Edit. Gandar. Gazier, etc.: qu'esquissées
qu'elle ne donne pas quand même 5. Var. : consiste eti.
elle fait semblant de donner. — G. Au lieu de cette phrase simple-
O'est la variante, ou plutôt la fusion ment ébauchée, les anciené éditeurs
de deux variantes : a) lors même donnaient une première rédaction,
qu'elle fait semblant... 6,) quand elle (pii est la variante: «Que le con-
fait spniVilaiit... cours de ces deux choses soit abso-
"2. Var. : dont nous sommes le lument nécessaire pour nous rendre
plus jaloux, si petite que soit L) part heureai.il parait évidemment par
qu'elle nous en yasse. (Curieux cette raison. »
exemple d'attraction.) 7. Ou )ieut supposer, avec le? pré-
3. Var. : dans cette recherche. cédents éditeurs, que cette conjonc-
4. Toute cette démonstration est tien a été oubliée ( IfiGl ). Bossuet ne empruntée au manuscrit de l'année corrige rien ici en introduisant ces précédente. Bossuet n'a même pas patres dans sa composition nouvelle, cru nécessaire d'achever certaines au 1662.
phrases qui alors n'a. valent été
246 CARÊME DU LOVJVHE,
moins la santé parfaite de la nature (|ue Tafiluence ^ universelle fin bien. Donc ésalenuMit nécessaire de désirer ce qu'il faut, que de pouxoir exécuter ce qu'on veut ~.
Ajoutons, si vous le voulez, qu'il est encore sans difficulté i)Ius essentiel. Car l'un nous trouble dans l'exécution, l'autre i)orte le mal jusques au i)rincipe. Lorsque vous ne pouvez pas ce que vous voulez, c'est que vous en avez été empêché par une cause étrangère; et lorsque vous ne voulez pas ce qu'il faut, le défaut en arrive"^ toujours infailliblement par votre propre dépjavation : si bien que le premier n'est tout au ])lus qu'un pur malheur, et le secoml toujours une faute ; et en cela même que c'est une faute, qui ne voit, s'il a des yeux, que c'est ^5ans comparaison un plus grand malheur? Ainsi l'on ne peut nier sans perdre le sens (ju'il ne soit bien plus nécessaire à la félicité véritable d'avoir une volonté bien réglée que d'avoir une puis sance bien étendue ■*.
[P. 4] Et c'est ici. Chrétiens, que je ne puis assez m'étonner du dérèglement de nos affections et de la corruption de nos jugements. Nous laissons la règle, dit saint Augustin ^, et nous soupirons après la puissance. Aveugles, qu'entreprenons-nous? La félicité a deux parties, et nous croyons la posséder toute entière pendant que nous faisons une distraction violente de ses deux parties''. Encore rejetons-nous la plus nécessaire ; et celle que nous choisissons, étant séparée de sa compagne, bien loin de nous rendre heureux, ne fait qu'augmenter le poids de notre misère. Car que peut servir la puissance à une volonté déréglée, sinon f|u"é-
1. Var. : qui est îa Fanlé... et, 4. Kouvean passage (Hitil) soiil'affluence... ligné. Les critiques ont bien vu cette
2. Cer.te conclusicc est supprimée fois qu'il était imposaible de le croire à tort dans les éditions Gandar et raturé.
Gazier. La phrase, quoique iniorme ô. De Trinit , xiii, 17.
avait été soulignée pour son impor- 6. M.s. : pendant que nou.=i r» fai-
tance, à l'occasion du sommaire sons une distraction violente de ses
(1661), comme résumant tout ce deux ■parties. — Ce pléonasme, que
qui précède. Ajoutons (ju'elle e-t les éditeurs ont éliminé, semble bien,
litile à la liaison des idées, à tel eii effet, être un siiuple lapsna, ini-
f'oint qu'après l'avoir effacée, Gan- putable à la précipitatio.i avec l:i-
dar était obligé de rétablir en note quelk' avait été rodigcc cette Cs-
la suite du raisonnement. ijuissc, on lOGL