I Parai, xxir, 23. 8. Édit. (sauf M. Gazier) : « et
5. Latin en marge : Sclit Saln^ sachez que c'est pour cela que vous 7)10», super solium.. pro paire suo^ êtes rois.» — Membre de phrase ft cunctis plncuit fms. : in solio patris supprimé par l'auteur.
sui, et placuit omnibus).
rite, et, pour connaître la vérité, mettez-vous en état de l'apprendre. Salomon, possédé d'un désir immense de rendre la justice à son peuple, fait à Dieu cette prière : Je suis, dit-il, 6 Seigneur, un jeune prince, qui ne sais ^ point encore Vexpérience, qui est la maîtresse des rois. En passant, ne croyez pas qu'il parle ainsi par faiblesse de courage : il paraissait devant ses juges avec la plus haute fermeté, et il avait déjà fait sentir aux plus grands de son État qu'il était le maître ; mais, quand il parle à Dieu, il ne rougit point de trembler devant une telle majesté, ni de confesser son ignorance, compagne nécessaire de l'humanité. Après quoi, le désir de rendre justice lui met cette parole en la bouche" -.Donnez donc à votre serviteur un cœur docile, afin qu'il puisse juger votre peuple, et discerner entre le bien et le 7nal''. Ce cœur docile, qu'il demande, n'est point un cœur incertain et irrésolu, car la justice est résolutive, et ensuite elle est inflexible ; mais elle ne se fixe jamais qu'après qu'elle est informée, et c'est pour l'instruction ((u'elle demande un cœur docile. Telle est la prière de Salomon.
[P. XIV ] Mais voyons ce que Dieu lui donne en exauçant sa prière. Dieu donna, dit l'Écriture*, une sagesse merveilleuse à Salomon^ et une prudence très exacte. Remarquez la sagesse et la prudence : la prudence pour bien pénétrer ^ les faits ; la sagesse, pour posséder ^ les règles de la justice. Et, pour obtenir ces deux choses, voici le mot important : Dieu lui donna, dit l'Histoire sainte^, une étendue de cœur comme le sable de la mcr'\ Sans cette merveilleuse étendue de cœur, on ne connaît jamais la vérité. Car les honnnes,
1. Qui n'ai est effacé au manns- merveilleuse et... crit, et remplacé par gui ne scai. ;i 6. Var. : connaître.
cause du texte cité en marge : Effo 7. Édit. Gazier : pour bien possé-
arttem sum puer parvnliis iqiujrni^s der....
egressum et introitum incum (III S. III Rejr.. iv. 20.
Reg., III, 7). ;t. En marge tout le passage la-