‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 356 sur 552 · Galat., vr, 2. de les multiplier par une céleste · texte numérisé non relu

Galat., vr, 2. de les multiplier par une céleste

2. ("orreppond à la p. 131 de notre usure. Rien n'est égal à cette ville : tome III. non, ni cette superbe Babylone,ni ces

.■?. Les anciens éditeurs fondent villes si renommées que les conquéavec ce passage une Remarque mo- rants ont liâties. Nous ne voj'ons tvf/f, in-pirée par un discours de plus maintenant ce triste spectacle, saint Grégoire de Nazianze (Oral. des hommes morts devant la mort XX, [sur] saint Ba«ile), et annexée même, chassés, bannis, en-ants, vaan manuscrit, comme pièce à con- gabonds, dont personne n'a\ ait soin, sulter (f. 1()6 ; notre esquisse en est comme s'ils n'eussent aucunement au f. 158. v^^) : ii Sortez un peu hors appartenu à la société humaine. » de la ville, et voyez cette nouvelle (Nunc orat. XLiii.) ville qu'on a bâtie pour les pauvres, A. Note marginale: Les enfants, l'agile de tous les misérables, la ils ne les ont que pour faire montre banque du ciel, 'le moyen commun de leur niisfre. Tuiite leur instrucproposé à tous d'assurer ses biens et tion, de savoir feindre des j)iaintes.

Venez du)ic offiir ce saci'ifice. Deux lieux de sacrifice, l'aute! et le tronc. Lociiplea et dives fa, tt dumiincum Citthraie te credis, quii' corbonam oinitino non respicis, qme m doniinicum sine sucrificîo venk ^ ? Ancienne coutume du sacrifice : chacun du pain et du vin pour FEucharistie ; le reste pour les pauvres: comme une continuation du sacrifice chrétien. Quoique l'ordre de la cérémonie soit changé ^, le fond de la vérité est invariable, et toujours votre aumône doit faire partie de votre sacrifice.

Ne regardez pas seulement le tronc de l'Église, ayez un tronc pour les pauvres dans votre maison : c'est un conseil de saint Chrysostome, fondé sur ces mots de saint Paul ^ ; [Per unum sahbati imiisqiiisque [vestrum^ apiui se seponat, rccondcns quod ei bcne placuerit*. — Apiid te sepone, [et] donium tuam fac ecclcttiam, arciihim et gazophyhic'ntm. Edo custos sacrée peeuniœ, ii tcipso ordinotiis dispensator paiiperiim". — Paupcnnn arcidani do7uî facianms, quœ juxta locnm in quo stas orans sîta sit : et quoties ad orandum fiierts ingresstis, depone [primitm] eleeniosynam, et tune emitte precationem *.]

Ne prenez pas pour excuse le nombre de vos enfants. N'en avez-vous point quelqu'un qui soit décédé ? Ne le comptez-vous plus parmi les vôtres, depuis que Dieu Ta retiré en son sein ? — Pourquoi donc n'aurait-il pas son partage ? Mais, puisque vous survivrez vous-même à votre mort, pourquoi ne voulez-vous pas hériter do (juelque partie de vos biens ? Et pourquoi ne voulezvous pas compter Jésus-Christ parmi vos héritiers ' ? Quand vous laissez vos biens à vos héritiers, vous les quittez, et ils vous oublient : vous faites tout ensemble des fortunés et des ingrats. Quelle consolation d'aller à

1. S. Cyprian., De Oper. et Elee- éditeurs, à cet autre manuscrit. Cf. mos. t. II, p. 566.

Page 1