‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 363 sur 552 · Prov., IV, 24. côté de la droite ; » le second est le · texte numérisé non relu

Prov., IV, 24. côté de la droite ; » le second est le

'2. Amstcrd. : trop haute. complément de u s'égarer. )j

ii Les anciennes éditions ponc- 4. Ps. xx .xiv, 11.

tuent de manière à faire regarder 5. Anist. : Elles y semblent divi-

ces deux membres de phrase comme nement être établit^s.

synonymes. Le premier (si le texte 6. Amst. : pour tenir la balance

est accepté avec cette construction droite et consumer le dépôt de la

amphibologique) doit être considéré tradition. — Dans l'errata, l'édi-

coniuie l'explication des mots : a du teur corrige : conscn-er.

DE NICOLAS rORNET. 479

du meilleur suc de sa doctrine, a soutenu dignement sa gloire et l'ancienne pureté de ses maximes. Il ne s'est pas laissé surprendre à cette rigueur affectée, qui ne fait que des superbes et des hypocrites ; mais aussi s'estil montré implacable à ces maximes moitié profanes et moitié saintes, moitié chi-étiennes et moitié mondaines, ou plutôt toutes mondain.es et toutes profanes, parce qu'elles ne sont qu'à demi chrétiennes et à demi saintes. Il n'a jamais trouvé belles aucunes des couleurs de la simonie; et, pour entrer dans l'état ecclésiasti([ue, il n'a pas connu d'autre porte que celle qui est ouverte par les saints canons. Il a condamné l'usure sous tous ses noms et sous tous ses titres. Sa pudeur a toujours rougi de tous les prétextes honnêtes des engagements déshonnêtes, où il n'a pas épargné le fer et le feu pour éviter les périls des occasions prochaines. I^es inventeurs troj) subtils de vaines contentions et de questions de néant, qui ne servent qu'à faire perdre, parmi des détours infinis, la trace toute droite de la vérité, lui ont paru, aussi bien qu'à saint Augustin, des hommes inconsidérés et volages, « qui soufflent sur de la poussière, et se jettent de la terre dans les yeux : Siifiantes pulvercm, et iwc'itantcs terrain in ocidos suof> \ » Ces chicanes raffinées, ces subtilités en vaines distinctions, sont véritablement de la poussière soufflée, de la terre dans les yeux, qui ne font que troubler la vue. Enfin il n'a écouté aucun expédient pour accorder l'esprit et la chair, entre lesquels nous avons appris que la guerre doit être inmiortelle ". Toute la France le sait, car il a été consulté de toute la France ; et il faut même que ses ennemis lui rendent ce témoignage, que ses conseils étaient droits^, sa doctrine pure, ses discours sim- ]iles^, ses réflexions sensées, ses jugements sûrs, ses raisons pressantes, ses résolutions précises, ses exhorta-

1. Conf., lib. XII, cap. xvi. malveillance h son égard, et n'épar-

2. Kom., VIII, 7. gnent guère davantage l'oiateur ;!. S^es ennemis, c'est-à-dire les c'ou]iable d'avoir pi-onoucé son orai-

jan-iiiiistes, ne continuèrent pas son funèbre.

longtemps à être si équitables. Les 4. En cet endroit, Ytcrivaiu des

Mémoire/ que nous citons, remplis jansénistes a entendu : n. ses dis-

de leui- e.*prit, sont d'une insigne cours saints. »

tioiis efiit-aces, son autorité véiit'rahle, et sa fermeté invincible,

('"était donc véritablement un i>ran(l et riclie trésur; et tous ceux qui le consultaient, })armi cette simi^licité qui le rendait vénérable, voyaient paraître avec abondance, dans ce trésor évanoélique, les clioscs vifillcs l't nouvelles \, les avantages naturels et surnaturels, les richesses des tieux Testaments, l'érudition ancienne et moderne, la connaissance profonde des saints Pères et des scolastiques, la science des antiquités et de l'état ])résent de TÉglise, et le rapport nécessaire de l'un et de l'autre. Mais, parmi tout cela, Messieurs, rien ne donnait plus d'autorité à ses décisions que l'innocence de sa vie : car il n'était pas de ces docteurs licencieux dans leurs propres faits, qui, se croyant suffisamment déchargés des bonnes œuvres * par les bons conseils, n'épargnent ni ne ménagent la bonne conscience des autres, indignes prostituteurs de leur intégrité. Au contraire, Nicolas Cornet ne se ])ardonnait rien à lui-même ; et, pour composer ses mœurs, il entrait dans les sentiments de la justice, de la jalousie, de l'exactitude d'un ])ieu qui veut rendre la vérité redoutable. Nous savons que, dans une affaire de ses amis, qu'il avait recommandée comme juste, craignant que le juge, qui le res- })ectait, n'eût tro]) déféré à son témoignage et à sa ^ollicitation, il a réparé de ses deniers le tort qu'il reconnut, quelque temps après, avoir été fait à la partie'' : tant il était lui-même sévère censeur de ses bonnes intentions !

Que vous dirai-je maintenant. Messieurs, de sa régularité dans tous ses autres devoirs ? Klle paraît princij)alement dans cette admirable circonspection qu'il avait pour les bénéfices. Bien loin de les désirer, il crut qu'il en aurait trop, quand il en eut pour environ douze cents livres de rente. Ainsi, il se défit bientôt de ses titres, voulant honorer en tout la pureté des canons, et servir à la sainteté et à l'ordie"* de la discipline ecclésiastique. Tant qu'il les a tenus, les pauvres et les

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