S. Au?., Episl. CLIII. ad Macr- ddni) n'iaw
don., n. 15. ô. Yar. : reprendre.
SIR l.\ FKMME ADT-I.TÈRE. 443
donner cependant sa vie à un extrême relâchement dans toutes les parties de la discipline^.
O Jésus, op|jOsez-vous à ces deux excès, et apprenez aux hommes pécheurs à n'être rigoureux qu'à leurs [)ropres crimes. C'est ce qu'il fait dans notre évangile ; et cette même bonté qui réprime la licence de juger les autres, éveille la conscience endormie, pour juger sans miséricorde ses propres péchés. C'est pourquoi il avertit tout ensem'jle et ces accusateurs échauffés qui se rendent inexorables envers le prochain, qu'ils modèrent leur ardeur inconsidérée ", et cette femme trop indulgente à ses passions, qu'elle ne donne plus rien à ses sens'^. Vous, dit-il, pardonnez aux autres, et ne les jugez pas si sévèrement ; et vous, ne vous pardonnez rien à vous-mêmes ■', et désormais ne péchez plus. C'est le sujet de ce discours.
Premier Point.
[P. 4] Cette censure rigoureuse que nous exerçons sur nos frères est une entreprise insolente et contre les droits de Dieu et contre la liberté publique. I^e jugement appartient à Dieu, parce qu'il est le souverain ; et lorsque nous entreprenons de juger nos frères "" sans en avoir sa commission, nous sommes doublement coupables,parce que nous nous rendons tout ensemble et les supérieurs de nos égaux, et les égaux de notre suj)érieur ^, violant ainsi par un même attentat et les lois de la société, et l'autorité de l'empire. Pour nous opposer, si nous le pouvons '^s [à] un si grand renversement des choses humaines, il nous faut chercher aujourd'hui des raisons simples et familières, mais fortes et convaincantes.
Pour les exposer avec ordre, distinguons avant toutes choses deux sortes de faits et deux sortes d'hommes que
l.Var. : s'abandonner tout en- devient général, comme plus haut :
semble à un extrême relâchement (( ... éveille la conscience endor-
pour soi-même. mie... >>