‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 192 sur 552 · Var. : à lu montre et au dehors · texte numérisé non relu

Var. : à lu montre et au dehors

Pour lui...

G. \"ai-. : esseutielles.

CAREME nu LOUVRE.

sauce (le la iortune, n'étaient ija:5 encore ' de sa u&pentlame !

("est trop j)arler de la fortune dans la cliaiie de vérité. Écoute, homme sage, iionune prévoyant, qui étends si loin aux siècles futurs les f^récautions de ta prudence : c'est Dieu même qui te va parler et qui va confondre tes vaines pensées par la bouche de son prophète Ézéc-iiiel ■ : « Assur, dit ce saint prophète, s'est élevé connne un grand arbre, comme les cèdres du Liban : le ciel l'a nourri de sa rosée, la terre l'a engraissé de sa substance; [p. \H\ (les puissances l'ont comblé [de| leurs bienfaits, et il suçait de son côté Je sang du peu- })le) ^. C'est pourquoi il s'est élevé, superbe en sa hauteur, beau en sa verdure, étendu en ses branches, fertile en ses rejetons'*. Les oiseatix faisaient leurs nids sur ses })ranehes, (les familles de ses domestiques) ; les peuph's se mettaient à couvert sous son ombre, (un grand nombre de créatures, et les grands et les petits ^ étaient attachés à sa fortune). Ni les cèdres, ni les pins (c'està-dire les plus grands de la cour) ne l'égalaient pas : .\})icles non aihvquaverunt sunimitatem cjus... ; lemuhita sunt euni oninia ligna '' [voluptatis quœ ernnt in paradiso Dei\. Autant que ce grand arbre s'était poussé en haut, autant semblait-il avoir jeté en bas de fortes et profondes racines.

\(>ilà une grande fortune, un siècle n'en voit pas beaucoup de semblables; mais voyez sa ruine et sa dé-

l.Gandar: * de son rei-sort, et jinur le moins anssi fragiles que i'/'ilifij-e même qn"il croit chancelant. — Mais cette correction, qui seml)le bifn être de 1066. fait en outre double emploi avec une phrase de la })ti'or;iison.

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