Des chiffres indiquent ici l'or- désabuse
(Ire des phni.^es. 7. Gandar : « L'expérience nous
:!. Ps. en. 14. — Ms. : Novit... l'apprend assez... )) — Nous repor-
-1. Ilenviant (terme emprunté aiî tons plus loin cette importante
jf'u de hoc), rcnchéii^sant. Bo.<siiet addition marf^inalc : ici, elle n'était
avait •■crit d'aboi'd : .su ratKnant. ])as li .<a place. b. Var. : des exccs.
SUR l'ambition. 15
toujours (le la troupe ^ et forcent la destinée. Les exemples les ini^uiètent ", etc.
[P. 13'' 'j Si vous saviez ■ ce que c'est que le mystère (iu discernement et les jugements de Dieu sur la plupart de ceux qu'il discerne de la sorte, vous ne souhaiteriez pas d'être discernés de la sorte. Saint Augustin : Il en discei-ne : Ordinciii secuU prœsentis exoniat* ; Au- [gustej, César, les Antonins, tant d'autres; discernés dans le siècle, non discernés de la niasse damnée. Discernement que le chrétien doit désirer : ici, un siècle de confusion ; biens et maux mêlés : il y aura des biens t^ue les méchants ne goûteront pas, etc. Saint Augustin ''. (Voy. serm. Mundiis gaudcbit '^). — Enfin quel discernement dans le siècle, où la mort confondra tout? ('omjKiraison des fleuves. (Voy.' de la Mort; Oroison junchrc Gournay ^. Exorde.) Et tu vidncratus ch s'uut et nos, nostri similis effeetus es^. Comment vous discernelez-vous? Par la vertu? — La voie longue. Le vice réussit, qui a plus de force (Voy. serm. Mundus g(tudehit) : vous vous lasserez d'une voie si longue. La vertu pas assez souple pour ménager les esprits. Vous relâcherez quelque chose de sa sévérité ; après, vous vous abandonnerez tout à fait (Voy. serm. de l'Honï)cur du monde ^^*, deuxième point). Ce serait bien plus tôt fait de reiioncer tout à fait l'ambition : elle vous donnera de temps en temps quelque petite inquiétude ; mais |vous| en aurez toujours bien meilleur marché que l()rs(jue vous l'aui'ez laissé Te] prendre ^^ goût aux honneui-s du monde. Assez d'affaire en nous-mêmes (V^oy. serm. Porro unum) ^'.
]. Troupe, foule. (Cf. t. VII.) Jrnce. ICâC. Toy. t. II, p. Kll-ir.").
•2. La rédaction de 1 fit;2 expliquera 7. Le mot sermon est ici effacé,
celle-c. « Les exemples de ceux qui ,s La comparaison se trouve, en
s avancent semblent reprocher aux ç.{,.pf, ,|,,„, pe^orde de cette oraison
au res leur peu de mente. » f „,,^,,^,^ ^1^,;^^^ y , ^ ^ j 5.,^
.!. Première rédaction (fo 324) : ^ •' ".
Contre le discernement : 1° Dieu a ''• '"'•' ^^""'■^ ^^- — ^^^- '■ -'^^'^ '■"'-
i-i-.-ei'vc u!i jour pour cela. 2^ Quel rifuitiis . , ,,.
discernement qui aboutit à la mort ! . !"■ V oy. dans je Carême des Mt-
3" Par (piels moyens? Sera-ce la nnne^, t. ill, p. S[>'2.
vertu ? Ecce tu oulneralns es ^iciU H ". Il y avait d'abord : « lorsque WO.S', nostri similis effeclus es. ' vous lui aurez laissé prendre... »
■1. Pont. Juliaii., V, 3. 12. (i Que nous n'avons pas «, dit
ô. iJe Cii'it., I, vni, 1 et 2. Candar ( Choix de Sermons, p. 451 ).
G. llenvoi au sermon de /a Prori- llcincusmEcnt c'est une erreur. Il
in
Donnons quelque conseil aux grands de la terre. Que leur ciunlilion est périlleuse! L'expérience^ nous l'apprend assez ; mais on n'écoute point cette expérience. On en voit d'autres se prendre de vin ; on reconnaît la force de cette liqueur, mais on s'imagine toujours qu'on aura la tête plus forte. — Je me modérerai. — Et comment? Ne portez-vous pas toujours avec vous cette humeur inquiète et remuante? Comme si nous nous gouvernions par raison et non par humeur! Ou comme si l'ambition n'était pas sans comparaison moins traitable, quand on lui laisse prendre goût aux honneurs du monde " !
[P. 14] Tel ' qu'est le péril* d'un homme qui, ayant épousé une femme d'une beauté extraordinaire, serait obligé néanmoins de vivre avec elle comme avec sa soeur, et même de ne la regarder qu'avec réserve — vous ne comprenez que trop son péril — autant est-il difficile de garder la modération dans les dignités^. Il y en a néanmoins... Dieu prête de ses serviteurs à l'ordre du siècle^. Que feront-ils, Clirétiens? Qu'ils se prêtent au moiule, qu'ils se donnent à Dieu ; qu'ils se prêtent aux affaires, qu'ils se donnent^ au ciel. Esther : elle évite ce qu'elle peut ; ce qu'elle ne peut éviter, elle en éloigne son cœur ; elle fuit les délicatesses exquises et plus que royales de la table du favori ; et pour la table du roi,
s'.ieit (le la vêtnre : Martlia, Alnrtha, sollicita es.. , porro unum est veces- .«a?/vm. Voy. t. TI, p. 94. — Premier point. Le passage est souligné au iiKinnscrit. (Aujourd'hui à Jjimoges.)
L Tonte la tin de cet alinéa est placie pUi« haut par Gandar. — Retour à l'ancienne page Ki. xubas.
Ce qu'on va lire est aio\ité en marge, sans lenvoi. Sa ))lace naturelle est à la suite de la première rédaction.
'2. Ku «e relisant, Bo-^suet ajoute cetteautre note marginale : h Notez ce (jue c'est que d'agir par humeur et non par raison. C'est ce qui [estj cause que les passions sont insatiables, parce que l'humeur nous demeure ; et il faut con.sidérer en ce lieu ce que c'est que l'avarice des passions, o
a. S.Chrysost., Ifom. XL in Malth.
— Bossuet écrit : .'^i.JjL
4. ('orreclio)i ititerlitiénire inachevée; Il \on& avez éjiousé une femme
d'une rare et exquise beauté, qu'il faut aimer comme votre sœur et [même ne regarder qu'avec réserve]. )) — Pour faire entrer cette nouvelle rédaction dans le teste, il faudrait modifier ou supprimer les mots suivants : n Vous ne compre- Ke/ que trop son péril. > — En marge, ce résumé (écrit, ce semble, en 16t)'2) : Il Beauté ravissante : vivre avec elle comme avec sa sœur. »
Ô Addi'icn marginale : Il ne faut pas se permettre toutes clicses.