Var. : avec foi. 10. Var. : lui dit Siméon
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posé comme un signe auquel on conlredira, et votre [âme] sera percée d'un glnîve. Paroîes effroyables pour une mère ! Je vous prie, INIepsieurs, de les bien entendre. Il est vrai que ce bon vieillard ne lui propose ^ rien en particulier de tous les travaux de son Fils ; mais ne vous persuadez pas que ce soit pour épargner sa douleur : au contraire, c'est ce qui la porte au dernier excès ", en ce f|ue, ne lui disant rien en particulier, il lui laisse à appréliender toutes choses. Car est-il rien de plus rude [p. 9] ni ^ de plus affreux que cette cruelle suspension d'une âme menacée d'un mal extrême, sans qu'on lui explique* ce que c'est? C'est là que cette pauvre âme confuse, étonnée, pressée et attaquée de toutes parts, qui ne voit de toutes parts que des glaives pendant sur sa tête, qui ne sait de quel côté elle se doit mettre en garde, meurt en un moment de mille morts. C''est là (|ue la crainte, toujours ingénieuse pour se tourmenter ellemême", ne pouvant savoir sa destinée, ni le mal qu'on lui prépare, va parcourant tous les maux pour faire son supplice de tous : si bien qu'elle souffre toute la douleur que donne une prévoyance assurée, avec toute cette inquiétud.e importune, toute l'angoisse et l'anxiété qu'apporte une frayeur toujours tremblante ^ et qui ne sait à quoi se résoudre.
Dans cette cruelle incertitude, c'est une espèce de repos que de savoir de cjuel coup il faudra mourir ; et saint Augustin a raison de dire, « qu'il est moins dur, sans comparaison, de souffrir une seule mort que de les appréhender toutes : Longe satius est unom perpeti moriendo, quam omnes timere vivendo ^ . » Tel est l'état de la sainte Vierge, et c'est ainsi qu'on la traite. O Dieu! qu'on ménage peu sa [p. 10] douleur! Pourquoi la frappez-vous de tant d'endroits? Ou ne lui dites rien