Var. : toujours en main. 8. E])lios.. iv, l'.i
n. Var. : et le désespoir succéda 1'. Var. : leur aventure,
bientôt.
SUR l'efficacité de la pénitence. 301
avant toutes clioses cette fausse impression, qu'on ne peut vaincre ses inclinations ni ses habitudes vicieuses : montrons-leur clairement par ce discours (jue leur conversion est possible.
J'ai appris de saint Augustin ^ qu'afin qu'une entreprise soit possible à l'homme, deux choses lui sont nécessaires : il faut premièrement qu'il ait en lui-même une puissance, une faculté, une vertu proportionnée à l'exécution ; et il faut secondement que l'objet lui plaise : à cause que le cœur de l'homme ne pouvant agir sans quelque attrait, on peut dire, en un certain sens, que ce qui ne lui plaît pas lui est impossible.
[P. 3J C'est aussi pour ces deux raisons que la plupart des pécheurs ' désespèrent de leur conversion, parce (jue leurs mauvaises habitudes, si souvent victorieuses de leurs bons desseins*, leur font croire qu'ils n'ont point de force contre elles* : et d'ailleurs, quand même ils les pourraient vaincre, cette vie sage et composée <|u'on leur ])i-oj)ose ' leur paraît sans goût, sans attrait et sans aucune douceur ; de sorte qu'ils ne se sentent pas assez de courage pour'' la pouvoir embrasser.
Ils ne considèrent pas. Messieurs', la nature de la grâce chrétienne qui opère dans la pénitence. Elle est forte, dit saint Augustin ^, et capable de surmonter toutes nos faiblesses ; mais sa force, dit le même Père, est dans sa douceur et dans une suavité céleste qui surpasse tous les plaisirs que le monde vante. Madeleine, abattue aux pieds de Jésus, fait bien voir que cette grâce est assez puissante pour vaincre les inclinations les plus engageantes''; et les larmes qu'elle répand pour l'avoir l»erdue suffisent pour nous faire entendre la douceur <|u'elle trouve à l[a] ^^ posséder. Ainsi nous pouvons montrer à tous les pécheurs, par l'exemjile de celte