Joan.. viiT, 4, n. Mais nous avons vu et nous rever
4. Ihid.. 7. rons ce verbe construit activement, ô. Serm.. :^iii. n. n. — Ms. : ^c- comme en cet endroit. (Cf. ci-dessus,
mansit adultéra et Dominut, reman- p. 225.)
4i2 SUR LA FEMME ADT'I.'lÈRE.
d'aucun jn'chc. luoîs par une bonic infinie^, rassura son âme tremblante par ces aimables paroles, que la douceur même a dictées : Nul, dit-il, ne Va condamnée, et je ne te condamnerai pas non plus que les autres ; de même que s'il eût dit : « Si la malice t'a pu épargner ', pourquoi craindrais-tu l'innocence ? Si malitia tibi parcere potuit, quid metuis innocentiam ^ ? » Je suis un Dieu patient, C{ui pardonne volontiers les iniquités : j'en veux aux crimes et non aux personnes, et je supporte les péchés afin de sauver les pécheurs : « Va donc, et seulement ne pèche plus : Vadc, et jam amplius noli peccare. »
Voilà, Messieurs, un rapport fidèle de ce que raconte saint Jean dans révani>ile de cette journée. Quelles seront là-dessus nos réflexions ? Je découvre de toutes parts des instructions importantes que nous pouvons tirer de cet évangile ; mais il faut réduire toutes nos pensées à un objet fixe et déterminé, et, parmi ce nombre infini de choses Cjui se présentent, voici à quoi je m'arrête. I^es deux vices les plus ordinaires et les ])lus universellement étendus que je vois dans le genre humain, c'est un excès de sévérité fp, 3] et un excès d'indulgence ; sévérité pour les autres, et indulgence pour nous-mêmes. Saint Augustin l'a bien remarqué, et l'a exprimé élégamment en ce petit mot : « Curiosum ffcnus ad coiinoscendam vitam aVienani, desidiosurn ad corrigendam suain ''' : Ha ! dit-il, que les hommes sont diligents à rechercher ** la vie des autres, mais qu'ils sont lâches et paresseux à corriger leurs propres défauts! » \ Oilà flonc deux mortelles maladies qui affligent le genre humain : juger les autres en toute rigueur, se pardonner tout à soi-même; voir le fétu dans l'œil d'autrui, ne voir pas la poutre dans ie sien ; faire vainement le vertueux par une censure indiscrète, nourrir ses vices effectivement par' une indulgence criminelle ; enfin n'avoir un grand zèle que pour inquiéter le procjiain, et aban-
l.S. Aup., Epist. c\Aiu atl .Unce- 4. Coii/enn., lib. X, cnp. iir. —
(Ion., n. 1.'). jrs.: Cui'Wfum hnmatutm gertuf nd
?. Var. : pardrinner. inr/'Miqandnm (\ax. : reprchenden-