‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 107 sur 552 · Acl.. II, 30. 2. I Cor., xui, 1, î · texte numérisé non relu

Acl.. II, 30. 2. I Cor., xui, 1, î

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\oi.\ poui' leiidjc tt'iuoigiiage à ses vérités : ]Son po.sûuinus '. Comme un soldat cjui, dans le commencement du combat, ayant été surpris i)ar la crainte, se serait abandonné à la fuite, tout à coup, rougissant de sa faiblesse et piqué d'une noble honte et d'une juste indignation contre son courage qui lui a manqué, revient à la mêlée fortifié par sa défaite; et, j)our réparer sa ])remière faute, il se jette où le péril est le jjIus certain ;

ainsi l'apôtre saint Pierre "

x\iiprenons donc que la pénitence nous doit donner de nouvelles forces pour combattre le péché et faire léguer Jésus-Christ sur nos cœurs. C'est par là que nous montrerons la vérité de notre douleur, et que notre amour, allant toujours se jierfectionnant parmi nos victoires et nos sacrifices, pourra être enfin à jamais attVi-mi, conune celui du saint apôtre, ])ar le dernier eH'ort d'une cluirité insurmontal)le.

Troisième Point.

« Pctr<\ amas vicY Pierre, ni'aimez-vous? » Jésus- Christ l'interroge trois fois, j^our montrer que la chalité est une dette qui ne peut jamais être entièrement acquittée, et que ce divin Maître ne laisse pas d'exiger dans le temps même que l'on la paye, parce que cette dette est de nature qu'elle s'accroît en la payant. Pierre, depuis le moment de sa conversion, jiour acquitter dignement cette dette, n'a cessé de croître dans l'amour de son divin Maître; et son amour, par ces différents ])rogrès, est enfin parvenu à un degré si éniinent, cju'il ne saurait atteindre ici-bas à une plus haute perfection.

C'est à cette heure que notre apôtre est fondé jjIus que jamais à répondre au divin Sauveur : Vous .savc.': que je vous aime; puisque son amour, mis à la plus

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