Ih'r.l. fallait qu'elle vécût pour souffrir
3. Autre rédaction^ (donnée en Voyez donc le miracle du saint note par Deforis) :(( Etant toujours amour: l'amour faisait naître sa dans un état de mort par sa douleur douleur, et cette douleur devait lui maternelle, elle ne vivait que donner la mort ; et l'amour venait d'amour. Mais pourquoi cet amour au secours pour la faire vivre, afin ne tranchait-il pas plutôt cette vie de faire aussi vivre sa douleur. )) mortelle, pour la faire vivre dans 4. Galat., Iir, 1.
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meurtri et ensanglanté, et cruellement déchiré par tant de plaies ! Étant donc toujours pénétrée de la croix et des souffrances de Jésus-Ciirist, elle menait une vie et de douleur et de mort, et pouvait dire avec l'Apôtre : Je meurs tous les jours ^. Mais Tamour venait au secours, et soutenait sa vie languissante. Un désir vigoureux de se conformer aux volontés de son bien-aimé soutenait «es langueurs et ses défaillances ^ ; et Jésus- Christ seul vivait en elle, parce qu'elle ne vivait que de son amour.
Les martyrs étaient animés par l'avidité de souffrir, qui, excitant leur courage, soutenait leurs forces, et en même temps prolongeait leur vie. Pour être conforme à la vie crucifiée de Jésus-Christ, Marie ayant toujours Jésus-Christ crucifié devant les yeux, elle ne vivait que d'une vie de douleur ; et l'amour soutenait cette douleur par l'avidité de se conformer à Jésus-Christ, d'être percée de ses clous, d'être attachée à sa croix. Marie ne vivait que pour souffrir : « Fulcite me floribus, stipate me malis, quia amore langueo ^ : Soutenez-moi avec des fleurs, fortifiez-moi avec des fruits... » Son amour, languissant et défaillant toujours par la douleur, cherchait du soutien. Quel soutien ? Des fleurs et des fruits. Mais c'étaient des fleurs du Calvaire, mais c'étaient des fruits de la croix. Les fleurs du Calvaire, [ce] sont des épines ; les fruits de la croix, ce sont des peines. C'est le soutien que cherche l'amour languissant de Marie : Fulcite me floribus, stipate me maJis. L'amour d'un Jésus crucifié la fait vivre de cette vie : toujours elle voyait Jésus- Christ dans les agonies de sa croix ; toujours elle avait non tant les oreilles que le fond de l'âme percé de ce