‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 270 sur 552 · Var. : trouver. ici piété · texte numérisé non relu

Var. : trouver. ici piété

2 , Var. : de judicature en laquelle. 4. Var. : ?ont.

— Edit. : en lequel. — Correction 5. Var. : et j'en pose d'abord le

aussi inutile que peu harmonieuse. fondement par une parole de Ter-

Laqiielle se rapporte 11 forme... tullien que vous trouverez bien sen

3. (Correction plus récente d'un sée. lapsus. La première rédaction portait

srR l'intégrité de la pénitence. 351

la pénitence: Instrumerito pivnitcnthie\ ici est metu caruit. « C'est par la crainte qu'elle entre, c'est par la crainte qu'elle se conserve. Grand Dieu ! c'est la crainte de vos jui^ements qui ébranle une conscience pour se rendre à vous; grand Dieu! c'est la crainte de vos jugements qui affermit une conscience pour s'établir fortement [p. 20] en vous. Vivez donc toujours dans la crainte, et vous vivrez toujours dans la sûreté : « La crainte, dit saint Cyprien, c'est la gardienne de l'innocence : Timor innoccntise custos ^. »

Mais encore, que craindrez-vous? Craignez les occasions dans lesquelles votre innocence a fait tant de fois naufrage : craignez les occasions procliaines, car qui aime son péril, il aime sa mort ; craignez même les occasions éloignées, parce que, lors même que l'objet est loin, la faiblesse de notre cœur n'est toujours que trop proche et trop inhérente^. Un homme, dit Tertullien*, (\uï a vu dans une tempête le ciel mêlé avec la terre, à qui mille objets terribles ont rendu en tant de façons la mort présente, souvent renonce pour jamais à la navigation et à la mer ^ : O mer, je ne te verrai plus, ni tes flots, ni tes abîmes, ni tes écueils, contre lesquels j'ai été si près d'échouer; je ne te verrai plus que sur le port, encore ne sera-ce pas sans frayeur, tant l'image de mon péril demeure présente en ma pensée*^. C'est, mes Frères, ce qu'il nous faut faire : retirés saintement en Dieu et dans l'asile de sa vérité comme dans un port, regardons de loin nos périls, et les tempêtes qui nous ont battus, et les vents qui nous ont emportés ; mais, de nous y rengager témérairement, ô Dieu ! ne le faisons pas. Hélas! ô vaisseau [p. 21] fragile et entr 'ouvert de toutes parts, misérable jouet des flots et des vents ^, tu te jettes encore sur cette mer, dont les eaux sont si souvent entrées au fond de ton âme (tu sais bien ce que je veux dire) ; tu te rengages dans cette intrigue qui t'a emporté si loin hors du port, tu renoues

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