est