‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 191 sur 552 · Addition de 1666 (avec renvoi · texte numérisé non relu

Addition de 1666 (avec renvoi

« * et ensuite il réussit mieux. »

?:. Elle, c'est-à-dire l'ambition, avec laquelle on s'eiïorcera de roni- ))re. La suite du passage ne permet en aucune façon de faire ra])y)orter ce pronom à la vertu. L'iiésitatiou qu'on voit à cet endroit dans luie des ine,illeures éditions de notre sermon (Éd. Gazier) ne me paraît pas justifiée. — Cf. plus haut, )>. 15.

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CAKK.ME Dr I.OIJNRK.

les fe^randes places. Pour eux, que tle beaux dosseins ils méditent! Que de sages eoiiseils pour TËtat, ! que de grands sentiiiieuts ' pour l'Église ! (jue tle saints règlements pour un diocèse ! Au milieu de ces desseins charitables et de ces pensées chrétiennes, ils s'engagent dans rameur du monde, ils prennent insensiblement l'esprit du siècle; et puis, quand il[sj sont arrivés au but, il faut attendre les occasions, qui ne marchent (ju'à pas de plomb, et qui enfin n'arrivent jamais. Ainsi pélissent tous ces beaux desseins et s'évanouissent comme un scMige toutes ces grandes pensées.

Par Conséquent, Chrétiens, sans soupirer ardemment après une plus grande puissance, songeons à rendre bon c»mpte de tout le pouvoir que Dieu nous confie. Un fleuve, pour l'aire du bien, n'a que faire de passer ses bords ni d'inonder la campagne; en coulant paisiblement dans son lit, il ne laisse pas d'arroser la terre et de présenter ses eaux aux peuples " pour la conunodité publique. Ainsi, sans nous [p. 16] mettre en peine de nous déborder par des pensées ambitieuses ', tâchons de nous étendre bien loin par des sentiments de l)onté ; et, dans des emplois bornés, ayons une charité infinie. Telle doit être l'ambition du chrétien, qui, méprisant la fortune, se rit de ses vaines promesses, et n'appréhende pas ses revers, desquels il me reste à vous dire un mot dans ma dernière partie.

La fortune ^, trompeuse en toute autre chose, est du moins sincère en ceci ^, qu'elle ne nous cache pas ses tromijeries ; au contraire, elle les étale dans le plus grand jour, et, outre des légèretés ordinaires, elle se plaît de temps en temps d'étonner le monde par des

1. Var. : que de grandes pensées. pacem agere. Omnia illa quœ l» me

2. Var. : au voisinage. ■induif/enti!i!!imecvn/ercbtil,vecuni<iiii, i5. Var. : par Tambitàon. Jionore^, (/loriam, eo loco posui inidr 4. (.( Tout ce second point a été, posset ea sine motu meo repttcie. In-

comiiie la fin du premier, écrit pour tervallmn inter me rt illant mui/uuin

le Louvïe. n (Gandar.) — F.32t;-;i30. hahut. Ita<jue abflullt illu. rwii tinil-

;'). Eu marge, une citation de Se- sit. (CousqI. ad Helv.. cap. v.)

nètjue, écrite en 1060 : Nnni/uam ego 0. Var. : ne IVst p.'is du ludi»'; en

furtunœ credi<li, ctiamsi riilerctur ceci.

coups d'une surprise terril)!e, comme pour rappeler toute sa l'oice en la mémoiie des liomiues;, et de peur v'|u'ils oublient ' jamais ses incoiistaiices ", sa malignité, ses hi/arreries '. ("est ce qui m'a fait souvent penser que toutes les con)plaisanc-es de la fortune ne sont pas des faveurs, mais des trahisons; qu'elle ne nous donrie que pour avoir prise sur nous, et rpje les biens que nous recevons de sa main ne sont pas tant des présents qu'elle nous fait que des "âges que nous lui donnons pour être éternellement ses captifs, assujettis aux retours fâcheux de sa dure et malicieuse puissance.

[P. 17J Cette véi'ité, étalilic sur tant d'expériences convaincantes, devrait détromijer les ambitieux de tous les biens de la terre ; et c'est au contraire ce qui les engage. Car, au lieu d'aller à un bien solide et éternel, sur lequel le liasard ne domine pas, et de mépriser ])ar cette vue la fortune toujours changeante, la persuasion de son inconstance fait qu'on se donne tout à fait à elle, pour trouver des appuis contre elle-même. Car écoutez parler ce politique habile et entendu. La fortune l'a élevé l)ien haut'*, et, dans cette élévation, il se moque des petits esprits qui donnent tout au dehors ", et qui se repaissent de titres et d'une belle montre de grandeur. Pour lui, il appuie sa famille sur des fondements plus certains, sur des charges considérables ^, sur des richesses immenses, qui soutiendront éternellement la fortune de sa maison. Il pense s'être affermi contre toute sorte d'attaque. Aveugle et malavisé ! connue si ces soutiens magnifiques, qu'il cherche contre la puis-

l.Ms. : n'oublient. La négation semble une distraclion amenée par une rédaction antérieure suf)primée.

'J. Var. : sou iuconstance.

;i. Var. : sa. bizarrerie.

4. Note marginale : il se croirait peut-être assez grand, s'il ne voulait «•liercher des appuis à sa grandeur.

— On ne peut introduire dans le texte cette addition marginale sans ((iiehiue moditication. qui dépasserait les droits d'un éditeur.

Ici commencent les réminiscences de la rédaction de ItJtJÙ (sur les AV- Crssitr.i de la vie. 3e p. ). Le début est un [leu différent. Inutile de dire «pie

toutes les modifications de 1002 sont des améliorations de l'ancien texte : <( Mais j'entends queliiu'uu <pii me dit qu'il se mocpie de ces fantaisies et de tous ces titres cliimériques ; que, poui- lui, il appuie sa famille sur des fondements plus certains. *ur des cliarges puissantes et sur des richesses immenses, (|ui soutiendront éternellement la furtune de sa maison. Ecoute, ô homme sage... > ( UitiO.)

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