‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 188 sur 552 · CiimminuU'. -AU singulier, parce rédaction de ICitU · texte numérisé non relu

CiimminuU'. -AU singulier, parce rédaction de ICitU

que < la raison et la volonté )) sont 7. Addition interlinéaire inaclio-

considérées comme une seule mai- vée : « Conin;e des voli'urs di.tper-

tres.se. ses ne cherchent que rocca.sion de

4. Ce niof connncnce la jiajre 10 se... » Celle comparaison revient un du manuscrit (1661 ). On lit. en haut ))eu plus loin (1661). — Voy. plus de la page '.>, cette note maiginalc. haut. p. 1-1.

que les anciens éditeurs ont intro- 8. Var. : C'est ce qui fait dire à

dnitc ici dans le leste :« Qui sonpe s;iint Anprnstin, en l'une de se.*

(tic) à sauver quel<(ups soldats et Kpitres ix Macédonius, si je ne me

laisse prendre le roi prisonnier. » trompe.

SUR l'ambition. 2ôi

Frcnahir fiictiltas..., ut simctur voJinitas ^. Eh qiuii (loue! des vices cachés en sont-ils moins vices? Est -ce racconiplissement qui en fait la corruption? Comment (loue est-ce guérir la volonté f{ue de laisser le venin laiis le fond du cœur? Voici le secret: on se lasse de vouloir toujours Fimiiossible, de faire toujours des desseins à faux, de n'avoir que la malice du crime. C'est })ourquoi une malice frustrée commence à déplaire ; on se remet, on revient à soi à la faveur de son impuissance ; on prend aisément le parti de modérer ses désirs. On le fait premièrement par nécessité; mais enfin, comme la contrainte est importune, on y travaille sérieusement [p. 12] et de bonne foi, et on bénit son })eu de puissance, le premier appareil qui a donné le commencement à la guérison.

Par une raison contraire, qui ne voit que plus on sort de la dépendance, plus on rend ses vices indomptables"? Nous sommes des enfants qui avons besoin d'un tuteur sévère, la difficulté ou la crainte. Si on lève ces empêchements, nos inclinations corrompues commencent à se remuer et à se produire'^, et oppriment notre liberté sous le joug de leur licence effrénée. Ha! nous ne le voyons que trop tous les jours. Ainsi vous voyez, INIessieurs, combien la fortune est trompeuse, puisque, bien loin de nous donner la puissance, elle ne iious laisse pas même la liberté.

[P. 13] Ce n'est pas sans raison, Messieurs, que le l''ils de Dieu nous instruit à craindre les grands em])l()is ; c'est (ju'il sait que la puissance est le principe le plus ordinaire de l'égarement; qu'en l'exerçant sur les autres, on la perd souvent sur soi-même; enfin qu'elle est semblable à im vin fumeux qui fait sentir sa force aux plus sobres. Celui-là sera* le maître de ses volontés, qui saura modérer son ambition, qui se croira assez puissant pourvu i|u'il puisse régler ses désirs, . t être assez

1. Ad ^far.,l., Ep.CLU], n. 10. nale.— Voy. plus liant, [). 14,1e tcxto

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