Texte de Deforis. Peut-être 7. In Cant. Serm. vu, u
à la façon à'' une chaste amante qui respire un amour sacré, et qui ne veut pas dissimuler l'ardeur qui la presse. Ha ! ne soupçonnons rien ici de mortel ; tout est divin et spirituel. Elle court après le Sauveur Jésus ; elle veut aller recueillir toutes ses paroles, et alors elle croira baiser sa divine bouche. Elle veut l'embrasser par la charité, et elle croit que cet embrassement la rendra heureuse ; c'est pourquoi elle le demande avec tant d'ardeur. Mais quel autre peut demander à plus juste titre les saints embrassements de l'Époux des vierges que la pureté virginale ? C'est à elle qu'il appartient d'embrasser Jésus, parce qu'elle n'a point d'autre époux que lui ; et c'est ce qui fait dire à l'Apôtre que ce sont les vierges chastes et pudiques qu'il destine à l'unique Époux, qui est le Sauveur : Uni vîro.
Quelle doit être votre joie, ô Vierges sacrées, dans cette mystérieuse union! C'est là, dit le pieux saint Bernard \ que les amertumes contentent, parce que la charité les change en douceurs. Le monde ne comprend pas ces délices ; la sainte pureté les entend, parce qu'elle les goûte dans la source même. Expliquez-les-nous, ô Disciple vierge. Disciple bien-aimé du Sauveur, ditesnous les chastes délices des vierges en la compagnie de l'Agneau. Écoutez comme il parle dans l'Apocalypse : J'ai entendu, dit-il", une voix du ciel, comme le bruit de plusieurs eaux, et comme le bruit d'un grand tonnerre, et comme le bruit d'instruments de musique; et ils chantaient un nouveau cantique devant le trône, et nul autre qu'eux tic pouvait l'apprendre. Quel est donc ce nouveau cantique, qui se chante avec tant de bruit <|u'il est semblable à un grand tonnerre, et avec une si juste harmonie qu'on le compare à une musique ; cantique qui éclate" ainsi qu'un tonnerre, qui est si secret néanmoins et si rare, (|ue personne ne l'entend ni ne le sait que ceux qui le chantent ? Qui nous développera ces mystères ? Ce sera le disciple bien-aimé luimême. Ce sont ceux-ci, dit-il ^, qui sont vierges, et ih
^. De divers. Serm. xcv, n. 2. surcharge, qu'on aura ajoutée au