‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 125 sur 552 · Var. : pour le vouloir transpor · texte numérisé non relu

Var. : pour le vouloir transpor

166 CARf^ME DU LOUVRE.

tous les mouvements séditieux, qui rend Thomme maître en lui-même! Mais, pour être maître en soi-même, il faut être soumis à Dieu: c'est ma troisième partie.

Troisième Point.

La sainte et immuable \olonté de Dieu, à laquelle nous devons l'hommage d'une dépendance absolue, se déclare à nous en deux manières ; et Dieu nous fait connaître ce qu'il veut de nous par les commandements qu'il Jious fait et par les événements qu'il nous envoie \ Car, comme il est tout ensemble et la règle immuable de l'équité et le principe universel de tout l'être", il s'ensuit nécessairement que rien n'est juste ^ que ce qu'il veut, et que rien n'arrive que ce qu'il ordonne ; de sorte que les préceptes qui prescrivent tout ce qu'il faut faire et l'ordre des événements qui compi'end tout ce qui arrive reconnaissent également pour première cause sa volonté souveraine.

C'est donc, Messieurs, en ces deux manières que Dieu règle nos volontés par la sienne ; parce qu'y ayant deux choses à régler en nous, ce que nous avons à pratiquer et ce que nous avons à souffrir, il propose dans ses préceptes ce qu'il lui plaît qu'on pratique, il dispose par les événements ce qu'il veut que l'on endure; et ainsi, par ces deux moyens, il nous range parfaitement sous sa dépendance. Mais notre liberté, toujours rebelle, s'oppose sans cesse à Dieu et combat directement ces deux volontés : celle qui règle nos mœurs, en secouant ouvertement le joug de sa loi ; celle qui conduit les événements, en s'abandonnant aux murmures, aux plaintes, à l'impatience dans les accidents fâcheux de la vie. Et pourquoi ces murmures inutiles dans des choses résolues et inévitables, si ce n'est que l'audace humaine, toujours ennemie de la dépendance, s'imagine faire

1. Lâchât voit ici une note margi- ne reconnaissait-il pas ce sommaire,

nale de sept lignes, dont le manus- qu'il venait de placer (par erreur)

crit n'a pas trace. Elle est emprun- en tête du présent sermon ?

tée au sommaire du sermon de 1661. 2. Var. : de l'être.

(Voy. t. III, p. 595 : u Deux sortes 3. Var. : ne peut être juste,... ne

de commandements... ») Comment jieut arriver.

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