‹ Œuvres oratoires de Bossuet (volume 2)Chapitre 399 sur 552 · Lacbat : pleinement entrés. — 5. Yar • en noua · texte numérisé non relu

Lacbat : pleinement entrés. — 5. Yar • en noua

DE NOTRE-SEIGNELTÎ. 529

trQp aouvent Iv^ dessus. Là, dan^ cet état bierJieureux, la joie de Notre-Seigneur n'entrera pas tant dans notre ârae que notre âme entrera tout entière, comme dans un abîme de félicité, dans cette joie du Seigneur. Elle eu sera pénétrée, elle y sera absorbée : là tout ce qui est de mortel sera englouti par la vie ^ ; et, l'ardeur des fausses joies de la terre étant tout a fait éteinte, il ne restera dans les cœurs que le plaisir mmiortel et le chaste attrait de la vérité, et un amour suprême, un amour constant, un amour immuable pour la justice : (iaudium de vcritate, dit saint Augustin *.

« Donc, mes Frères, dit le saint Apôtre, hâtons-nous d'entrer dans ce repos éternel ; Festineinu'i ^''ë^ ingredi in illam requiem ^. » Quel serait votre repos, si l'on vous disait que vos richesses sont si assurées que jamais vous n'aurez à craindre aucune indigence, votre fortune si bien établie que jamais vous ne souffrirez aucune disgrâce, vos forces et votre santé si bien réparée qu'elle ne sera jamais altérée par aucune maladie ! quelle serait votre joie! quel votre repos! Combien donc serez-vous heureux, et quelle sera la tranquillité, mais quelle sera la gloire et la dignité de votre repos, lorsque vous ne pourrez plus être injustes, vous ne pourrez plus être déshonnêtes, vous ne pourrez plus être pécheurs, vous ne pourrez plus perdre Dieu, vous ne pourrez plus déchoir de votre justice, ni par conséquent de votre bonheur ! O vie sainte ! ô vie heureuse ! ô vie désirable ! Jésus a commencé de nous délivrer, parce que nous pouvons ne pécher pas ; oui, certes'', nous pouvons ne pécher pas ; sa miséricorde est toujours prête, sa grâce est toujours présente. Je puis ne pécher pas : que ma liberté est grande ! Mais, hélas ! je puis encore pécher : que ma faiblesse est déplorable ! Malheureuse puissance de pécher, que ne puis-je te déraciner tout à fait ! que ne puis-je te retrancher de mon franc arbitre ! Mes Frères, il n'est pas temps; il faut suivre tous les degrés des présents divins et tous les progrès de sa grâce. Usons bien de la hberté gue nous possédons pour pouvoir

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