Mot omis par Gandar. 8. Gandar : par cet exemple
4. Var. : sou cœur..,, toutes ses 9. Var. : se résoudre, entraillts. 10. S. Paulin. ,£>i'.s;. ad Sever., n. 9.
5. Var. : ce qu'on lui fait voir. H. Avant d'écrire tout au long sa 0. Ms : a plutôt la que sa. de- péroraison dans la revision défini-
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on est iii(lé|ieii(laMt, plus ou doit être à cet égard dans la dépendance. C'est la loi de tous les empires, que ceux qui ont cet honneur de recevoir queUiue éclat de la majesté du prince, ou qui ont quelque partie de son autorité entre leurs mains lui doivent une obéissance plus ponctuelle [p. 12] et une fidélité plus attentive à [leur] devoir ' ; parce que, étant les instruments p[rinci]paux de la domination souveraine, ils doivent s'unir plus étroitement à la cause qui les applique. Si cette maxime est certaine dans les empires du monde et dans la ])olitique de la terre ^, elle l'est beaucoup plus encore selon la politique du ciel et dans l'empire de Dieu ; si bien que les souverains, qu'il a commis pour régir ses peuples, doivent être liés imnuiablement aux dispositions de sa providence plus que le reste des lionnnes.
Il n'est pas expédient à l'homme de ne voir rien audessus de sofl : un prompt égarement suit cette pensée, et la condition de la créature ne porte pas cette indépendance. Ceux donc qui ne découvrent rien sur la terre qui puisse leur faire loi doivent être d'autant plus préparés à la recevoir d'en haut. S'ils font la volonté de Dieu, je ne craindrai point de le dire, non seulement leurs sujets, mais Dieu même s'étudiera à faire la leur ; car il a dit par son Prophète qu'il « fera la volonté de ceux qui le craignent : Voluntaiem timenthnn ^e facict^. »
Sire, \'otre Majesté rendra compte à Dieu de toutes les prospérités de son règne, si vous n'êtes aussi fidèle à faire ses volontés comme il est soigneux d'accomplir les vôtres. Que si Votre Majesté regarde ses peuples avec amour comme les peuples de Dieu, sa couronne comme un présent de sa providence, son sceptre comme l'instrument de ses volontés, Dieu bénira votre règne. Dieu affermira votre trône comme celui de David et de
tive du discours, l'orateur l'avait créature que de penser trop qu'elle
esquissée sur la marge du brouillon : est souveraine. Elle n'est pas née
a Au Roi. Plus la volonté des rois pour se régler elle-même; elle se
est absolue, plus elle doit être sou- doit regarder dans un ordre supé-
mise. Parce que Dieu, qui régit le rieur. »
monde par eux, etc., prend un soin ]. Me. : à son devoir,
plus particulier de leur conduite et 2. Var. : selon la politique,
de la fortune de leurs Etats. Rien 3. Pa. OXLIV, 19. de plus dangereux ^ la volonté d'une
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Salomon ; Dieu fera passer Votre Majesté d'un règne à un règne, d'un trône à un trône, mais trône bien plus auguste et règne bien plus glorieux, qui est celui de l'éternité, que je vous souhaite, au [nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit] .
Première rédaction (Cf. p. 151) ; Jésus-Christ n'a jamais été sans sa croix, parce qu'il n'a jamais été sans avancer l'œuvre de notre salut. Ce roi a toujours pensé au bien de ses peuples ; ce céleste médecin a toujours eu l'esprit occupé des besoins et des faiblesses de ses malades ; et comme telle était la loi que ni ses peuples ne pouvaient être soulagés, ni ses malades guéris que par sa croix et par ses blessures, il a toujours porté devant Dieu toute l'horreur de sa Passion. Nulle paix, nul repos pour Jésus-Christ ; travail, accablement réparant nos chutes, et mort nous donnant la vie.
Nous apprenons de saint Paul que Jésus-Christ, faisant son entrée au monde, s'était offert à son Père pour être la victime du genre humain. Mais ce qu'il avait fait dans le secret dès le premier moment de sa vie, il le déclare aujourd'hui par {var. : dans) une < ércmonie solennelle, en se présentant à Dieu devant ses autels : de sorte que, si nous savons pénétrer ce qui se passe en cette journée, nous verrons des yeux de la foi Jésus-Christ qui se présente dès sa tendre enfance aux yeux de son Père pour lui demander sa croix, et le Père qui, pré\enant la fureur des Juifs, la met de ses propres mains sur les tendres épaides de cet enfant ; nous verrons le Fils unique et bien-aimé qui prie son Père et son Dieu qu'il lui fasse porter (var. : qu'il puisse porter) tous nos crimes, et le Père en même temps qui le lui applique par une opération tellement puissante (var. : si intime) que Jésus, l'innocent Jésus paraît tout à coup revêtu devant Dieu de tous nos péchés, et, par une suite nécessaire, pressé de toute la rigueur de ses jugements, percé de tous les traits de sa justice, accablé de tout le poids de sa vengeance.
CARf^Mt: DU LOUVRE. PREMIKR DIMANCHE.