‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 128 sur 552 · Var. : à l'extrémité. qui ne peut savoir · texte numérisé non relu

Var. : à l'extrémité. qui ne peut savoir

3. Var. : et. — Ici (f. 1 15"), l'auteur ft. Var. : pour nous tourmenter, reprend deux fciMllets (4 pages) d'un 0. Var. : qu'apporte une juste autre manuscrit. Ce serait, selon frayeur qui doute encore, — qu'ap- 3andar, celui de 1661; mais, au ))orte une crainte douteuse. — Gancommenceuient de cette année, le dar: qui apporte; — et variante format était plus grand, et il n'y jnéférée au texte.

avait point de marge, l'our nous. 7. De CIr. iJi-i. lih. I,cap. vi. —

ce n'est autre chose (pie le brouillon Ms. ; unam per/'eire... de 1662. Cf. p. 109, n. 11.

PURIFICATION DE LA SAINTE VIF.n(iE. 169

de son mal, pour ne la tourmenter point par la prévoyance; ou dites-lui tout son mal, pour lui en ôter du moins la surprise. Chrétiens, il n'en sera pas de la sorte. On lui annoncera son mal ^ de bonne heure, afin qu'elle le sente longtemps ; on ne lui dira pas ce que c'est, de peur [d'Jôter^ à la douleur la secousse violente que la surprise y ajoute. Ce qu'elle a ouï confusément du bon Siméon, ce qui a déjà ^ déchiré le cœur et ému toutes les entrailles de cette mère"*, elle le verra sur la croix plus horrible, plus épouvantable qu'elle n'avait pu se l'imaginer. O prévoyance, ô surprise! O ciel, ô terre, ô nature, étonnez-vous de cette constance ! Ce qu'on lui prédit lui fait tout craindre ; ce qu'on exécute ^ lui fait tout sentir. Voyez cependant sa tranquillité par le miracle de son silence. Sa ^ crainte n'est pas curieuse, sa douleur n'est pas impatiente. Ni elle ne s'informe de l'avenir, ni elle ne se plaint du mal présent^; et elle nous apprend par ce grand exemple ^ les deux actes de résignation par lesquels [p. llj nous nous devons immoler à Uieu : se préparer de loin à tout ce ((u'il veut, se soumettre' humblement à tout ce qu'il fait.

Après cela, Chrétiens, qu'est-il nécessaire que je vous exhorte à offrir à Uieu ce grand sacrifice? Marie vous parle assez fortement. C'est elle qui vous invite à ne sortir point de ce lieu sans avoir consacré à Dieu ce que vous avez de plus cher. Est-ce un époux? est-ce un fils? Et serait-ce quelque chose de plus grand et de plus précieux qu'un royaume, ne craignez point de l'offrir à Dieu. Vous ne le perdrez pas en le remettant entre ses mains. Il le conservera, au contraire, avec une bonté d'autant plus soigneuse que vous le lui aurez déposé avec une plus entière confiance : Tutius habitura quem Domîno commendasset ^".

C'est la grande obligation " du chrétien, de s'abandonner tout entier à la sainte volonté de Dieu ; et plus

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